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Pallier. Thèse de Paris

FOLLICULITES

assez rapide, progressive excentrique : elles atteignent la dimension d’une pièce de 2 francs, de 5 francs, parfois même davantage.

Elles ont un aspect tout à fait particulier; faisant une saillie parfois très marquée, elles sont rouges, violacées, et présentent de nombreux petits pertuis donnant à la lésion l’aspect d’une écumoire, d’une pomme d’arrosoir; parla pression on fait sourdre des gouttelettes de pus, des petits boudins vermicelliformes. Entre ces orifices béants, on observe des petits points jaunâtres, correspondant aux glandes folliculo-sébacées dilatées. Parfois ces nombreux petits orifices sont en partie masqués par des croûtelles peu épaisses.

L’affection est généralement prurigineuse ; Leloir et Pallier décrivent cinq variétés : 1“ forme commune, qui atteint sa période d’état en dix ou douze jours, suppure franchement et évolue en six semaines; 2“ forme phlegmoneuse ou anthracoïde; 3“ forme papillomateuse, beaucoup plus longue, avec exubérance et anfractuosités plus grandes de la surface ; 4» forme pseudo-ulcéreuse, tenace et récidivante, suppurant longtemps ; 30 forme serpigineuse et virulente, tantôt primitive, tantôt succédant à la forme commune, caractérisée par des poussées successives, irrégulières sur les limites des plaques, et une durée indéterminée, de plusieurs mois parfois.

Cette affection est due à une inflammation et une suppuration des glandes folliculo-sébacées avec infiltration du derme par des cellules embryonnaires ; elle occupe les régions à poils follets; le pus renferme de nombreux microbes pathogènes ou indifférents de la suppuration, monocoques, diplocoques, staphylococcus pyogenes albus, etc. C’est donc une lésion d’origine

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microbienne dans laquelle la bactérie pathogène à l’état latent sur la peau pénètre par effraction dans les glandes, et trouve, dans les tissus prédisposés, un milieu de culture très favorable.

Cette prédisposition des tissus est due en grande partie à l’exposiiion à l’air vicié par les poussières, au contact persistant de liquides malpropres ou irritants, à la stagnation momentanée ou continuelle de tous ces détritus à la surface de la peau, aux traumatismes et aux inflammations ordinaires des parties exposées. La

lésionnesemblepascontagieusenimêmeauto-inoculable.

Elle s’observe surtout chez les ouvriers maniant des substances irritantes ou des objets malpropres, chez les sujets peu soigneux, chez ceux qui soignent habituellement les animaux, chez les cultivateurs : elle n’est pas rare chez les blanchisseuses, et s’accompagne souvent alors de dermite professionnelle étendue aux deux avant-hras (Pallier).

Traitement. — Dans les cas simples, on conseillera des bains prolongés pour dégorger les tissus, des cataplasmes aseptiques pour faire tomber les croûtes, puis un pansement antiseptique avec compression ouatée et occlusion. Si la guérison se fait attendre, on conseillera l’application de pommade au calomel d/20, ou au naphtol 1/20, ou la pâte salicylée 3 0/0 ; par-dessus le corps gras on mettra une poudre inerte et de l’ouate, et on fera un pansement légèrement compressif. Si l’affection est plus intense et persistante, on pratiquera des cautérisations avec de la teinture d’iode, ou de 1 acide lactique, ou avec le nitrate d’argent, ou même avec le thermocautère; puis on fera un pansement avec une solution d’acide phénique ou de sublimé et de la compression. Dans quelques cas, les applications d’un

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épithème antiseptique, à la résorcine, à l’acide phénique, l’emplâtre de Vigo, donneront de bons résultats.

Enfin, dans les cas particulièrement intenses et tenaces, on fera de larges scarifications ou plutôt un grattage très énergique à la curette tranchante, jusque dans la profondeurdu derme, suivi d’une cautérisation et d’un pansement occlusif rigoureusement antiseptique.

En outre, on prescrira une hygiène sévèrement appropriée à la profession du malade, et des soins de propreté absolue de toute la région malade.

B. Acnitis. Foliiclis. — Sous ces noms, le docteur Barthélemy ‘ décrit deux variétés rares de folliculites disséminées et généralisées, l’une acmïde (acnitis), l’autre constituée par des éléments groupés, ayant degrands rapports avec les folliculites et périfolliculites agminées que nous venons de décrire (Foliiclis).

Les caractères de l’AoMtis seraient les suivants : début assez brusque au cours d’une bonne santé, sans troubles généraux ou locaux précurseurs, par l’apparition à la face (tempes, front, frontière du cuir chevelu) d’un certain nombre (5 à 12) de petites saillies sous-cutanées. Chaque élément consiste en une petite nodosité du volume d’un grain de millet, dure, ovalaire, bridée au front entre la peau tendue sur elle et l’os, non douloureuse. Peu à peu la saillie se développe, atteint le volume d’un petit pois, et reste isolée ; parfois plusieurs saillies voisines forment un petit groupe. Au bout de huit jours, la saillie sous-cutanée a atteint son développement

1. Barthélémy. De l’Acnitis, ou d’une variété spéciale do Folliculites et Périfolliculites généralisées et disséminées. (Annales de Dermatologie et de Syphiligraphie, tome II, 3° série, 2.5 janvier 1891, page 1 et suivantes.)

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complet; si on l’incise, il sort une gouttelette de pus cre'meux : si la folliculite est abandonnée à son évolution propre, elle se ramollit; le derme rougit, et au centre apparaît une gouttelette de pus ou de sérosité purulente, puis une croûtellerougeâtre, noirâtre, sèche, qui bientôt tombe, et il reste une cicatrice déprimée, pigmentée, ou bien une macule brunâtre non cicatricielle, longtemps persistante. La durée moyenne totale de chaque élément est de vingt-cinq à trente jours; quelques éléments plus petits, comme avortés, siégeant de préférence aux paupières, évoluent plus vite, en huit ou neuf jours. Après la tête et la face, les autres régions envahies sont le cou, puis le tronc, les lombes, les aisselles, les bras, les mains, les pieds. Tous ces éléments apparaissent par poussées successives, douze ou quinze à la fois pendant les mois d’activité morbide, plus tard trois ou quatre seulement à la fois, de sorte que l’affection peut évoluer pendant huit, dix et douze mois. L’étiologie est inconnue, la guérison est la règle.

La Folliclis présente les caractères que nous avons assignes aux folliculites et perifolliculites suppurées et agminées. Mais les éléments nombreux et groupés ne sont pas complètement fusionnés comme les placards tuméfiés et saillants, macaroniques de la périfolliculite conglomérée de Leloir.

De plus, alors que l’acnitis occupe surtout la tête et s’y montre plus abondamment qu’ailleurs, la folliclis l’épargne presque complètement. Son siège de prédilection est celui des folliculites et périfolliculites agminées, mais elle peut s’observer en même temps sur le tronc et les membres. Elle évolue lentement et peut récidiver in situ ; elle se termine par une cicatrice fortement pigmentée en brun ou en noir.

Ï-UBONCLE

ÏBAiTEMENT. — Il Semble assez inactif en général. Nous conseillerons d’employer de préférence le traitement de l’acné inflammatoire (voir Acné), des folliculites agminées (voir plus haut). En outre, quand l’état général sera défectueux, il conviendra de le traiter. L’antisepsie gastro-intestinale (salol, benzo-naphtol, bétol, naphtol, salicylate de bismuth) semble particulièrement indiquée.

Folliculitis rubra. — (Voir Kératose pilaire.)

Fongoïde (Mtjcosis). — (Voir Mycosis.)

Frambœsia. — (Voir Pian.)

Froidures. — (Voir Engelures.]

Furoncle. — Anthrax. — Ces deux affections sont plutôt du domaine de la chirurgie. Cependant, comme on les observe assez fréquemment dans le cours ou au déclin de certaines dermatoses, nous devons dire quelques mots relatifs à leur traitement. Toutes deux sont des affections de même nature, se produisent généralement dans des circonstances identiques ; on peut dire que l’anthrax commun, ou anthrax furoncle, n’est autre chose qu’une collection de furoncles agminés.

Nous n’insisterons pas sur les lésions anatomiques, les symptômes, les complications des furoncles et des anthrax : nous donnerons quelques indications seulement sur leur étiologie, assez obscure d’ailleurs.

Parmi les causes locales, nous signalerons toutes celles qui produisent une irritation de la peau (frottements répétés, application de topiques irritants, vésicatoires, cataplasmes, douches répétées, grattage provoqué par les affections prurigineuses de la peau: eczéma,gale, phtiriase, teignes, malpropreté, poussières irritantes.

Le plus souvent, les furoncles ne sont pas isolés, ils

FURONCLE

surviennent successivement, plus ou moins abondants, et il n’est pas rare de les voir se grouper et constituer l’anthrax ; il faut alors rechercher la cause dite générale, qu’il importe de découvrir; car c’est de la cessation de son action que dépendra le plus souvent -la disparition de l’affection. Les causes générales de 'la furonculose sont, en première ligne : le diabète sucré et aussi le diabète azoturique (Bourdon, Lécorché), et même la polyurie simple (Spillmann) ; la dyspepsie chronique, le marasme sénile, la convalescence des maladies graves {variole), enfin, la plupart des états dyscrasiques peuvent s’accompagner de furonculose, mais on ne peut encore dire par quel mécanisme; il semble bien prouvé que, dans nombre de cas, l’origine microbienne du furoncle soit indiscutable [stapliylococcus pyogenes aureus) ; les faits d’auto-inoculation furonculeuse sont observés journellement; mais on ne saurait faire abstraction du terrain de germination. Pour guérir le furonculeux et le prémunir, il faut faire un examen complet de son état général et de toutes les conditions extrinsèques qui l’entourent (Besnier).

Traitement. — 1“ Traitement interne. Il est applicable à la fois à l’anthrax et aux furoncles multiples.

1 “ Combattre les causes. Traitement sévère du diabète, delà polyurie, de la dyspepsie ; régime approprié, suppression des mets excitants et des liqueurs fortes. — Médication alcaline.

2“ Médications variées :

Eau de goudron et sulfureux (poudre sulfureuse de deux à huit mesures par jour dans un quart de verre de lait) (Gingeot).

Arsenic sous toutes ses formes, hypophosphites, pur-

FUEONCLE

gatifs, iodure de fer (P. de Champeaux), sulfure de calcium (Dühring).

Antisepsie gastro-intestinale. (Traitement le plus rationnel et le plus efficace.)

Le salol, le naphtol, l’acide phénique, le sublimé, etc., ont été particulièrement employés. Nous recommandons les deux préparations suivantes :

Prendre, pendant vingt jours, avant chacun des deux principaux repas, deux des cachets médicamenteux suif vants :

Bicarbonate de soude.

Magnésie calcinée.

Craie préparée.

Salol..

Faire quarante cachets.

Ou bien (Reclus) :

Avant chaque repas, prendre dans une infusion de têtes de camomille une cuillerée à dessert de la potion suivante :

Acide phénique cristallisé. 2 grammes.

Glycérine pure. 250 —

Teinture de badiane. 3 —

Traitement local. — A. Du furoncle.

Dans le but de faire avorter le furoncle on a conseillé un grand nombre de procédés : application d’onguent mercuriel, de teinture d’iode, de compresses trempées dans Talcool ou imbibées de la solution suivante : Eau, 500 grammes ; chlorure de calcium, 30grammes; ou même vessiesrempliesdeglace, cautérisations avec le crayon de nitrate d’argent, ou le nitrate acide de mercure, le thermo ou le galvanocautère, ou, enfin, injection, à la base du furoncle, d’une solutioq

âè. 7 gr. 50

FÜEONCLE

phéniquée- à 3 0/0. L’auteur de ce dernier procédé (Bidder), recommande de laver préalablement la peau avec de l’eau phéniquée, d’injecter la moitié d’une ' seringue de Pravaz d’un côté de la petite tumeur, et l’autre moitié de l’autre côté, d’injecter profondément; l’injection faite, la peau lavée et séchée, il faut recou- ’ vrir la partie malade d’une compresse imbibée d’eau phéniquée ou boriquée, ou d’un emplâtre mercuriel. Ces injections sont peu douloureuses. Ce procédé abortif donne d’assez bons résultats; mais, quand il ne réussit pas, il fait que les furoncles deviennent très douloureux et très volumineux.

Quand le furoncle est constitué, le traitement consiste, si la douleur n’est pas trop vive, à recouvrir le furoncle de compresses imbibées d’eau boriquée à 4 0/0 ou phéniquée à 1 0/0 et d’une feuille de gutta-percha ; s’il y a de nombreux furoncles, préférer aux compresses les applications suivantes qui ont, en outre, pour but d’isoler chaque élément :

Mélange, à parties égales, de teinture d’iode et d’alcool camphré ; — ou mieux, teinture d’iode concentrée pure ; pâte de zinc et de soufre (Unna); emplâtre de Vigo, épithèmes résorcinés, salicylés, iodoformés ; collodion pur ou au sublimé, pulvérisations d’une solution phéniquée à 3 0/0, ou mieux de sublimé au trois millième, répétées quatre à cinq fois par jour.

Quand la douleur est vive, Lallemand pratiquait une incision circulaire autour de la tumeur ; une incision simple ou cruciale est préférable ; on pourra prescrire en outre les bains locaux antiseptiques (d’une application généralement difficile) ou généraux, les émollients, les cataplasmes, peu en faveur aujourd’hui, mais qui, cependant, convenablement faits et appliqués, rendent

FURONCLE

de grands services pour faciliter l’élimination du bourbillon et tempérer les phénomènes inflammatoires. Veiel conseille une application, longtemps continuée, de cataplasmes chauds trempés, avant de les chauffer, dans une solution de sublimé à 1 p. 1,000, ainsi qu’une friction, renouvelée trois fois par jour, avec une pommade composée d’oxyde de zinc et de vaseline parties égales, et 4 0/0 d’acide borique. Quand le bourbillon est éliminé, pour faciliter la cicatrisation parfois lente, chez les diabétiques particulièrement, les pansements à l’iodol, à l’iôdoforme, à l’aristol, à l’emplâtre de Vigo, au styrax, au baume du Pérou, etc., trouvent leur application.

Pendant toute la durée de la crise furonculeuse, l’antisepsie la plus rigoureuse de tout le tégument doit ètrepratiquée. Lesongles, le linge doivent présenter une propreté absolue pour éviterles auto-inoculations. C’est dans ce but qu’on a conseillé également les bains généraux, les bains de sublimé (10 grammes pour 2501itres.)

Le conduit auditif externe est le siège fréquent de furoncles (Lœîwenberg) souvent très douloureux. Les instillations d’alcool absolu pur sursaturé d’acide borique, les solutions d’acide salicylique, sont généralement employées. On peut encore appliquer un bouchon d’ouate hydrophile imbibée de la solution suivante :

Menthol. 20 grammes.

Huile d’olives. tOO —

B. Anthrax. — Le traitement de l’anthrax est plutôt du domaine de la chirurgie. Les différents moyens indiqués pour le furoncle trouvent leur application dans le traitement des anthrax bénins.

FURONCLE

Il n’en est plus de même quand l’anthrax est étendu, douloureux, envahissant, et quand il est atteint de gangrène ; il faut alors le traiter énergiquement, après en avoir toutefois recherché la cause avec le plus grand soin afin de,la combattre. (Voir plus haut ; Traitement interne du furoncle.)

Les pulvérisations d’eau phéniquée à 3 0/0 ou de sublimé à 2 p. 1,000 (Bogdan), les applications répétées de teinture d’iode concentrée, d’emplâtres de Vigo, de lanoline phéniquée à 1/20, ou ichthyolée 1/S, rendent quelques services, mais sont généralement insuffisantes, ainsi que les incisions au bistouri, simples ou circulaires (procédé de Lallemand), ou même sous-cutanées (procédé d’A. Guérin), lesquelles peuvent même être dangereuses pour les diabétiques.

Les injections intracutanées d’acide phénique donnent, dans quelques cas, de bons résultats ; Lande, Arnozan font, dans les points extrêmes de la tumeur, quatre à huit piqûres injectant quatre à huit grammes d’une solution composée de :

Acide phénique,.

Glycérine neutre.

Eau distillée.

. 3 grammes,

ââ 15 —

Il est, à tous égards, préférable de pratiquer de larges incisions cruciales ou rayonnées, ou même des transfixions selon le siège de l’anthrax (nuque, lèvres, dos, fesses, etc.), avec le thermocautère, ou mieux le couteau galvanocaustique, de façon à détruire, à racler, à stériliser le foyer septique.

L’incision faite, on pratiquait autrefois une cautérisation avec le fer rouge ou la pâte de chlorure de zinc, ou le perchlorure de fer (Uenucé). Aujourd’hui, afin d’obtenir une bonne cicatrice, on fait, si c’est néces-

FUEONCLE

saire, la réunion secondaire des lambeaux (Guérin), et la plaie est pansée antiseptiquement (eau phéniquée, solution de sublimé, gaze iodoformée, etc., etc.).

(Pour le traitement de l’anthrax des diabétiques, voir

Diabétiques.)

Galactidrose. — Voir Sueur, Sudoripares {glandes).

Gale. — La gale est une affection cutanée des plus fréquentes, connue depuis des siècles et due à la présence dans la peau d’un parasite animal de la classe des arachnides appelé acarus scabiei ou sarcoptes hominis.

Nous renvoyons aux traités spéciaux pour tout ce qui a trait à l’histoire naturelle de l’acarus, et à l’historique, la symptomatologie, l’étiologie, le diagnostic de la gale et des éruptions acariennes essentiellement polymorphes. C’est surtout le sillon de la gale, signe pathognomonique, ses caractères, ses localisations qu’il importe de bien connaître. Mais il faut pour cela voir des galeux, beaucoup de galeux.

Ainsi que les autres parasites animaux en effet, l’acarus provoque des altérations cutanées, le plus souvent caractéristiques par leur forme, leur siège, leur étendue, en un mot leurs signes objectifs. Mais il n’est pas permis d’ignorer que tous les caractères de ces lésions varient considérablement avec le sexe, l’âge, la constitution, l’état de santé, la profession, le fonctionnement plus ou moins régulier des organes des sujets

observés. De la, ces gales anormales si frequentes, dont le diagnostic est souvent beaucoup plus difficile, même pour un dermatologiste exercé, que ne le laissent à penser les auteurs.

Pour ces mêmes raisons, le traitement dea g ale exige une expérience consommée, et comme le dit très bien E. Besnier, « l’art de traiter la gale s’apprend surtout en observant dans les milieux spéciaux où les galeux sont en très grand nombre, à Fhôpital Saint-Louis par exemple (88,039 galeux en dix ans, de 1880 à 1890) ».

Trois indications capitales dominent le traitement de la gale ; 1» Détruire l’acarus, et guérir les manifestations cutanées acariennes.

2» Calmer l’irritation cutanée, et soigner les complications que peut provoquer le traitement même de la gale.

30 Désinfecter les objets ayant servi aux galeux afin dé prévenir les récidives. Traiter les récidives s’il y a lieu.

\o Les préparations employées pour détruire le parasite sont innombrables. Aussi nous garderons-nous bien d’indiquer toutes les formules de pommades, solutions, liniments, poudres, etc., etc., préconisés par les auteurs. Deux cas peuvent se présenter ;

A. — L’irritation cutanée est modérée, le sujet est suffisamme'nt robuste, les différents organes sont sains. — Cure rapide. — Méthode expéditive. — Frotte. — Méthode française de Bazin-Hardy. — Traitement de Saint-Louis.

ter Temps. — Friction énergique sur tout le corps et particulièrement sur les points d’élection avec du savon mou de potasse (savon noir) pendant vingt à trente minutes.

GALE

2e Temps. — Bain tiède d’une heure environ pendant lequel le malade doit se frictionner activement.

3e Temps. — Friction active pendantvingt minutes sur tout le corps bien essuyé, avec la pommade d’Helmerich :

Fleur de soufre.

Carbonate de potasse ....

Eau distillée.

Huile d’amandes douces...

Axonge fraîche.

ou mieux la pommade d’Helmèrich ainsi modifiée par Hardy.

Fleur de soufre. gO grammes.

Carbonate de potasse.. 2g —

Axonge fraîche. 300

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