‹ Traitement de la tuberculose par la creosoteChapitre 16 sur 36 · TRAITEMENT DE TUBERCULOSE · texte numérisé non relu

TRAITEMENT DE TUBERCULOSE

santé parfaite, si, après sa sortie du ™-de-Grâce en septembre 1889, il avait eontinue a prendre de la créosote dans un milieu normal.

Oter». 117. - Chez Gau..., traité pour épididymite gauche etlégère, induration des deux sommets, le noids a augmenté de 7 livres en un mois et demi, on 1 nQnence de 925 grammes d'huile Prise en 29 piqûreset de 1 kilogr. 499 prise en 14 lav mente. Mai! comme l'état local de 1' p.didyme et des sommets était resté le même, nous n avons donne que la note 12.

Oosero. 118. - Chez Hen l'induration des deux sommets n'a pas été modifiée en o7 ou de traitement; le malade revu six mois après sa sortie de l'hôpital par MM. du Cazal et Catrin avait exactement le même état pulmonaire qu a sou en e n peut donc dire que, chez lui, la créosote ?Sé l'évolution de la maladie en amé =t l'état Général (augmentation de 5 livres en 57 jours, sot ^nnuenc/de 1 mlog, 420 «prise en 52 piqûres et de 599 grammes prise en 5 lave mente) Mais comme la maladie était à marche très el etqu'en somme le même arrêt dans les lésions "raii u être obtenu peut-être par les moyens de L thérapeutique usuelle, nous n'estimons la part Ïof revient à 1» créosote dans cette amélioration qu'à 14.

Observ. 119. — Chez Bom..., nous avons obtenu une amélioration évidente de l'état des deux sommets indurés et une augmentation de poids de 7 livres en 71 jours. Nous ne donnons cependant à ce malade que la note 14, parce qu'il n'a pas subi un traitement intensif; il n'a pris que 87.5 grammes d'huile par la peau en 47 piqûres et 250 grammes en 5 lavements.

Observ. 120. — Cette même note 14 est attribuée au détenu Gen..., bien qu'en 65 jours il ait augmenté de 106 à 118 livres, et qu'il ait pris de fortes doses (2 kilogr. 110 en 52 jours). Mais, comme nous n'avons pas pu l'examiner à son départ et que nous ne savons pas au juste ce qu'il a gagné comme état pulmonaire, nous lui donnons une note relativement faible.

Observ. 121. — Sau... avait un foyer très net au sommet gauche et un état général très défectueux ; après avoir pris 2 kilogr. 990 d'huile en 42 piqûres et 1 kilogr. 800 gr. en lavements, il avait vu son poids augmenter de 8 livres du 5 juin au 2 septembre, nous lui donnons cependant une note assez basse (10), parce que l'état local est resté le même et surtout parce qu'il a eu un accident dû au traitement.

Observ. 122. — Bau... affirmait que le traitement

lui faisait le plus grand bien, nous étions toujours obligé de modérer son zèle; il prit 2 kilogr. 815 d'huile en 48 piqûres, 1 kilogr. 050 en 15 lavements, mais comme, après 99 jours, son poids n'avait augmenté que d'une livre, et comme ses sommets restaient indurés, nous ne pouvions pas partager son optimisme.

Observ. 123. — Chez Hu..., nous n'avons pu donner que la note 10 malgré l'amélioration de l'état général, malgré l'augmentation de poids de 10 livres en 85 jours, parce que la maladie pour laquelle le traitement était institué n'a pas été modifiée. Il s'agissait d'une adénite sousmaxillaïre très indurée datant de 4 mois, qu'en fin de compte nous avons prié M. le professeur Delormc de vouloir bien opérer.

Observ. 124. — Même observation à propos de Bas ... 11 a augmenté de 6 livres en 57 jours, mais comme, d'une part, il a pris peu de créosote par le fait d'une susceptibilité toute spéciale (il n'a, en effet, jamais supporté plus de 50 grammes par jour d'huile à 1/15) et comme, d'autre part, ses ganglions avaient à peine diminué de moitié, nous ne lui donnons que la note 14.

obserVm 125. — M. B... s'est soumis à notre direction en février 1892, il a consommé et supporté très

bien sous forme de capsules la dose considérable de 450 grammes de créosote pure mélangée avec parties égales d'huile de foie de morue; le traitement intensif a pris fin après 10 mois au bout desquels il y avait amélioration évidente de l'état local et de l'état général ; mais comme la maladie était à forme torpide, comme elle datait déjà de 5 ans, nous n'attribuons à la créosote qu'une efficacité relative que nous évaluons à 14. Le malade revu en août 95 continue à aller très bien, à attribuer à la créosote sa guérison et à en prendre par précaution une moyenne de 1 gramme par jour.

Observ. 126. — Le malade de l'observation 126, M. F..., a surtout suivi le traitement de Picot; il a fait 400 piqûres intra-musculaires en un an, sans le moindre accident; son haleine avait en permanence une odeur d'eucalyptol. Il a pris en outre 50 lavements d'huile créosotée à 1/15, 50 suppositoires et 6 kilogrammes d'huile de foie de morue créosotée à 20/980; nul doute qu'il n'ait tiré bénéfice réel de ce traitement, car il a pu sans interruption continuer son travail de dentiste et augmenter de 8 livres, mais comme nous ne savons pas au juste la part qui revient à l'eucalyptol, à l'iodoforme et à la créosote dans ce très bon résultat, comme, d'autre part, la maladie était à forme torpide, nous n'avons donné que la note 15.

Observ. 127. — Mlle E... avait en janvier 1891 une poussée récente de tuberculose subaiguë avec bacilles dans les crachats. Les injections ont été commencées sous la direction de M. le Dr Gnerder, malgré la fièvre, et elles ont eu pour effet de la faire disparaître rapidement; le résultat a dépassé toute attente, car après avoir reçu 1 kilogr. 400 d'huile créosotée en 47 piqûres, Mlle E... était dans un état de santé tel qu'elle ne se souvenait pas avoir été jamais si bien portante. Mais, connaissant la malade comme nous la connaissions depuis 8 ans que nous la soignions, nous ne croyions pas être en droit d'attribuer à la créosote l'honneur de ce prompt et inespéré rétablissement. En effet, la tuberculose évoluait chez Mlle E... d'une façon tellement insolite, qu'on ne peut jamais dire quelle part revient à telle ou telle intervention thérapeutique. Pendant l'année qui suivit le traitement créosolé intensif, Mlle E... continua à se bien porter, puis elle fut brusquement terrassée par une broncho-pneumonie tuberculeuse.

Observ. 128. — M. De... est également un malade à surprises. M. Leven qui l'a soigné autrefois, pour tuberculose grave du poumon droit avec caverne volumineuse et pour gastralgie des plus inquiétantes, aurait peine à reconnaître aujourd'hui le moribond d'il y a 10 ans. C'est assez dire combien chez M. De... le terrain est peu favorable au déve-

loppement du bacille; le fait est que ce malade a résisté à plusieurs poussées successives dont quelques-unes ont été constatées el soignées par M. le professeur Bouchard. Nous fûmes appelé à le voir en mars 1801 , pour une de ces poussées dont il était coutumier. 11 avait une caverne non douteuse au sommet droit, entourée d'une zone de congestion avec râles sous-crépitants, fièvre peu ardente à la vérité; nous le mîmes au traitement créosoté et M. le Dr Guerder voulut bien aller lui injecter en 60 piqûres 1 kilogr. 800 d'huile à 1/15. Le résultat fut des plus remarquables, le poids augmenta dans des proportions insolites et l'état local s'amenda considérablement. Nous aurions donc été en droit d'attribuer au médicament une valeur de premier ordre, si nous n'avions pas connu les antécédents du malade et la façon dont il savait se défendre. Notre conviction est que la créosote lui a rendu service, mais ce service, nous ne l'apprécions qu'à 10. À diverses reprises, depuis la fin de 1891, M. De... a repris de lui-même des séries de piqûres qu'il se fait faire par son valet de chambre, sans avoir eu jamais le moindre accident. Il affirme que la créosote lui rend du ton, augmente chaque fois et très rapidement son poids qui baisse dans les intervalles du traitement, mais que la créosote rappelle invariablement la gastralgie d'autrefois. C'est peut-être parce qu'il mange plus, sous l'influence dynamogénique du médicament et qu'il

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