MALADIE DE. PAGET OU DU MAMELON
enfin d’un ou plusieurs panaris avec nécrose des phalanges, panaris indolents entraînant des déformations notables, la chute et des altérations des ongles. En même temps on observe des gerçures plus ou moins profondes de la face palmaire de la main et des doigts, des exulcérations des extrémités digitales, des phlyctènes. Cette affection a une marche progressive, lente, se confine pendant plusieurs années à un membre, puis atteint le côté opposé. Elle ne semble pas susceptible de guérison, mais les poussées de panaris peuvent cesser. Son étiologie est inconnue. Peut-être pourrait-on invoquer le rhumatisme, l’impaludisme, la lèpre (?). — Plusieurs auteurs admettent l’identité de la maladie de Morvan et de la syringomyélie. Joffroy et Achard ont constaté les lésions médullaires de la syringomyélie dans l’autopsie d’un sujet atteint du complexus symptomatique de Morvan.
Dans d’autres cas, on a constaté une myélite scléreuse occupant le§ parties centrales et postérieures de la moelle, avec névrite périphérique secondaire.
Ces questions sont encore à l’étude et sont du domaine de la pathologie médicale, ainsi que l’identité de certains faits de syringomyélie et de maladie de Morvan avec la lèpre (Lèpre mutilante. Forme anesthésique de Danielssen. — Zambaco-Pacha : Communication à la Société de Dermatologie et de Syphiligraphie, Paris, 8 décembre 1892).
Maladie de Paget ou du mamelon. — Épithéliomatose eczématoide de la mamelle (E. Besnier). |— On désigne sous ce nom une affection relativement peu fréquente de l’aréole du sein et du mamelon, qui a été classée par L. Wickham, Darier, etc., dans le groupe des psorospermoses cutanées (voir ce mot), qu’il importe