‹ Traitement des affections de la peau. Tome IChapitre 19 sur 33 · ÉLÉPHANTIASIS DES ARABES · texte numérisé non relu

ÉLÉPHANTIASIS DES ARABES

mais qui demandent de nouvelles recherches et la confirmation de l’expérience et du temps.

J’en dirai autant pour l'emploi des courants alternatifs généralisés proposés par MM. Larat et GauUer dans certaines affections cutanées qui semblaient jusqu’à présent bien en dehors de la thérapeutique électrique. Le traitement de MM. Larat et Gautier a pour base ce fait démontré par le D‘- d’Arsonval que l’emploi des courants alternatifs augmente le taux nutritif de l’être en expérience. C’est ainsi que la capacité respiratoire du sangvarie du simple au double et que le taux de l’urée en vingt-quatre heures s’élève de 40

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Il était donc rationnel de tenter par ce procédé de modifier la nutrition des malades chez lesquels la manifestation cutanée n’est évidemment que l’indice d’un trouble nutritif plus profond : telsl’eczéma.le psoriasis, le vitiligo, le prurigo, etc. Jusqu’à présenties seuls résultats probants semblent avoir été obtenus dans 1 eczéma. — Il paraîtrait que les eczémateux se trouvent presque constamment améliorés par les bains à courants alternatifs. — Le petit nombre des cas et leur publication trop récente ne nous permettent pas d’en dire plus long à ce sujet.

Elépliantiasis des Arabes. — Pachydermie. — Dhd-el-Fil (pied d’éléphant, Razès). — Sous ce nom on décrit un groupe d’’affections fréquentes, surtout dans les pays tropicaux, mais s’observant également dans nos pays, ayant pour caractère commun un épaississement plus ou moins considérable du derme et du tissu cellulaire sous-cutané occupant dans la grande majorité des cas le membre inférieur qui peut atteindre des dimensions colossales.. ■

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L’eléphantiasis en effet ne constitue pas à vrai dire une entité morbide distincte, mais bien plutôt un syndrome commun à plusieurs maladies ; aussi plusieurs auteurs proposent -ils de supprimer l’éléphantiasis de la terminologie dermatologique. Nous pensons que jusqu’à nouvel ordre, ne serait-ce qu’en raison de son ancienneté, il convient de le conserver pour exprimer l’augmentation considérable de volume d’un membre qui peut être dû à de nombreux états morbides distincts. '

1“ Eléphantiasis des tropiques; endémique des régions tropicales, particulièrement de l’Inde,Ceylan,Indo-Chine, Chine', Japon, archipels de l’Océanie, Égypte, Afrique; Antilles, Brésil, Mexique. Lewis, Wucherer, Patrick Manson, Lancereaux, ont montré que cet éléphantiasis était dû dans la grande majorité des cas à la stase et aux obstructions lymphatiques par un hématozoaire spécial à ces pays, lufitaire du sang de l’homme, qui produit tantôt la chylurie, tantôt une lymphorrhée, tantôt une hydrocèle chyleuse, tantôt un lympho-scrotum, tantôt un épanchement laiteux des séreuses, tantôt enfin un éléphantiasis. 'Aussi Leloir et Vidal proposent-ils de rattacher cet éléphantiasis k\& filariose.Mais,àe. même que lafllairene provoque pas fatalement l’éléphantiasis des régions tropicales, de même cet éléphantiasis peut survenir en dehors de la filariose (Kaposi, Besnieh, SABOunAüD, etc.), de sorte que, ainsi que le font remarquer E. Besniér et Doyon, < ou bien le filariose n’est qu’une des causes, la plus fréquente si l’on veut dans certaines régions, de l’éléphantiasis, qui agit sans spécificité, et à la manière des irritants d’un autre ordre, — ou bien elle ne serait chez les sujets atteints d’éléphantiasis qu’une coïncidence, ou seulement favorisée dans

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