‹ Traitement des affections de la peau. Tome IChapitre 14 sur 33 · CORNE CUTANÉE · texte numérisé non relu

CORNE CUTANÉE

Cire jaune..... -100 grammes.

Poix blanche.... 50 —

Térébenthine. 23 —

Verdet porphyrisé.. 23 —

F. S. A. Un sparadrap.

Quand le cor est ramolli, on cherche à l’enlever avec les ongles ou une aiguille mousse, ou à le ruginer, le gratter; s’il persiste, on procède ii l’extirpation, qui se fait avec un bistouri ou des ciseaux, mais en procédant avec beaucoup de patience et de prudence, de façon à ne pas provoquer d’inflammation vive. Il n’est pas très rare de produire ainsi une petite hémorragie provenant des vaisseaux des papilles hypertrophiées. Il fa.ut alors cautériser très légèrement.

Comme prophylaxie, le malade peut se servir d’anneaux protecteurs en caoutchouc, cuir ou ouate, et porter des chaussures spéciales et très bien faites. Quand les cors sont situés entre les orteils (œil-deperdrix), ils s’extirpent assez facilement, mais il faut les isoler au moyen de ouate saupoudrée d’une poudre inerte ou légèrement astringente (talc, alun, tannin, oxyde de zinc).

Corne cutanée. — La corne est une excroissance des couches cornées de l’épiderme ayant la consistance, la couleur, la forme même de la corne d’un animal ou de la substance unguéale. Elle est unique le plus souvent ou multiple, siège de préférence à la face, mais aussi sur le tronc et même sur les muqueuses dermo-papillaires (prépuce, gland, langue). Tantôt elle est implantée par une large base à la surface de la peau, tantôt elle est comme plantée dans une cupule bien limitée. Son évolution est lente, quelquefois cependant assez rapide; sa durée indéterminée, très

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