HUILE DE
plus énergiques, telles que lavages avec solutions de sublimé, de sulfate de zinc, de résorcine 2 p. 100, de tannin 3 p. 100, poudres d’iodoforme, de salol, de dermatol, cautérisations avec une solution ou même avec le crayon de nitrate d’argent, avec de la teinture d’iode, de l’acide lactique pur, du baume du Pérou, etc. Les douleurs seront calmées, grâce aux préparations cocaïnées, morphinées, menthées ou mentholées. Herpès circiné. — (Voir Trichophytie.) Herpès gestationis. {Dermatite herpétiforme récidivante de la grossesse.) — (Voir Dermatites.)
Herpès tonsurant maculeux (de Hébha et Kaposi). — {Noir Pityriasis rosé de Gibert.)
Herpétides. — Éruptions cutanées survenant chez les sujets appelés autrefois Herpétiques.
Herpétide maiigne exfoliatrice. — (Voir Pityriasis rubia.)
Herpétiforme (Dermatite). — (Voir Dermatite.)
Herpétiforme (Impétigo). — (Voir Im¬
pétigo.)
Hirsutie. — (Voir Poils.)
Huile de cade. — Huile pyrogénée noirâtre à odeur pénétrante, à saveurpresque caustique obtenue par distillation sèche du bois de genévrier l’Oxycèdre ou cade, juiiiperus oxycedrus, conifère, très employée dans les alfections de la peau et comme parasiticide à 1 état pur, sous forme de pommades, liniments, emplâtres; à l’intérieur, en gouttes à la dose de 1 à 2 grammes et en pilules, etc...
Cette huile provoque assez souvent une éruption assez intense qui nécessite la cessation momentanée du médicament (Voir Éruptions artificielles).
HYSTEICISME
Hyalome cutané. — (Voir Colloïde miliaire.) Hydrargyrie. — {Voir Éruptions artificielles.) Hydroa. — (Voir Érythème polymorphe.) Hydrosadénites. — (Voir Sudoripares.) Hyperchromie. — (Voir. Pigment.) Hyperesthésie. — (Voir Dermalgie.) Hyperidrose. — (Voir Sueur.) Hypertrichose. — (Voir Poils.) Hypertrophie des ongles — (Voir Ongles.) Hypertrophie des poils. — (Voir Poils.) Hypertrophie pigmentaire. — (Voir Pigment.)
Hystricisme. — (Voir Ichthyose.)
Ichthyol. — L’Ichthyol est retiré d’une roche bitumineuse du Tyrol, formée par un résidu de matières animales décomposées provenant de poissons et d’animaux marins fossiles. Pour le préparer, on distille un mélange d’acide sulfurique et de goudron obtenu parle grillage de ce bitume.
Il a l’aspect du goudron, mais il en diffère par son odeur toute spéciale et par ses propriétés physiques et chimiques. — Riche en soufre, 16 0/0, il a été préconisé par Unna dans le psoriasis et autres maladies de la peau. —C’est un antiphlogistique puissant.
L’ichthyol se présente en pharmacie sous la forme de combinaison avec le sodium, le zinc, le lithium et l’ammonium ; ce sont des sulfoïchthyolates. C’est l’ichthyolate d’ammonium qui est toujours employé sous la désignation d’ichthyol.
Il est entièrement soluble dans l’eau, un peu moins dans un mélange à parties égales d’alcool et d’éther.
Il se mélange en toutes proportions aux graisses, huiles, vaseline, lanoline et glycérine. — Il s’emploie à l’intérieur en capsules de 0,25 centigrammes, et à l’extérieur sous les formes les plus variées : pommade, liniment, épithème, savon, solution, ovules, etc. —
ICHTHYOSE
Depuis Unna, ce médicament, d’une innocuité absolue, a
été appliqué dans un grand nombre de maladies : rhumatismes, brûlures, érysipèle ; en gynécologie, en dermatologie, surtout, etc.
Ichthyose ou Ichtyose. - C’est une conformation vicieuse, congénitale, mais n’apparaissant généralement que quelques mois après la naissance, et persistante de la peau qui est sèche, rugueuse, et se détaché par squames, par lamelles minces ou épaisses, plus ou moins étendues, blanchâtres, grisâtres ou noirâtres bien caractéristiques ; il existe en outre une exagération des plis des sillons de la peau qui est ridée ; les ongles sont ternes, grisâtres et très cassants; les poils sont secs et atrophiés, la transpiration est considérablement diminuée le prurit à peine appréciable; on ne constate aucune modification notable de l’état général des ichthyosiques qui cependant sont assez souvent des nerveux.
On a décrit de nombreuses variétés d’ichthyosc (ichthyose simple, nacrée, noire ou nigricans, serpentine, hystrix, cornée, porc-épic, sébacée, scutulata, sau- ^ riasis, etc.). Il est préférable au point de vue pratique de la diviser en ichthyose légère, moyenne ou intense (sauriasis des anciens auteurs) suivant le degré de développement de la lésion épidermique. On a egalement
décrit des ichthyoses secondaires survenant après des dermatoses étendues (psoriasis, eczéma, pemphi- -us etc ) ou dans le cours de cachexies (tuberculose, cancer), ou enfin chez les vieillards (ichthyose sénile). Mais cès états hyperkératosiques, xerodermiques ne sont pas de fichthyose vraie. Il en, est de même des ichthyoses, dites locales, qu’il convient de ranpr dans un autre cadre nosologique. (Voir Xerodermie, Kératoses.)
ICHTHYOSE
L’ichthyose vraie en effet est généralisée, mais avec , certaines surfaces de réserve plus ou moins nombreuses plus ou moins étendues (plis articulaires, paume des mains, plante des pieds, visage, région génitale) et certains points d’élection (région externe des bras, des cuisses, des fesses, de l’abdomen, etc.).
L anatomie pathologique est peu connue ; ce qu’il faut savoir, c’est que la lésion primitivement épidermique et hyperkératosiqiie entraîne secondairement des altérations des glandes sébacées et sudoripares, qui sont en partie détruites, ce dont il faudra tenir compte dans le traitement des ichthyosiques.
Quant à Vétiologie, elle est des plus obscures; l’ichthyose est très souvent, mais pas constamment, héréditaire • en dehors de Vhérédité, on ne lui connaît aucune cause manifeste.
Traitée avec soin, assiduité et persévérance, elle ne guérit jainais complètement, mais elle peut, alors même qu elle présente une intensité moyenne, être considéra- blement améliorée et ne plus être qu’à peine perceptible, te n est que dans les cas intenses, qui du reste sont rares, que cette difformité cutanée entraîne un trouble reel dans les relations sociales du malade et une gêne plus ou moins considérable dans les mouvements
Traitement local. - Il consiste à provoquer la desquamation des lamelles épidermiques, puisa rendre a la peau sèche, rugueuse et privée de graisse et de sueur, sa douceur et sa souplesse normales. Ce double résultat est rapidement obtenu dans les cas légers et moyens à l’aide de corps gras et de bains, mais pour le maintenir il faut que le malade continue à se soigner pendant des années en espaçant toutefois de plus en plus les médications appropriées.
ICHTHYOSE
Les bains répétés, quelle qu’en soit la composition, produisent rapidement une amélioration sensible (bains simples, savonneux, alcalins ; bains d’amidon, de vapeur, de glycérine (très coûteux); bain turc; bains prolongés, tels qu’on les donne à Louèche et à Schinznach, enveloppement de caoutchouc, qui n’est qu’un bain prolongé, etc.).
Au sortir du bain, qui doit avoir une à deux heures de durée, il faut bien essuyer le malade et faire sur les régions atteintes des onctions grasses, particulièrement avec la glycérine pure, le glycérolé d’amidon (Lailleb), l’huile d’olive, l’huile d’amande douce, l’huile de foie de morue, l’huile de cade, le glycérolé cadique, l’axonge benzoïnée, la vaseline boriquée, le cold-cream, la lanoline boriquée, la pommade au goudron, l’huile de lin sulfurée, la thilanine de E. Saalfeld, la pommade de Wilkinson, etc. Ces onctions seront renouvelées tous les soirs après un savonnage à l’eau chaude et au savon boriqué, ou naphtolé, ou créoliné. — Certains auteurs conseillent des pommades plus compliquées, telles que ;
10 grammes, ââ 20 grammes.
XXX gouttes.
Acide phénique.
Onguent de plomb ...
Lanoline...
Huile d’amande douce.
Essence de lavande.
Acide salicylique.. 1
Acide tartrique. ' ââ 1 gramme.
Résorcine. '
Soufre précipité... 3 grammes.
Axonge fraîche.
IHTHYOSE