‹ Traitement de la tuberculose pulmonaire par le pneumothorax artificiel: Méthode de ForlaniniChapitre 42 sur 51 · Règle mobile et graduée pour la mesure de la pression · texte numérisé non relu

Règle mobile et graduée pour la mesure de la pression

10. Robinet mettant en communication l’éprouvette-réservoir avec la cavité -urale et le manomètre.

1. Robinet de détente pour ia mesure de la pression intra-pleurale.

Où faire la ponction ? On à proposé une série de points d'élection : 5° espace intercostal, sur la ligne axillaire antérieure (Murphy) ; 9 espace, sur la ligne axillaire moyenne (Schmitt); bord antérieur du grand dorsal du 6° au 8° espace (Dumarest).

En réalité, ces points d'élection n'ont rien d’absolu: Forlanini à pu faire jusqu'à quinze injections en parcourant toute la surface pulmonaire, pour décoller des adhérences. L'essentiel, c’est de ponctionner loin des athérences. Nous avons vu plus haut leur topographie Pabiuelle, d’après le professeur Tripier; ajoutons qu’on choisira de préférence les points au niveau desquels les bruits respiratoires sont exagérés. Il existe à ce niveau un emphysème compensateur, et ce sont les points atteints en dernier lieu par la symphyse. Par contre, l’on évitera autant que possible de ponctionner au niveau des lésions pulmonaires elles-mêmes. Pratiquement, nous avons ponctionné généralement les 6°, 7°, 8° espaces intercostaux, sur la ligne axillaire; il y a peu de parties molles, et on ne rencontre pas d’adhérences. Asepsie du champ opératoire (éviter l'emploi de la teinture d’iode qui a l’inconvénient de durcir les téguments). On s’assure que lazote passe bien dans l’aiguille, puis on ferme le robinet (10).

Ponction. — L'’index gauche repère l’espace intercostal choisi et, à la partie inférieure de cet espace, on enfonce l'aiguille lentement : condition indispensable pour avoir la sensation de perforer une membrane tendue, qui. signale l'entrée dans la plèvre.

L'opérateur regarde le manomètre, qui, généralement, reste au 0 : l'aiguille est bouchée: on démonte l’embout de verre, et on manœuvre le mandrin; quand on replace

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l’embout, on constate une dépression manométrique, et des oscillations, amplifiées par la respiration profonde du malade; on est dans la plèvre. Mais il peut arriver qu'on n'ait pas la sensation de perforer une membrane tendue, il faut alors tâtonner, enfoncer l'aiguille à différentes profondeurs, en manœuvrant à chaque fois le mandrim: le poumon est difficile à blesser et sa blessure, dans les conditions présentes, sera insignifiante: il est prudent cependant de ne pas dépasser en profondeur 2 CD OPOU 3 CM.

Si, malgré tout, les oscillations ne paraissent pas, on est dans un réseau d’adhérences, 1l vaut mieux ne pas injecter, et faire une nouvelle ponction dans un autre espace intercostal. Si on mjecte, il faut s'assurer que l’on n’est pas dans un vaisseau. Pour cela, on abaisse le plus possible le flacon mobile, on ouvre le robinet (10), on fait ainsi le vide partiel dans l'appareil, et le sang monte dans l’embout de verre, si l’on est dans un vaisseau. Mais cette manière de faire est un pis-aller; en principe, il faut toujours exiger le contrôle des oscillations pleurales.

3° injection. — Pour injecter, on établit une légère pression positive dans l'appareil, on ouvre le robinet (10). L’injection doit se faire lentement; l'opérateur regarde constamment le manomètre; si les oscillations cessent, il doit arrêter immédiatement l’injection, l'aiguille est bouchée, où l’on n’est plus dans la plèvre.

La première injection sera peu abondante : 200 à 400 ce., 600 ce: au plus: nous croyons dangereuses les grandes injections de Murphy (1 litre à 3 litres). Au cours de l'injection, il faut prendre, de temps en temps, la pression intra-pleurale: la pression du manomètre est égale

alors à la somme de la pression intra-pleurale et de la pression dans le réservoir; pour éliminer cet excès de pression, on ouvre un instant le robinet de détente (11). À la fin de l'injection, on retire l'aiguille d'un seul coup; pansement collodionné.

Les suites opératoires sont très simples. Il y à très souvent, à la suite de l'injection, un état nauséeux et des vomissements, quelquefois des douleurs thoraciques (adhérences), rarement de la dyspnée.

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