‹ Traitement de la tuberculose infantile par le ThiocolChapitre 10 sur 22 · OBSERVATION IV · texte numérisé non relu

OBSERVATION IV

(D° M.-T. Schnirer, Presse médicale, 1899)

Tricoteuse de vingt-trois ans, dont les pirents sont sains, mais dont, un frère est mort de phtisie. La malade tousse depuis quelques mois, accuse des douleurs tho’aciques, l'absence d’appétit, une tension éjigastrique a: rès les repas et de la tendance aux diarrhées.

Le? avril 1898, au sommet du poumon gauche, subma-

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tité allant jusqu’à la deuxième côte, insriration affaiblie, rude, exp'ration bruyante et prolongée. ràles muqueux, toux, crachats muqueux contenant des bacilles de Koch. Malgré la tendance à la diarrhée, le thiocol fut si bien supporté que la malade put bientôt arriver à 4 grammes par jour.

25 mai. — La toux a diminué, les douleurs thoraciques ont disparu, l’appétit est revenu, le poids du corps a augmenté de 2 kilogrammes. La zone de submatité paraît diminuer, la respiration est encore rude ; à l'inspiration profonde on entend quelques ràles irès rares.

20 juin. — La maladese trouve si bien qu'elle reprend son travail, mais elle continue le traitement par le thiocol.

6 août. — La malade ne tousse plus, elle a bon appétit. pas de diarrhée, son poids a de nouveau augmenté de 1 kilog. 500. L'examen physique ne montre pas de différence de son entre les deux sommets, murmure vésiculaire, pas de râles. Faute de crachats, la recherche des bacilles est impossible. L'état favorable se maintient encore huit mois.

Nous avons reproduit les observations de ces 3 cas, parce qu’elles font hien ressortir toute la valeur du thiocol dans la tuberculose commençante.

Mais ce médicament a provqué également dans les cas anciens légers et dans les cas de la seconde période des changements qui méritent toute l'attention des praticiens. Dans presque tous ces cas, on peut constater, après un court traitement, une diminution de

la toux et de l’expectoration. La toux est devenue

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plus rare et moins intense, souvent elle a perdu son caractère quinteux. L’expectoration est devenue plus facile, les crachats perdent leur caractère purulent et bien souvent la sécrétion bronchique se tarit. Dans les cas où le thiocol a été pris malgré l'existence d’une hémoptysie, celle-ci ne fut pas influencée par le thiocol.

Dans la plupart des cas légers et moyens de tuberculose observés par M. Schnirer, le thiocol a déterminé une diminution parfois assez notable du nombre des bacilles. Les sueurs nocturnes diminuent et finissent souvent par disparaître sous l'influence du thiocol. Le poids du corps a augmenté dans tous les cas où les autres symptômes et la nutrition ont été améliorés. La fièvre est aussi heureusement influencée par le thiocol.

Quant aux signes physiques, M. Schnirer a pu constater, dans la plupart des cas, une diminution de la congestion et souvent même la disparition des râles; dans quelques cas la zone de matité fut diminuée, le son est devenu plus clair à la périphérie de cette zone.

Ce qui est très important, c’est le fait que des 32 malades de M. Schniver, 20 sont tellement améliorés qu'its peuvent vaquer à leurs occupations ét accomplir leur tâche assez difficile sans aucune gêne.

Le professeur Lutoi Maramaldi (8) de Naples consi-

dère également le thiocol comme un remède, qui sans

être un spécifique contre la tuberculose, permet d'obtenir des améliorations considérables dans des cas même avancés et des guérisons dans la tuberculose initiale.

‘Un des cas relatés par M. Maramaldi mérite d’être reproduit ici en quelques mots, parce qu'il démontre bien l'efficacité du thiocol.

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