‹ Traitement des affections de la peau. Tome IChapitre 28 sur 33 · CAZENAVE · texte numérisé non relu

CAZENAVE

Carbonate de soude. t . to grammes.

Gbaux.... . 5 —

Axonge. 40 —

Tous les matins la tète est lavée avec de l’eau savonneuse chaude (savon de naphtol, de goudron, sulfureux à la créoline) et bien essuyée; puis on fait sur les places malades une friction active, avec une boulette de coton imprégnée d’une solution telle que :

E. BESNIER

Alcool à 900. 100 grammes.

Acide acétique cristallisable... 00*“,23 à 1 gramme.

Acide borique. 2 grammes.

Cbloroforme. 5 —

Ou bien :

. i ââ 125 grammes.

Alcool à 00“.. i

Bicblorure d’hydrargyro... 0gr,50 à 1 gramme.

Pour l’usage externe.

BÜSQÜET-HALLOPEAO

Essence de Winlergreen ou ... j Essence de cannelle de Cbine.. ' Ether sulfurique.

30 grammes.

LOTION DE BDRLOW

Sulfure de potasse. 8 grammes.

Savon blanc. 10 —

Alcool rectifié.;. 8 —

Eau de chaux. 220 —

On laisse sécher et on applique sur les régions

FAVÜ!

atteintes un morceau d’emplâtre de Vigo ou d’épithème au calomel, ou au mercure et à l’acide phénique, ou à Vichthyol et à la résorcine (deux substances assez actives) ayant la dimension exacte des surfaces épilées.

Dans ces derniers temps Quinquaud a institué un traitement général des teignes qui semble lui donner de très bons résultats, meilleurs, il est vrai, dans la trichophytie que dans le favus.' — Voir Trichophytie du cuir chevelu, où il est exposé complètement.

Tel est le traitement le meilleur du favus : nettoyage et asepsie dü cuir chevelu, épilations régulièrement répétées aussi longtemps qu’il est nécessaire, et applications le soir d’une des pommades, le matin d’une des solutions susindiquées, puis occlusion à l’aide d’une épithème. On devra également se préoccuper de modifier 1 état général très souvent lymphatique ou strumeux des sujets atteints. Quant aux remèdes populaires et surtout très irritants, tels que la créosote, l’huile de croton, le pétrole, etc., il ne faut jamais y avoir recours.

En tout cas il faut prévenir les malades que le traitement demandera toujours un temps très long, six, huit mois et même parfois un à deux et trois ans. Tout sujet guéri doit être tenu en observation pendant encore deux à trois mois, car les récidives ne sont que trop fréquentes. Enfin il est inutile d’ajouter que les mesures prophylactiques propres à toutes les affections parasitaires s’imposent quand on est en présence du favus. — Voir Pelade.

Le Favus des parties glabres est beaucoup plus facile à guérir. Il faut faire tomber les croûtes et les godets comme nous l’avons indiqué plus haut. Sur les surfaces érythémateuses, quelques applications de pommade au turbith minéral, au calomel, à l’ichthyol, ou bien, de

FOLLICULITES

préférence, de teinture d’iode, suffisent pour provoquer' rapidement la guérison. On prescrira également deux à trois bains sulfureux ou de sublimé.

Pour le favus des ongles, le meilleur traitement consiste à enlever avec des ciseaux les parties malades, quand le favus est circonscrit. Quand l’onychomycose est diffuse, on peut enlever l’ongle et faire un pansement avec une solution de sublimé ou mieux avec l’emplâtre de Vigo. On peut également ruginer avec une curette les parties susceptibles de se détacher et tenter de faire pénétrer sous l’ongle une pommade mercurielle quelconque, ou à l’acide pyrogallique.

Fibro-lipomes. — L’étude de ces tumeurs est du domaine de la chirurgie.

Fibromes. — (Voir Molluscum.)

Fibro-myomes. — (Voir Myomes.)

Filaire de médine. — (Voir Parasites.)

Filaire du sang. Filariose. — (Voir Eléphantiasis.)

Fissures. — (Voir Gerçures.)

Folliculites. — Périfolliculites. Folliclis et Acnitis de Barthélemy. — On a voulu dans ces derniers temps constituer un vaste groupe des Folliculites et Périfolliculites qui renfermerait une série d’affections diverses dues à l’inflammation des follicules sébacéo-pilaires, ou de l’atmosphère épithéliale ou conjonctive du follicule, c’est-à-dire du périfollicule. Dans ce groupe rentreraient les acnés, certaines variétés de lichens, d’eczémas, de psoriasis, la kératose pilaire, le pityriasis rubra pilaire, les folliculites et périfolliculites dues à des agents extérieurs parasitaires, médicamenteux ou autres, etc., etc.

Plusieurs auteurs ont proposé de restreindre à un

FOLLICULITES

certain nombre d’affections bien distinctes le groupe des folliculites et périfolliculites proprement dites, qui comprendrait les affections multiples décrites sous le nom de Sycosis, les Folliculites et Périfolliculites agmmées (lécalrantes, de que. notre excellent amileD'-Barthélemy a décrit sous le nom de Folliclis et d’Acnitis, —.la Psorospermose folliculaire végétante de Darier (voir Psorospermose), enfin les Périfolliculites agminées de Leloir, Duclaux,.Quinquaud et Pallier.

Le Sî/cos/s, dénomination très vague, qui ne s’applique guère qu aux affections pilaires des régions velues de la face chez l’homme, et qui devrait n’ètre plus employée, comprend, à notre sens, trois dermatoses distinctes : 1» VEczéma pilaire (voir Eczéma); 2» le Sycosis trichophytique (voir Trichophytie); 3» les Acnés pilaires sycosiformes (voir Acnés pilaires).

C’est également au chapitre des acnés que doivent être rattachées les Folliculites et Périfolliculitesdécalvantes.

Restent donc les Folliculites et Périfolliculites agminées, et l’Acnitis et Folliclis de Barthélemy.

A. Folliculites et Périfolliculites agminées. Idradénites suppurées conglomérées (Bbsjnier). Dermites anthracoïdes. Périfolliculites suppurées et conglomérées en placards (Leloir'). Impétigo sycosiforme (A. Ponget). Périfolliculites suppurées agminées en plaques de Pallier L — Sous ces noms variés on décrit uneaffection qui n’est pas très rare, caractérisée par une ou plusieurs plaques ovales ou arrondies, occupant surtout les régions découvertes, particulièrement le dos des mains et les avantbras . Ces plaques d’abord peu étendues ont une évolution

1. Leloir. Annales de Dermatologie, 1884, page 437 et Annales de Dermatologie^ 1889, page 672 et suivantes.

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