OBSERVATION V
(D' Maramaldi, Gazz. internaz. di med. prat., n° 3, 1899)
E. B., 22 ans, domestique, anémique.
7 novembre 1893. — Légère submatité dans la fosse sousclaviculaire droite, respiration rude, ràles au sommet droit. Toux surtout le matin, crachats peu abondants. Douleurs dans la fosse sous-claviculaire droite. De temps en temps, sueurs nocturnes, peu d'appétit, troubles digestifs. Température vespérale, 38°, 4°.
8 novembre. — Les crachats contiennent des bacilles de Koch en petit nombre, mais pas de fibres élastiques.
9 novembre. — 0,80 centigrammes de thiocol en 1 doses, à prendre toutes les 3 heures un cachet {soit 0,20 centigr. | ar dose)
16 novembre. — Ces doses étant bien tolérées, on augmente jusqu'à en donner | gramme 1/2 par jour.
30novembre. — Température vespérale 37,5°, appétit nota-
blement amélioré, la toux à beaucoup diminué, les douleurs
thoraciques ont disparu. On augmente la dose de thiocol à 2 grammes par jour.
1 décembre. — La maladese sent beaucoup mieux. Les râles ont disparu, la respiration rude fait place à un murmure vésiculaire normal. Température vespérale 37°. On continue le thiocol.
15 janvier 1899. — La malade avait interrompu le traitement du 22 au 25 décembre 1S98 à cause des règles et l'a repris le 80 décembre. Etat général amélioré, toux complè'ement disparue, aux poumons rien d'anormal. Dans les crachats pas Ce bacilles de Koch.
Le professeur E. pe Rexzi (9) a employé le thiocol dans la première clinique médicale de l’université de Naples dans 25 cas, dont 6 cas de tuberculose légère, 8 cas de moyenne intensité, 10 cas de tuberculose grave et un cas de broncho-pneumonie chronique non tuberculeuse.
Dans tous les cas on a établi d’abord une période d'observation pendant laquelle les malades étaient soumis seulement au traitement hygiénique pour avoir un terme de comparaison avec les résultats du traitement médicamenteux. Dans quelques cas on a traité les malades dix à vingt jours, parfois plus longtemps, avant ou après l'administration du thiocol par les remèdes connus, comme l’iodeforme, etc., pour pouvoir comparer les résultats des divers trai-
tements.
Chez tous ces malades, on a examiné chaque jour rigoureusement le poids du corps, la quantité de l’'expectoration quotidienne en centimètres cubes. la. quantité quotidienne de l’urine. Chaque jour, on nota l’état général, l’état de la digestion, le nombre et le caractère des évacuations, l'intensité de la toux, la présence ou l'absence des sueurs nocturnes, etc. Deux fois par jour, on enregistra la fréquence du pouls et de la respiration. Six fois par jour.à des intervalles de quatre heures, on mesura la température dans le creux axillaire. Tous les deux jours, on mesura chez tous les malades la capacité respiratoire au moyen du spiromètre de Hutchinson, la pression inspiratoire et expiratoire au moyen da pneumomanomètre de Waldenburg, et la force dynanométrique des extrémités supérieuresavec le dynanomètre de Mattieu. Dans le même intervalle de deux jours, on pratiqua dans tous les cas la recherche des bacilles dans les crachats en évaluant leur nombre. Dans la plupart des cas, on mesura chaque jour la pression cardiovasculaire d’après la méthode et avec l’appareil de Riva-Rocci. Enfin, on suivit dans tous les cas, par des observations répétées périodiquement, les modifications des signes physiques.
Dans 4 cas, on a examiné avec les méthodes d'analyse chimique quantitative les plus rigoureuses les modifications des échanges avant et après le traitement.
Les résultats de ces recherches serontrelatés plusloin.
Quant à la malade atteinte de broncho-alvéolite chronique non tuberculeuse, il survint chez elle, après cinq jours de traitement par le thiocol à la doses de 1 gramme à 1 gr. so par jour, une amélioration notable, le poids du corps a augmenté dans ces cinq jours de 800 grammes, la fièvre qui avait atteint 38°,3 a complètement disparu, l’expectoration a diminué de 30 centimètres cubes par jour, la toux s’est amendée aussi, la quantité d'urine a augmenté de 500 centimètres cubes par jour, et si ia malade n'avait pas dû quitter l'hôpital, on aurait bientôt pu la déclarer guérie.
Passant aux cas de tuberculose pulmonaire, le fait le plus souvent observé fut l'augmentation du poids du corps, qui est allée jusqu’à 3.300 grammes en treize jours. l augmentation, plus ou moins rapide et accentuée, a été constatée chez 16 des 25 malades, dans 5 cas le poids est resté stationnaire, dans 4il a diminué. La diminution maxima était de 500 grammes.
La température moyenne fut abaissée de 0,3 à 0,7 degré par jour chez 13 malades, elle a augmenté chez 4 et est restée stationnaire chez 8 de ces malades dont 4, du reste, étaient déjà apyrétiques avant l’institution du traitement.
L'augmentation de la quantité d'urine est aussi très remarquable. C’est ainsi qu’elle augmenta dans 16
cas de 300 à 900 centimètres cubes par jour, elle est
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restée presque stationnaire dans 6 et a diminué dans RES
On a noté aussi une diminution plus où moins accentuée de la fréduence du pouls et dé la respiration:
La capacité respiratoire a présenté ürne augmentätion dé 100 à 450 centimètres cubés dañs 13 cas, elle est réstée stationnaire dans 16 et n’a diminué dans aucun cas:
Les crachats ont notablement diminué dé quantité chez 9 malades. La diminution maxima était de 70 centimètres cubes par jour. Cette quantité est restée stationnaire ou diminua un peu chez 13, elle a un peu augmenté dans 3 cas. Le nombre des bacilles dans les érachats à également diminué chez 15 malades, tandis que chez les autres il demeura sans changemeñt.
Quant aux signes physiques, on à pu noter une diminution parfois très notable des râles et une rétrocession des lésions pulmonaires.
M. de Renzi a constaté encore une élévation de l'appétit, ce qui à permis d'augmenter la ration alimentaire quotidienne, au grand avantage de la nutrition générale. Les forces des malades ont augmenté dans presque tous les cas. Chez beaucoup de malades la toux a diminué, dans un bon nombre de cas les sueurs nocturnes sont devenues moins pro- (uses.
Pour ce qui est des organes de la digestion, il n'y
avait jamais aucun symptôme d'intolérance pour le thiocol du côté de l'estomac. Si 2-3 malades très graves ont eu parfois des vomissements, ceux-ci sont attribuables à la toux et non au remède. On a parfois modéré les doses de thiocol, de peur que les doses ordinaires porrraient entretenir la diarrhée dont souffraient les malades, mais le sirop Roche n’a jamais provoqué, du côté de l'intestin, même de symptômes douteux d’intolérance.
La pression cardio-vasculaire a présenté chez tous les malades examinés sous ce point de vue une augmentation de 4 à 7 millimètres Hg., ce qui est en rapport avec l’amélioration de la nutrition et de l’état général, ainsi qu'avec le relèvement des forces dont il vient d’être parlé.
Les modifications des échanges sont résumées dans le tableau suivant :
I. Di Lorenzo Clementinda Période de trailement par le sirop Roche.
540 cent. cubes.
Période précédente.
Quantité moyenne d'urine 550 cent. cubes,
AGiderurique ten Cm. O8r 467 3r 249
Soufre total..... 0 660 0 766
AAC ITEM er 0.520 O G46
RRTCUUC CCR O 140 O “124 IT. Scagnuolo Constantino
Quantité moyenne quotidienne d'urine 1280 c. € 879 C.C Acideturique Gr sr O8r 467 O5r 392 SOHTÉAO IEEE Pr IE2TE 1 304 NA CIC nee LU 1 094 —— mneutré...... O 158 O 210