‹ Traitement des accidents cardiaques de l'hyperthyroïdieChapitre 22 sur 29 · PA · texte numérisé non relu

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sance cardiaque. Sur 24 cas opérés par Welti, et dont 20. purent être suivis, quatre échecs furent constatés, ce qui représentait un pourcentage de 20 pour 100.

D’autre part, le malade de Lemaire et Patel n’offre-t-il pas également un exemple frappant de l’insuccès de la résection partielle, même élargie, du corps thyroïde?

La thyroïdectomie subtotale, mêmé poussée au maximum, ne met donc pas le malade à l'abri des récidives et pose le problème de la thyroïdectomie totale.

2°) La thyroidectomie totale fut longtemps rejetée. Les premières tentées avaient, en effet, donné des morts brutales et rapides qui avaient bien vite fait abandonner l'opération. Il était pourtant reconnu qu’elles étaient dues à des accidents tétaniques par ablation des parathyroïdes qui furent respectées désormais. | |

Mais ce fut surtout la peur des grands accidents du myxœdème post-opéraloire, qui paralysa médecins et chirurgiens. En réalité, les troubles endocriniens signalés sont fort peu gênants pour les malades et les observations ne mentionnent que de :

la sécheresse et infiltration directe de la peau ;

-ja frilosité : ;

la croissance plus lente des phanères ;

labaissement plus ou moins marqué du' métabolisme basal.

C’est que, en réalité, la notion d’âge est capitale dans la physiologie du corps thyroïde : « Les chirurgiens ont observé que le myxœdème post-opératoire se produit chez les adolescenis thyroïdectomisés ; qu’il est fréquent chez les adultés de 20 à 30 ans, rare de 30 à 40, exceptionnel au delà | de 50 ans » (Ar'hus).

Deux hypothèces tentent d'expliquer la rareté de: <e mvxædème chez les thyroïdectomisés :

a) La transformation vicariante de certaines régions des arathyroïdes.

b) L’entrée en fonction de thyroïdes aberrantes.

En France, les- premières thyroïdectomies totales pour yStolie basedowienne sont celles de Welti, rapportée à la ociété de Thérapeutique en avril 1935, et celle de Lemaire

Pa'el, présentée à la Société Médicale des Hôpitaux, en tobre 1935. Dans les deux cas, la thyroïdectomie est faite près échec de la subtotale et provoque la guérison défitive.

3° Doit-on en conclure que d'emblée il faille tenter une yroïdec'‘omie totale ? Une telle proposition paraît excesve. La totale est, en effet, d'exécution plus délicate. Chez s basedowiens, par suite du développement excessif de

vascularisation et en raison de la friabilité des tissus, les

‘ques de lésion des récurrents et des parathyroïdes sont us grands.

Pour ces raisons, la totale doit être réservée aux seuls s particuliers où la subtotale se révèle insuffisante.

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