IS
1 gramme.
OU encore le chloroforme, l’éther, l’éther naphtolique, 1 à 5 0/0, les lotions arsenicales.
Tous ces divers moyens peuvent, chez les sujets à peau sensible, produire de l’irritation cutanée. Il importe alors de suspendre le traitement parasiticide, de calmer l’irritation produite, et de n’employer ensuite que des agents peu irritants et à doses modérées.
Pétrole.
Baume du Pérou...
Huile de laurier...
PELAi
Les morpions détruits, il faut détacher les lentes; pour cela on emploie le procédé que nous avons indiqué pour les œufs des poux de tête, c’est-à-dire les lotions vinaigrées chaudes suivies de l’application du peigne fin. Le vinaigre mercuriel indiqué plus haut détruit les morpions et détache les œufs.
Après ces différentes opérations, il faut conseiller aux malades de faire passer à l’étuve tous les vêtements qu’ils ont portés pendant qu’ils étaient atteints de morpions.
Quand les morpions siègent dans les cils, il faut s’efforcer de les enlever un à un, ainsi que les lentes, avec une pince à griffes ; ce procédé nécessite beaucoup de patience, mais est préférable à l’emploi des pommades mercurielles (à l’oxyde jaune d’hydrargyre, ou au calomel 1 pour 40). On a conseillé de couper les cils à ras, mais ce moyen ne met pas à l’abri des récidives. Il faut en outre chez les enfants faire disparaître la source de la contagion et surveiller avec soin les personnes de leur entourage.
’Pela.û.e {Alopécie en aires. Porrigo decalvans). — La Pelade proprement dite, la pelade vulgaire commune est une affection des plus fréquentes caractérisée par l’apparition dans le cuir chevelu ou la barbe d’une ou plusieurs plaques dénudées plus ou moins régulièrement arrondies ou ovalaires, blanches, lisses, de volume très variable, pouvant dans quelques cas prendre une extension considérable, s’étendre à tout le cuir chevelu, à la barbe, à la moustache, aux sourcils, aux cils et à tous les poils du corps. — Pelade décalvante qui évolue parfois avec une rapidité extrême.
Les cheveux à la périphérie des plaques peladiques constituées ou des plaques en voie d’évolution, sont
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cassants, fragiles ; un certain nombre d’entre eux sont freles, amincis, poussiéreux, atrophiés, cadavérisés, venant à la moindre traction ; leur extrémité radiculaire est amincie, effilée, recourbée (cheveux en crosse) tenant ou non avec la gaine vitreuse : si le cheveu se casse, ses fragments sont en pinceaux. — La peau des plaques est blanche, lisse, éburnée, non cicatricielle, parfois déprimée, plissée, non enflammée ; exceptionnellement elle est rosée, ou œdémateuse quelquefois comme empâtée ; la sensibilité y est normale ou légèrement atténuée, la démangeaison à peu près nulle ; quelques malades se plaignent de fourmillements pré-' cédant l’apparition d’une plaque.
Les plaques peladiques évoluent lentement, irrégulièrement, peuvent disparaître spontanément, ou bien rester longtemps stationnaires, puis brusquement augmenter de volume ; quelquefois une seule plaque persiste, les autres disparaissent, puis, sans cause appréciable, de nouvelles apparaissent au voisinage de la plaque primitive ou loin d’elle. De même la pelade décalvante peut survenir d’emblée ou apparaître dans le cours d’une pelade en plaques disséminées. La durée de la pelade est indéterminée. Parfois une fine repousse de follets blancs, incolores, survient, et demeure très longtemps sans modification ; puis ces follets tombent, des cheveux sains apparaissent, ou bien les plaques restentde nouveau dénudées. Les rechutes et les récidives sont fréquentes.
Tels sont les caractères essentiels de la pelade vulgaire relativement facile à diagnostiquer. Mais à côté de cette forme si fréquente il existe d’autres variétés cliniques qu’il faut connaître, telles que la pelade à cheveux fragiles, pelade pseudo-tondante de Lailler, caracté-
risée par l’existence à la périphérie ou au centre de la plaque de tronçons de cheveux coupés, cassés, simulant des cheveux trichophytiques ; mais ces cheveux s’arrachent à l’aide d’une pince avec la plus extrême facilité; ils viennent avec leur bulbe, et, examinés au microscope, ne renferment pas de trichophyte, mais présentent les altérations de dystrophie pilaire caractéristiques de la pelade. — ha, pelade disposée non pas en plaques, mais en ôantfes allongées, irrégulières occupant de préférence la bordure du cuir chevelu, variété à évolution très lente, et à durée très longue. — La pelade à plaques très petites, très nombreuses, irrégulières, disséminées sur tout le cuir chevelu, simulant l’alopécie syphilitique en clairière ; le diagnostic est alors d’autant plus difficile que la pelade s’observe relativement souvent chez les syphilitiques.
Toutes ces formes cliniques de la pelade commune vraie ne seront pas confondues avec les nombreuses variétés d’alopécies peladiformes de la trichophytie, du favus, delà syphilis, delà séborrhée du lupus érythémateux, de lalèpre, delà sclérodermie, duvitiligo, etc. De même, les alopécies athrepsiques temporaires consécutives aux fièvres graves, aux cachexies, et les alopécies innommées de E. Besnier {Pseudo-pelades, acné décalvante deLailler. Alopécie peladiforme pseudo-cicatricielle com-
1. La séborrhée dépilante est souvent confondue avec la pelade, surtout en raison de ce fait que la plupart des sujets atteints de pelade ont en même temps une séborrhée plus ou moins intense du cuir chevelu, ainsi que nous l’avons fréquemment observé ; coïncidence, ou rapport de cause à effet, nous ne saurions encore le dire; en tout cas, il importe de traiter cette séborrhée en même temps que la pelade pour éviter l’appa- ,rition de nouvelles plaques de pelade. La pelade décalvante généralisée débute également quelquefois par une séborrhée dépilante intense et à marche rapide.
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mune et irritative. Folliculites et périfolliculites peladoides décalvantes de Quinquaud) ne constituent pas la vraie pelade de'crite ici. (Voir Alopécie et folliculites.)
L’étiologie et la pathogénie de la pelade sont un des chapitres les plus intéressants et les plus discutés de la dermatologie. Tant qu’on n’aura pas découvert dans le poil, l’épiderme, le derme, ou mieux l’appareil folliculaire, les vaisseaux, les nerfs, l’agent pathogène extrinsèque de la pelade, la question restera ouverte. Trois théories sont en présence :
1“ Théorie parasitaire, la plus répandue.
2» Théorie nerveuse ; la pelade est une trophonévrose, ou mieux une dystrophie pilaire.
3° Théorie mixte ; Il existe deux pelades : l’une contagieuse, à parasite encore inconnu, l’autre nerveuse. Malheureusement il est absolument impossible cliniquement de distinguer ces deux pelades.
Signalons encore l’opinion assez étrange, en apparence du moins, de quelques auteurs anglais autorisés qui disent que le pelade est la trichophytie de l’adulte.
Il est certain que les cas de contagion de la pelade sont nombreux : contagion directe (écoles, asiles, couvents, collèges,' régiments, enfants de la même famille, parents et enfants, médecins et malades, etc.); contagion indirecte (ustensiles de coiffure, tondeuses, peignes, chapeaux, oreillers, voitures, chemins de fer, meubles, etc.), et que les conditions générales d’apparition de la pelade sont à peu près les mêmes, mais à un degré bien moindre, que celles des dermatomycoses (épidémies, foyers, fréquence plus' grande dans les villes, etc.).
Mais il existe des cas fort nombreux où la contagion n’a pas été observée ; on sait, il est vrai, combien il est
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difficile dans la plupart des maladies contagieuses de remonter directement à la source même de la contagion.
D’autre part, la pelade subvient assez souvent brusquement à la suite d’émotions violentes, de grands chagrins, de traumatismes, chez les sujets nerveux, impressionnables ou même atteints d’affection nerveuse ,’ la pelade décalvante est particulièrement observée dans ces conditions chez l’adulte; il n’est pas très rare également de voir la pelade apparaître chez les enfants nerveux de parents nerveux ayant eu autrefois la pelade (alopécie peladique héréditaire). Les récidives à longue échéance de la pelade ont été assez souvent observées, enfin on connaît les expériences de Max Joseph (Pelades expérimentales). Tous ces faits viennent à l’appui de la théorie nerveuse de la pelade. Leloir leur donne le nom de Peladdides trophonévrotiques.
Mais ne faut-il pas admettre que l’état névropathique du sujet ou le choc nerveux ne sont qu’une condition prédisposante au développement de l’agent transmissible encore inconnu de la pelade?
Il convient donc de réserver son opinion et de rechercher avec le plus grand soin dans tous les cas de pelade soumis à l’observation, toutes les sources possibles de contagion en se pénétrant bien de cette idée que la contagion de la pelade vulgaire est des plus difficiles à constater, des plus capricieuses, des plus obscures, qu'elle n’est pas constante, fatale, mais que les nombreux faits négatifs n’infirment nullement la valeur des faits positifs.
Cette question de la nature de la pelade est très importante pratiquement, car, la contagiosité une fois
admise avec les restrictions que nous avons indique'es, doit entraîner des nombreuses mesures prophylactiques indispensables que nous allons indiquer : nous les publionstellesqu’ellesontétévotéesparrAcadémiedemédecine àla suite du remarquable mémoiredeM.E. Besnier.
Prophylaxie publique et privée (E. Besnier. Bulletin de l'Académie de médecine, 31 juillet 1888). — « Malgré les inconnus qui obscurcissent encore la question des alopécies peladiques, la transmissibilité de la maladie soit aux individus, soit aux agglomérations, est basée sur des preuves assez certaines, et elle se réalise assez souvent pour qu’il soit impossible de ne pas chercher à préserver les sujets sains, que les circonstances obligent à vivre en commun avec les malades.
•1“ Mesures de ■prophylaxie générale.
I. — Dans tous les établissements publics, asiles, écoles municipales, pensions, lycées, écoles supérieures, corps de troupe, administrations et généralement dans toutes les agglomérations, aucun sujet atteint de pelade ne peut réclamer son admission ou sa conservation comme un droit. Cette admission ou cette conservation restent subordonnées aux résultats do l’enquête ouverte par les médecins particuliers à chacun de ces groupes.
Pour le cas où l’intéressé n’accepterait pas la décision de ces médecins, ou si ceux-ci déclinaient la responsabilité à encourir, la question serait portée devant une commission compétente nommée par l’autorité supérieure.
II. — Les mesures de prophylaxie générale doivent être dirigées de manière à protéger les sujets sains contre les contacts médiats ou immédiats avec les régions atteintes de pelade.
Les contacts immédiats seront évités, en maintenant la tête des peladiques couverte, ou au moins en oblitérant exactement la surface malade; les bonnets, les perruques partielles ou totales, les emplâtres agglutinatifs, les enduits de collodion ou de traumaticine, etc., peuvent être utilisés selon les diverses circonstances.
Sans parler de la thérapeutique à employer, qui doit être laissée à la direction absolument indépendante du médecin traitant, il est nécessaire de dire que l’exécution de ce traite-
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ment a une importance de premier ordre dans la prophylaxie générale de la pelade. Le sujet peladique, régulièrement soigné et soumis à des mesures, de propreté convenables, représente le minimum possible de danger pour les sujets sains avec lesquels il peut être mis en rapport.
Concourent au même but tous les moyens de nettoyage et de propreté qui doivent être strictement appliqués aux peladiques :
Pendant toute la durée de la maladie, ils auront les cheveux tenus courts sur toute la tête ; la barbe sera rasée ou coupée rase aux ciseaux; chaque matin, les parties malades seront exactement lavées à l’eau chaude et au savon, sans préjudice des moyens thérapeutiques que le médecin traitant jugera utile d’appliquer et dont il conserve la plus libre disposition. Ces mesures ont pour seul but d’éliminer régulièrement de la surface de la tête tout élément qui y serait déposé et qui pourrait être un agent de transmission; elles sont absolument de rigueur.
Il sera prudent de les continuer longtemps après la guérison confirmée, non seulement pour assurer celle-ci, mais encore pour prémunir les sujets sains contre la contamination directe ou indirecte, au cas, très fréquent, de guérison imparfaite ou de récidive.
On s’attachera avec autant de soin à mettre les sujets sains à l’abri du contact, particulièrement sur la tête ou sur la face, avec les objets ayant été en rapport avec les parties malades; on interdira et on préviendra par les mesures appropriées, soit dans les familles, soit dans les divers établissements, l’échange des coiffures, la communauté des objets de literie, particulièrement des oreillers, traversins, lits de camp, appuis de tête divers, et l’on devra au moins les recouvrir, si l’on est obligé de s’en servir, de linge appartenant au sujet sain.
Tous les objets ayant été en contact avec la tête des peladiques seront désinfectés, sinon détruits. Cette mesure est nécessaire, même pour le peladique, qui peut être réinfecté par ses propres coiffures.
Les objets de toilette du sujet malade doivent lui être réservés exclusivement; il ne serait pas inutile d’aviser les coiffeurs que cette mesure est de rigueur pour tout client sur la tête duquel existe une plaque de pelade, maladie qu’ils connaissent très bien.
Dans les agglomérations où la tondeuse est en usage, celle-ci sera momentanément abandonnée aussitôt qu’on aura constaté l’existence d’un peladique dans le groupe auquel elle sert; entout temps .il serait bien de la désinfecter par immersion et mise en action dans Thuile ou dans la glycérine portées à Tébul-
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lition, les ciseaux ordinaires imbibés d’alcool pourront être aisément et rapidement flambés.
Enfin, on portera quelque attention, dans la recherche de l’origine des pelades, sur l’état des animaux domestiques.
2» Mesures de prophylaxie spéciale.
III. — Chaque sujet atteint de pelade fera l’objet d’une enquête médicale qui aura surtout pour but de rechercher, par une analyse attentive du cas particulier, les conditions dans lesquelles la maladie s’est développée, ses origines probables ou certaines, et de déterminer la période à laquelle est arrivée l’affection. Son ancienneté, son état stationnaire, le bon état du cuir chevelu en dehors de la portion dénudée, sa réparation manifestement en voie d’exécution, sont au nombre des conditions qui permettront l'admission ou la conservation sous certaines réserves qui seront formulées ; les circonstances opposées, le début récent, l’augment manifeste, la multiplicité des plaques alopéciques et le peu d’adhérence des cheveux alentour motiveront, au contraire, la non-admission, le renvoi ou l’isolement temporaires. Dans l’application, dont le détail va être indiqué, les règles pourront être modifiées par le médecin sçlon les différentes conditions et les cas particuliers et toutes les fois où il le jugera utile.
IV. — Pour les asiles et les écoles de la première enfance, la non-admission, l'exclusion ou l’isolement effectif seront la règle parce que la rigueur de ces mesures n’a pas pour les enfants de cet âge la même gravité que pour ceux qui sont plus avancés, et parce qu’il est impossible de compter en rien sur leur concours.
V. — Dans les écoles primaires, il sera possible d’admettre les peladiques, à la condition qu’ils demeurent séparés pendant les classes, isolés pendant les récréations, soumis à un traitement approprié et aux mesures de propreté ci-dessus indiqués, enfin qu’ils auront la tête couverte toutes les fois que l’étendue et le nombre des plaques alopéciées ne permettront pas d’en faire l’occlusion effective.