ESSENCES DE BOULEAU
cine, de turbith minéral, d’acide salicylique, d’acide chrysophanique, d’oléate de cuivre, de soufre sous toutes ses formes, à doses plus ou moins fortes suivant la susceptibilité du sujet. Pour éviter la récidive qui est très commune, il faut conseiller des lotions savonneuses chaudes régulières', suivies d’un saupoudrage des régions atteintes avec la poudre suivante (E. Besnier) ;
Talc de Venise. 100 grammes.
Soufre précipité,,. 1 à 10 grammes.
Ou avec du sous-nitrate de bismuth.
Le malade doit en outre avoir soin de porter un suspensoir bien propre, de façon à séparer le scrotum de la face interne des cuisses, et de garantir les plis cutanés qui ont été le siège d’érythrasma du contact des vêtements de laine et des linges de corps souillés par la sueur (E. Besnier).
Érythridrose. (Sueur rouge.) — (Voir Sueur.)
Érythrodermies. — (Voir Pityriasis rubra, Dermatites et Érythème scarlatiniforme.)
Essences de bouleau. — Le BctulaAlbaîournit plusieurs produits à la thérapeutique des maladies de la peau : 1“ l’huile brute de bouleau; 2 » une huile essentielle de bouleau ou essence de bouleau; 3» une essence de couleur blonde obtenue par rectification de la précédente. — On peut même obtenir, par une deuxième rectification de l’essence blonde, une essence presque incolore, de couleur paille, mais elle est peu employée.
M. le D'' Besnier préfère dans certains cas l’essence blonde à l’huile brune, surtout lorsqu’il s’agit de l’appliquer sur le visage, les mains, les ongles, etc. Da;ns les formules, il est important que les médecins
EXCIPIENTS
indiquent : huile brute de bouleau, essence brune ou essence blonde, afin qu’il y ait uniformité dans les préparations chez tous les pharmaciens.
EstWomène. — (Voir Lupus.)
Excipients. — Le choix des excipients est souvent fort important dans la préparation des nombreuses pommades employées en dermatologie. Nous conseillerons de prescrire la lanoline et raxongefraîchebenzoïnée ou,non de préférence à la vaseline.
(Voir page 145. Les corps gras dans le traitement des eczémas.)
Fards. — Les fards sont des cosmétiques préparés avec du talc lavé au vinaigre, puis broyé avec du blanc de baleine. Le rouge végétal est du fard précédent auquel on a ajouté du rouge de carthame. — Le fard liquide des parfumeurs est une teinture de iium saiiguineux.
Ces fards sont sans danger pour la santé. Il n’en est pas toujours de môme du sous-nitrate de bismuth (blanc de fard) et de quelques autres sels minéraux, particulièrement la céruse, qui entrent dans la composition de nombreux fards trop employés.
Voici quelques formules de fards inoffensifs ;
Fard blanc gras :
Poudre cosmétique blanche 80 grammes.
Spermacetiou beurre de cacao. 5 —
La poudre cosmétique blanche est ainsi composée :
Oxyde de zinc. 21gr,5
Talc de Venise. 34—8
Carbonate de magnésie. 3—5
Huile de mille-fleurs. II gouttes.
PAVUI
Fard rouge gras :
Carthamine. i gramme.
Talc de Venise purifié à l’alcool. 9 grammes.
Spermaceti.. 10
Huile d’amande douce. 20
Favus (Tinea favosa, lupinosa. Porrigo favosà).
Le Favus est une affection contagieuse, parasitaire, occupant le plus souvent le cuir chevelu, mais pouvant se développer également sur les parties glabres du corps et dans les ongles, et caractérisée par des amas
de substance jaune, soufrée,disposés en disques plus ou
moins épais, ombiliqués, ayant la forme de godets, traversés ounonpar un poil, d’odeur caractéristique (odeur de souris) et constitués par un parasite spécial, facile à reconnaître au microscope, l’achorion de Schœnlein.
Sur le cuir chevelu ces amas de matière favique, ces disques, ces godets qui provoquent parfois une irritation pouvant aboutir à la suppuration et à la production de petites pustules péripilaires mais ne sont pas comme on le croyait autrefois, et comme l’a bien montré Mahon, des pustules desséchées, apparaissent d’abord autour d un poil et ont à peine le volume d’une tête d’épingle (favus miliaire), d’une petite lentille (favus urcéolaire). D’abord isolés, ils deviennent confluents, augmentent rapidement de volume et atteignent celui d’une pièce de cinquante centimes et plus {favus scutiforme, nummulaire, favus en écu, porrigo scutalata) et même couvrent de vastes surfaces {porrigo squarrosa). Dans ce cas ils peuvent avoir une épaisseur considérable, une consistance spéciale, sèche, comme crayeuse, s’effritant, constituant desplaques compactes jaunâtres ou grisâtres anfractueuses, plâtreuses, irrégulières, bosselées, simu-
FAVUS
lant de l’impétigo à la période de dessiccation, de l’eczéma, du psoriaris, de la séborrhée, etc. L’examen microscopique lèvera alors tous les doutes. Si l’on soulève ces amas de matière favique, on constate que la peau est le siège d’un érythème plus ou moins marqué débordant même souvent les dépôts faviques (érythème annulaire, ou circiné, ou le plus souvent diffus) dont la persistance a une très grande importatice, car elle indique que l’affection n’est pas guérie et se reproduira.
Le parasite, dont on trouvera la description détaillée dans tous les traités spéciaux, envahit les cheveux, qui présentent alors un aspect typique.
Ils sont ternes, secs, enroulés, cassants, décolorés; quand on les tire, ils viennent facilement avec leur gaine vitreuse infdtrée, succulente. Dans les favus étendus et non traités (variétés squarreuses), ils sont collés, agglutinés, viennent par pinceaux et font pour ainsi dire corps avec la matière favique. Quand l’affection est ancienne, ils deviennent rares, décolorés, lanugineux, très cassants, atrophiés, comme cadavérisés; ils reposent sur une surface présentant des taches rouges malades, et des zones décolorées, blanches, lisses, éburnées, amincies, tendues, cicatricielles, d'alopécie définitive.
Tel est le favus typique du cuir chevelu généralement facile à reconnaître; mais parfois, rarement il est vrai, il n’y a pas de godet caractéristique (favus sans favi), soit que l’affection ait été traitée, soit que le godet n’ait pas existé. On observe alors une rougeur diffuse étendue à tout le cuir chevelu, qui est sec et recouvert de squames fines, très abondantes, et d’un enduit grisâtre épais, semblant formé de couches superposées agglutinant les cheveux (favus amiantacé) ; le favus est dans ces cas beaucoup plus difficile à diagnostiquer et