BTE
A l'autopsie : pneumothorax gauche et blessures pulmonaires. Aucune trace d’embolie dans le cœur ni dans le cerveau .
La mort est due vraisemblablement ici à l’asphyxie par suite d’un volumineux pneumothorax et non à une embolie irréalisée.
EXP. IX. —- Cobaye II. Tuberculeux. (Par inoculation antérieure de produits tuberculeux). Injection de 100 ce. d'azote
dans le poumon droit. Mort avec convulsions et dyspnée. A l'autopsie : pneumothorax double. Absence d’embolie.
La mort à été réalisée par asphyxie consécutive à ja réalisation d’un pneumothorax double et non à une embolie.
Ainsi, dans plusieurs cas, le parenchyme pulmonaire est apparu à l’autopsie totalement infiltré d'azote ; de nombreux infarctus témoignant de l’ouverture de vaisseaux importants; il y avait eu contact entre le gaz et le sang; Cependant aucune embolie gazeuse ne s'était produite.
Nous savons qu’il existe des expériences de Forlanini analogues aux nôtres et qui ont donné les mêmes résultats. Evidemment les conditions ne sont peut-être pas les mêmes, comme le remarquait Brauer, dans le poumon sain et dans le poumon tuberculeux, où les vaisseaux sont maintenus béants par un parenchyne rigide. Mais il faut remarquer que les piqûres portent sur les régions périphériques du poumon où les vaisseaux sont de petit volume, et qu’on opère généralement dans une région où le parenchyme pulmonaire est sain, loin des lésions tuberculeuses.
Il semble done que l’embolie gazeuse sera difficilement produite par la piqûre du poumon; dans la plupart des cas elle nous semble devoir être attribuée à un autre acci-