‹ Traitement de la tuberculose pulmonaire par les pulvérisations biiodo-mercuriques et technique des pulvérisationsChapitre 22 sur 24 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

Effets généraux.

Nous rangeons parmi les effets généraux, Faugmentation de poids et de l'appétit, la diminution ou la disparition des sueurs et de la fièvre. Ces modifications ne paraissent devoir être attribuées qu'à l'atténuation des symptômes locaux et présentent en général une marche parallèle k celle-ci. Il se conçoit aisément d'ailleurs que chez les malades dont la toux et l'expectoration diminuent, l'améhoration doit se traduire par certains phénomènes que nous allons envisager en détail.

Poids du corps. — Dans les observations .20, 22, 24, 27, où le traitement a produit une augmentation des crachats, le poids est resté stationnaire et a souvent même diminué.

Dans les observations 2 (3 kilog.), 3 (l kilog. U

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8(1 kilog.), 10 (3 kilog.), 12 (3 kilog.), !•> (2kilog.), le poids du corps a augmenté à mesure que celui des crachats diminuait. La plupart de ces malades avaient beaucoup maigri antérieurement, et cette augmentation ne doit en rien être attribuée au séjour de l'hôpital, étant donné qu'ils y avaient fait antérieurement un ou plusieurs séjours sans présenter le même phénomène et que pendant les quinze jours environ qui ont précédé le traitement, leur poids était resté stationnaire.

L'amaigrissement qui constitue au point de vue de la curabilité de la tuberculose un symptôme d'appréciation des plus importants, n'est donc pas im factenr défavorable, à condition qu'il diminue à mesure que s'atténuent les symptômes. Par contre, le malade chez lequel le processus régressif persiste malgré l'atténuation des symptômes locaux, ne nous paraît devoir tirer aucun bénéfice de la médication, et dans ces cas il est même inutile d'insister plus d'un mois environ. •

Fièvre et sueurs. — Les malades chez lesquels nous avons obtenu les meilleures résultats étaient ceux qui n'avaient ni fièvre ni sueurs. Dans quelques cas (l, 2, 6, 7, 10, 13, 14, 16, 17, 19, 12), les sueurs ont disparu après quel-

qiies jours de traitement. Dans d'autres au contraire, (20, 21, 26), elles ont persisté en même temps d'ailleurs que les autres symptômes ; certains malades (24 et 25), paraissent n'avoir retiré d'autre bénéfice de la médication qu'une diminution de la fièvre. Il nous semble difficile d'interpréter ces phénomènes. Ils peuvent dans certains cas être attribués à l'amélioration de • l'état général, et peut être dans certains autres à la désinfection des lésions.

Tube digestif. — Les pulvérisations de biiodure ne paraissent pas avoir eu d'action particulière sur le tube digestif. Parmi les malades améliorés les uns' avaient de l'appétit et l'ont conservé, les autres l'ont recouvré à mesure que la diminution des quintes et de l'expectoration rendaient la maladie plus supportable. Quant aux malades dont l'état ne s'est pas modifié, l'appétit est resté le même qu'avant la médication.

Sécrétions. — Le biiodure de mercure jouissant d'un pouvoir désinfectant considérable, il n'est pas utile de l'employer à des doses considérables. Aussi la quantité que les malades absorbent tant par l'endosmose pulmonaire que par la voie stomacale (déglution de la buée accumulée dans la bouche) ne peut être décelée

dans les sécrétions par les moyens chimiques habituels, tels que la pile de Smilhsonn et la réaction des iodures, obtenue en déplaçant lïode par les acides, et en reprenant l'iode ainsi mis en hberté par le chloroforme ou le sulfure de carbone.

Nous n'avons jamais observé de salivation mercurielle malgi'é la prolongation du traitement pendant plus d'une année.

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