TECHNIQUE DE MM. LYONNET ET PIÉRY
MM. Lyonnet et Piéry ont employé un appareil très simple, qui répond à la plupart des problèmes posés. Cet
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appareil, construit par Guillermart, se rapproche d’ailleurs beaucoup de l’appareil employé par Küss, au sanatorium d’Angicourt.
Le réservoir d'azote (1) est constitué par une éprouvette graduée, d’une contenance d’environ 1,500 cc. La partie inférieure de cette éprouvette est mise en communication par une tubulure latérale, avec un flacon mobile de même contenance (2). Ce flacon repose sur un support mobile, le long d’une coulisse (5) et constitue, avec l’éprouvette, un système de vases communicants où circule une solution de sublimé au 1/1000°, teintée de bleu de méthylène.
A sa partie supérieure, l’éprouvette-réservoir porte deux tubulures, l’une (5) est destinée à permettre son remplissage : on y adapte le ballon d’azote (4); sur la seconde tubulure (10) se branchent deux canalisations.
La première canalisation conduit l’azote à la plèvre, elle est en caoutchouc à vide et porte à sa partie moyenne un index de verre muni d’un filtre de coton stérile (5). A son extrémité se trouve l’aiguille (7), c’est une aiguille acérée, en platine iridié, d’une longueur de 7 em. et d’un diamètre de 9/10° de nim.; elle se monte à frottement sur un embout de verre qui peut être remplacé très bien par le corps d’une seringue de Lüer; cet embout peut jouer le rôle de seringue de sûreté. L’aiguille est munie d’un tres fin mandrin qui permet de déboucher sa lumière.
Une seconde canalisation, très visible, conduit au manomètre (8). C’est un manomètre à eau, permettant de faire des injections sous une pression maximum de 50 ce., ce qui est toujours suffisant dans la pratique. Une réglette graduée, mobile (9), permet la lecture de la pression. La
branche libre du manomètre porte un réservoir destiné à arrêter les projections de liquide. Sur l’autre branche se trouve un robinet, dit robinet de détente (11), pour la mesure de la pression intra-pleurale.
Tout l’appareil est fixé sur une planchette, et se loge facilement dans un gaine portative. Le ballon d’azote, encombrant, n’est pas indispensable ; à la rigueur on peut remplacer l’azote par de l’air stérilisé.
MANUEL OPÉRATOIRE. — Première injection. -— a) Préparatifs : Il faut remplir le réservoir d’azote. Un expurge d’air le réservoir en élevant le flacon mobile, ie robinet (10) étant ouvert. On ferme ensuite le robinet (10); on abaisse le flacon mobile, on ouvre le robinet (5) en communication avec le ballon d’azote.
L’aiguille et son embout, stérilisés par l’ébullition, sont montés sur le caoutchouc; l'aiguille est flambée ; on place dans l’index de verre, ou si l’on veut dans l’embout, le filtre de coton. Forlanini recommande d’avoir sur une petite table tout le matériel nécessaire en cas de syncope, surtout au moment des premières injections.
Pour éviter les réflexes pleuraux, il sera bon, comme le recommande MM. Lyonnet et Piéry, d’opérer le matin. Le malade est à jeun et a reçu, une demi-heure après l’opération, une injection de À ce. de morphine. On le fait coucher du côté opposé à la ponction, le bras relevé.
L'opérateur ne sera pas seul: il faut deux assistants expérimentés, au moins; l’un s’occupera de la manœuvre de l'appareil, l’autre surveillera le pouls, le facies, la respiration du malade, ce que ne peut faire l’opérateur lui-même, qui doit regarder constamment le manomètre.
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