‹ Traitement des affections de la peau. Tome IIChapitre 35 sur 47 · L. BROCQ · texte numérisé non relu

L. BROCQ

Talc. 40 grammes.

Sous-nitrate de bismuth. 4o —

Permanganate de potasse. 13 —

Salicylate de soude. 2 —

Acide salicylique.,... 3 parties.

Amidon... 10 —

Talc pulvérise. 87 —

Pendant la nuit, afin que cette poudre reste bien en contact avec les parties malades, le sujet devra porter des gants ou des chaussettes de fll très minces. Ces différentes poudres devront en outre être appliquées encore après guérison à titre prophylactique.

Quelques auteurs] recommandent les bains suisndi-

GLANDES SUDOEIPAEBS 329

qués, puis l’application d’une des pommades suivantes de préférence aux lotions :

Pommade de goudron végétal. ) q g

Onguent sulfureux d’E. Wilson- 1

Ou bien :

Ichthvol...25 grammes.

Eau . IS -

Lanoline.. .2o

Ou bien :

Acide salicylique.

Suif de mouton..

1 gramme.

SO grammes.

(Pommade employée dans l’armée prussienne.)

Quand l’hyperidrose, comme c’est la règle pour la région plantaire, se complique de bromidrose, on doit agir plus énergiquement.

Il faut alors employer les remèdes que nous venons d’énumérer, mais en forçant les doses actives ; 1 acide borique, l’acide tartrique, le naphtol, Tichthyol, le permanganate de potasse seront plus particulièrement indiqués.

Solutions avec :

Eau .... 200 grammes.

Bichromate de potasse. 30

Essence de lavande.. 2

Oxyde rouge de plomb....

Sous-acétate de plomb liquide...

1 gramme.

29 grammes..

Appliquer tous les quatre à cinq jours en badigeonnages.

GLANDES SUDORIPAEES

Solution avec :

TSHAPPB

Sulfate de fer.

Sulfate de zinc.

Sulfate de cuivre.

Naphtol.

Acide hypophosphoreux....

Eau distillée.

Lotionner matin et soir.

Pommade avec :

Ichthyol... .

Térébenthine..

Pommade à l’oxyde de zinc.

jS grammes.

tS — og^as.

0gL35.

0gr,75.

230 grammes.

S parties.

Le traitement généralement employé en Allemagne et préconisé par Hébra et Kaposi, à qui il aurait donné toujours (?) des résultats très satisfaisants, est le suivant. Après avoir bien lavé et séché les pieds, on les enveloppe complètement avec un morceau de grosse toile sur laquelle on a étalé une couche épaisse de l’onguent diachylon de Hébra dont voici la formule :

Litharge.. 100.

Huile d’olivi-.. 400.

Faites chauffer à feu doux, en ajoutant peu à peu de l’eau pour faire un onguent de consistance assez ferme, puis ajoutez huile de lavande dix parties.

On a bien soin de mettre entre les orteils et dans les replis inférieurs des plumasseaux de charpie enduits de cette pommade. Par-dessus cette toile, le malade met des bas et des souliers neufs et peut continuer à vaquer à ses occupations. Mais il est préférable qu’il reste couché. Au bout de vingt-quatre heures, on retire la toile, on frotte les pieds sans les laver pour enlever la

GLANDES SUDOEIPAEES

charpie, et l’on applique un second pansement, que l’on renouvelle tous les jours pendant dix à quinze jours. Puis on cesse la pommade et l’on poudre soigneusement soir et matin les pieds avec l’une des poudres indiquées. Bientôt l’épiderme se détache en lames épaisses, jaunâtres, brunâtres, comme du parchemin, et la peau se recouvre d’un épiderme tendre et blanc ; c’est alors seulement qu’on lavera les pieds. Si la guérison n’est pas complète, Kaposi recommande de recommencer tout de suite le traitement dans son entier, et la guérison est certaine (?).

D. Anidrose. — On désigne sous ce nom ta diminution ou la disparition de la sécrétion de la sueur; l’anidrose ne constitue pas une affection cutanée proprement dite, mais elle est localisée ou généralisée et liée soit à une dermatose (eczéma chronique, psoriasis, ichthyose, érysipèle, dermatites exfoliatives, xérodermie pigmentaire, peau sénile, etc.), soit à un trouble de l’état général (cachexie tuberculeuse ou cancéreuse, diabète, hystérie).

Le traitement est celui de l’affection à laquelle est due l’anidrose ; il faut en outre par tous les moyens possibles s’efforcer de stimuler la fonction cutanée éteinte. Bains chauds prolongés, bains de vapeur, hydrothérapie, frictions, massage, injections de pilocarpine, médication sudorifique et diurétique (ammoniaque, jaborandi, gaiac, salsepareille, propylamine, sassafras, bardane, chiendent, stigmates de maïs, scille, digitale, etc.).

E. Chromidrose ou chromocrinie cutanée (Le Roy DE Méricourt). — On désigne sous ce nom les sueurs colorées soit en rouge {érythridrose), soit en bleu (cyanidrose), soit en jaune, en vert, en noir, etc. La chromidrose vraie est extrêmement rare, et bien des observations

GLANDES SUDOEIPARES

publiées ne sont que des cas de pseMdo-chromidroses tinctoriales ou provoquées ; quand elle existe, elle est le plus -souvent de nature hystérique ; la coloration bleue serait due soit à un phosphate de protoxyde de fer (Scherer), soit à un champignon à spores bleues (Bergmann), soit à l’indican, au bleu de Prusse, à la pyocyanine, etc. Quant à la sueur rouge, elle est moins rare, s’observe surtout au creux de l’aisselle chez les sujets qui ont les cheveux et les poils rouges et sont atteints d’hyperidrose. Aux poils sont accolés des petits grains jaunes ou rougeâtres, très adhérents comme des lentes, renfernjant des micrococci (micrococcus de l’hostie sanglante, BALZERet Barthélemy), extrêmement nombreux et résistant souvent au traitement qui consiste, en outre de celui de I hyperidrose, en bains alcalins, lotions alcalines ou savonneuses chaudes, lotions de sublimé au millième ; après avoir bien essuyé, on passe un peigne très fin, puis on saupoudre avec parties égales de poudre d’amidon et de talc.

F. Hématidrose. — La sueur sanglante est du domaine de la neuropatbologie; c’est en effet une névropathie glomérulaire hémorrhagique caractérisée par une diapédèse sanguine d’origine nerveuse provenant du réseau vasculaire du système sudoripare (E. Besnier) occupant de préférence le dos des mains et des pieds, les paupières, le thorax et l’abdomen. A l’hématidrose se rattache l’histoire des hystériques stigmatisées.

G. Galactidrose Uridrose. — La sueur laiteuse, le lait répandu n’existent pas. Quant à la sueur urineuse, c’est-à-dire renfermant les principes constitutifs de l’urine, on l’observe parfois, très rarement, il est vrai, quand il existe un trouble profond de la fonction rénale ; mais ce n’est pas là une altération essentielle de la

,A.NDES SUDOEIPABES

sécrétion sudorale, et il n’y a pas lieu d’en faire une

espèce particulière.

H. Sudamma, miliaire. — Une hyperidrose très abondante s’accompagne parfois d’une éruption de petites vésicules extrêmement fines, transparentes, du volume d’un grain de millet ou d’une tête d’épingle, contenant un liquide clair; ce sont les sudamina (ou bourbouilles, lichen tropicus, ainsi nommés parce qu’on les observe souvent dans les pays chauds) qui surviennent surtout chez les sujets jeunes, à peau très fine, peuvent se réunir et former des nappes bulleuses légèrement saillantes, s’accompagnent d’un prurit modéré, ont une durée généralement courte, se déchirent et laissent échapper leur contenu; la peau est alors le siège d’une fine desquamation lamelleuse qui disparaît rapidement.

Les sudamina occupent de préférence le ventre, le thorax, les aines, le cou; parfois ils sont extrêmement confluents et entourés d’une petite aréole rosée. Dans ce cas, leur apparition est généralement précédée par quelques phénomènes généraux, fièvre légère, chaleur, prurit, auxquels succèdent des taches rosées ou rouges qui se couvrent des éléments décrits : l’affection prend alors le nom de Miliaire d’abord rouge, qui peut devenir blanche (miliaire cristalline), puis jaune, par la transformation purulente du contenu des vésicules.

Les sudamina qu’on observe en dehors des hyperidroses essentielles ne sont pas rares dans les pyrexies et particulièrement dans la fièvre typhoïde, la scarlatine, la tuberculose aiguë, les septicémies, le rhumatisme articulaire aigu, et surtout la Suette miliaire;

leur pathogénie n’est pas élucidée; pour certains auteurs,

ils seraiebt dus à une exsudation aqueuse des vaisseaux

334 GLANDES SUDOEIPARES

papillaires entre les couches épidermiques soulevées ; pour d’autres (L. Bhocq), ils seraient des petits kystes sudoripares par rétention.

Le tToitgnient est exactement celui de l’hyperidrose générale. Il faut, chez les sujets hyperidrosiques à peau délicate et prédisposée aux sudamina, favoriser la diurèse parles diurétiques, les purgatifs, les diaphorétiques. On leur conseillera de changer fréquemment de linge et d’éviter déporter des vêtements trop chauds.

Gomme traitement local on évitera surtout les agents médicamenteux susceptibles de provoquer une irritation du tégument; on prescrira des bains émollients tièdes, des lotions tièdes avec de la décoction de racine de guimauve, ou de l’eau renfermant quelques gouttes de créoline, ou de vinaigre aromatique, ou d’Eau de Cologne, ou d eau blanche quand il y a un peu de prurit. Puis on saupoudrera avec des poudres (amidon, talc, lycopode, oxyde de zinc, sous-nitrate ou salicylate de bismuth) pures ou mieux mélangées entre elles (voir ci-dessus); car, employés isolément, l’amidon et le lycopode font souvent, avec les liquides exsudés, une pâte susceptible de devenir une cause d’irritation.

Enfin, quand il y aura des lésions de grattage assez accentuées, on prescrira des pommades faibles à l’oxyde de zinc. Duhring recommande, dans les cas intenses, la lotio nigra, dont voici la formule :

Eau de chaux.:.... ISO grammes.

Calomel... ^ gramme.

Ou encore :

Eau simple.

Extrait alcoolique de grindelia robusta.

ISO grammes.

SYBINGOMYÉLIE

2» Affections des glandes sudoripares. — Les inflammations des glandes sudoripares en dehors des idradénites et périadénites sudoripares, si bien décrites par Verneuil et qui sont du domaine de la chirurgie, sont encore trop peu connues, ainsi que les tumeurs des glandes sudoripares pour que nous les décrivions ici. (Voir Adénomes sudoripares et Idradénomes. Folliculites, Epithéliomes.) Les glandes sudoripares peuvent en outre être atteintes dans certaines maladies générales telles que la syphilis, la lèpre, la tuberculose, etc.

Sulfo-carbol. — Acide orthoxyphényl-sulfureux, acide sozolique, aseptol. — C’est un éther de l’acide sulfureux. Liquide sirupeux (D = 1,400) de teinte rose, à odeur piquante, doué de propriétés antifermentescibles, antiputrides et antiseptiques énergiques. Soluble en toutes proportions. S’emploie en dermatologie pur contre les verrues et en solution de 1 à 1 0/0 pour hâter la cicatrisation des plaies.

Sycosis. — (Voir Eczéma pilaire, Acnés pilaires, cicatricielles, dépilantes. Folliculites, Trichophytie.)

Syringo-cystadénome. — (Voir Epithéliome kystique bénin.)

Syringomyélie . — La syringomyélie est une affection médullaire, qui est par conséquent du domaine de la neuropathologie, mais qui se rattache à la dermatologie par les nombreuses et diverses altérations cutanées qui s’observent en même temps que l’atrophie musculaire, les troubles de la sensibilité (dissociations syringomyéliques de Charcot), la scoliose, la diminution ou l’abolition des reflexes tendineux, etc. Ces altérations cutanées consistent en troubles trophiques cutanés siégeant le plus souvent aux membres, supérieurs surtout, au niveau des régions atteintes de troubles

SYRINGOMYÉLIE

de la sensibilité et d’atrophie musculaire; elles consistent en lésions vésiculeuses, phlycténoïdes, en ulcères rebelles analogues à ceux du mal perforant palmaire ou plantaire, en pigmentation cutanée, en hyperkératinisation, parfois même en gangrène cutanée pouvant occasionner des cicatricesvicieuses. Auxmains, aux doigts, ces lésions sont plus particulièrement accentuées, ont une grande analogie avec le complexus symptomatique désigné sous le nom de maladie de Morvan (voir ce mot), et sont caractérisées par des crevasses de la peau qui est épaissie, fendillée, par des ulcérations persistantes ; d’autres fois par ce qu’on a désigné sous iQïiomdQglossy-skin, d’autres fois enfin par des panaris analgésiques avec nécrose des phalanges. Les ongles sont le pins souvent altérés, ils sont fendillés, déformés, hypertrophiés; quelquefois ils sont bombés. Tous ces phénomènes évoluent avec la plus extrême lenteur. D’après Zambaco-Pacha, certains faits de syringomyélie devraient être rattachés à la lèpre mutilante. Dans ces faits ambigus, Texamen bactériologique doit être fait avec le plus grand soin. (Voir Lèpre.)

Tache atrophique. — (Voir Atrophie cutanée.)

Tache bleue. — (Voir Pédiculose.)

Tache café au lait. — (Voir Nævus.)

Tache congénitale. — (Voir Nævus.)

Tache de feu. — (Voir Nævus.)

Tache de rousseur. — (Voir Pigmentation.)

Tache de vin. — (Voir Nævus.)

Tache hémorrhagique. — (Voir Nævus.)

Tache hépatique. — {YoirPityriasisversicolore.)

Tache pigmentaire. — {Yoir Nævus.)

Tanne. — (Voir Acné.)

Tatouages. — De nombreux procédés ont été indiqués pour détruire les tatouages. Celui qui semble donner les meilleurs résultats est celui du docteur Variot {Comptes rendus de la Société de Biologie, juillet 1888). On verse d’abord sur les parties tatouées une solution concentrée de tanin; puis, à l’aide d’un jeu d’aiguilles à tatouer, on fait des piqûres ■ serrées sur toute la suface cutanée qu’il s’agit de décolorer; on introduit ainsi, dans la partie superficielle du derme, une certaine quantité de tanin ; après quoi on passe, en frottant activement sur toutes les parties ainsi piquées au tanin, le crayon de nitrate d'argent, et on n’essuie que

TÉLANaiBCTASIE

lorsqu’on voit les piqûres se détacher en noir foncé par la formation d’un tannate d’argent qui s’est produit dans les couches superficielles de la peau.

Les deux temps de cette petite opération peuvent se faire très vite et ne provoquent qu’une douleur modérée. Il se produit une réaction inflammatoire légère et une eschare noire, mince, très adhérente aux parties sous-jacentes; qui se détache spontanément au bout de IS à 18 jours, laissant à la place du tatouage une cicatrice superficielle rouge ou rosée qui se décolore peu à peu.

Teigne amiantacée. — (Voir Eczéma et Séborrhée du cuir chevelu.)

Teigne faveuse. — (Voir Favus .)

Teigne granulée. — (Voir Impétigo.)

Teigne imbriquée de Manson. — (Voir Trichophytie des parties glabres.)

Teintures. — (Voir Poils.)

Télangiectasie. —On désigne ainsi la dilatation dés vaisseaux capillaires formant de fines arborisations plus ou moins abondantes. Quand la dilatation existe sur de fines ramifications veineuses, on lui donne le nom de veinosités.

La télangiectasie peut être congénitale (voir Naevus vasculaire) ou acquise. Elle est alors idiopathique ou primitive, ou, le plus souvent, secondaire, symptomatique, s’observant soit dans une foule d’affections cutanées différentes (acné, couperose, kératose pilaire, lupus, lèpre, verrues, etc., etc., voir ces mots), soit quand il existe un trouble de la circulation locale ou générale, et particulièrement de la circulation en retour (maladie du cœur et des poumons, asystolie, cyanose, compressions vasculaires lentes, -asphyxie chronique, asthme chronique, etc., etc.).

TEYOHOMYCOSE NOUEUSE OU NODULAIRE 339

La télangiectasie acquise idiopathique est fort rare, et, en tout cas, très discutable.

Il existe enfin une affection peu connue, désignée sous le nom de télangiectasie verruqmuse ou mieux à’angiokératome (voir ce mot).

Le traitement des télangiectasies consiste presque exclusivement à rechercher la cause de la dilatation vasculaire et à la combattre.

La série des médicaments vaso-constricteurs (ergotine, hamamelis virginica, belladone, quinine, etc.), semblerait indiquée, mais ne donne aucun résultat. Le traitement local est celui du nœvi vasculaires (voir ce mot).

Tique. — (Voir Parasites.)

Toxidermies. — (Voir Erythèmes.)

Traumaticine. — La traumaticine est une solution de gutta-percha dans du chloroforme (10 p. 90). Elle est employée dans les maladies de la peau, soit pure comme collodion, soit additionnée de substances médicamenteuses : acide chrysophanique, oxyde de zinc, acide pyrogallique, acide salicylique, naphtol, etc.

Trichomanie. — (Voir Alopécies.)

Trichomycose noueuse ou nodulaire (Piédra). — Sous ce nom, Juhel Renoy décrit une affection des poils et des cheveux parasitaire et contagieuse qui ne s’observe guère que dans la Colombie (Piédra d’Osorio de Bogota). Elle peut occuper exceptionnellement la barbe, mais c’est surtout chez les jeunes femmes à longue chevelure qu’on la rencontre; elle est caractérisée par la présence sur les cheveux de nombreuses nodosités blanchâtres, dures, simulant les lentes, mais plus petites, formant, sur la tige du cheveu, qui seule est atteinte, des anneaux complets on

TEIOHOPHYTIB

incomplets. Les cheveux sont sains, mais frisent et s’entremêlent. La trichomycose est due à un parasite spécial qui ne pénètre pas dans l’intérieur du poil, et est constituée par un amas de grosses spores et de nombreux filaments mycéliens (Jehel Renoy).

Le traitement consiste uniquement dans l’extraction de ces parasites. Pour cela, il faut, quand les cheveux sont entremêlés, constituant une sorte de plique, prescrire des pulvérisations chaudes fréquentes, des douches de vapeur répétées avec une solution de sublimé à 1 p. 1,000 ou 500. Quand les cheveux sont bien imprégnés, on fera des applications de peigne fin en ayant soin de passer le peigne dans le sens de la longueur du cheveu, comme nous l’avons indiqué à propos des lentes des poux de tête. Si le sujet s’y soumet, on peut couper les cheveux. La teinture d’iode et l’éther de pétrole semblent avoir une action parasiticide marquée, mais leur emploi est peu pratique en raison de leur coloration et de leur odeur.

Trichophytie. — On désigne sous ce nom les lésions produites par un parasite (Botrytis trichophyton, ou trichophyton tonsurant de Gruby et de Malmsten) qui comprennent, suivant leur localisation, quatre variétés que l’on peut observer isolées ou associées :

1° La Trichophytie du cuir chevelu (Teigne tondante) ; ■ 2° La Trichophytie de la barbe ou sycosis parasitaire de Bazin ;

2' La Trichophytie des cils (Gailleton) ;

3“ La Trichophytie cutanée ou des parties glabres. Herpès circiné parasitaire, etc. ;

4» La Trichophytie des ongles ou onychomycose trichophytique.

TBICHOPHYTIE

On trouvera dans les traités spéciaux la description détaillée, Thistoire naturelle du trichophyton, parasite spécialbien étudié, bien connu, transmissible deThomme à rbomme, des animaux à l’homme et réciproquement, à un degré plus marqué encore que l’achorion de Schônlein : nous ne pouvons insister ici sur la question de la pluralité d’espèces de trichophyton *.

A. Trichophytie du cuir chevelu. — Herpès tonsurant de Willan. — Teigne tonsurante. — Teigne tondante de Mahon. — Porrigo scutulata. — Squarus tondens. — Ringwormdes Anglais, etc. — C’estlavariété lapluscommune en France, du moins, et particulièrement à Paris et dans les villes, contrairement au favus, qui est plutôt une teigne rurale. Elle est extrêmement contagieuse et semble depuis une trentaine d’années, malgré les progrès de l’hygiène, devenir, ainsi que la Pelade, de plus en plus fréquente. Particularité des plus intéressantes et rendant dans nombre de cas le diagnostic plus aisé, elle ne s'observe que chez les enfants; après la quinzième année, elle disparait spontanément ; il semble que le cuir chevelu devienne alors impropre à la germination du parasite; on a bien signalé quelques cas de trichophytie du cuir chevelu chez l’adulte, mais ils sont excessivement rares et constituent une exception infime à la règle. Sur un total de plus de 1,500 cas, je n’ai observé que deux fois chez des femmes de 23 et 30 ans, des plaques nettes de trichophytie qui, dans les deux cas, occupaient la région rétro-auriculaire au niveau de la frontière du cuir chevelu, et ont guéri aussi rapidement que des plaques de trichophytie des parties glabres.

1. Consulter le très remarquable travail de Sabouraud in Annales de Dermatologie et de Syphiligraphie, 1892, p. 1061 et suiv.

TBIOHOPHYTIE

Les principaux caractères de la teigne tondante sont les suivants : Début par de la rougeur, une très légère tuméfaction et très rarement par des vésicules éphémères apparaissant sur un ou plusieurs points du cuir chevelu qui bientôt sont le siège d’une desquamation fine, grisâtre, abondante et d’un léger prurit. — Le parasite n’a encore envahi que l’épiderme ; mais, dès que les cheveux sont infiltrés, — et la végétation intfa-pilaire du parasite est considérable, — ils augmentent de volume, deviennent secs, friables et se cassent, soit directement, soit sous l’action de la pince, avec la plus grande facilité; aussi les plaques atteintes sont- elles dénudées incomplètement, grisâtres, ardoisées et parsemées de petits points foncés qui ne sont autres que les poils cassés ayant un ou deux millimètres, des tronçons de poils plus ou moins engainés, donnant à la plaque l’aspect caractéristique d’une barbe mal rasée, d’une tonsure recouverte de squames fines, grisâtres et sales. Les plaques ainsi constituées sont généralement multiples et disséminées dans tout le cuir chevelu, la plaque unique étant exceptionnelle.

Leur étendue est très variable : le plus souvent elles sont arrondies, ont le volume d’une pièce de 20 a 50 centimes, de 1, 2, 5 francs et même davantage; elles ne semblent pas avoir un lieu d’élection spécial. Souvent, dans les cas anciens, il existe deux, trois ou quatre grandes plaques et un nombre infini de plaques très petites, irrégulières, disséminées dans tout le cuir chevelu; autour desplaques, il n’est pas rare d’observer quelques cheveux cassés, infiltrés, isolés, caractéristiques (cheveux satellites). Dans quelques cas enfin, le cuir chevelu est envahi dans sa presque totalité.

La durée de la trichophytie du cuir chevelu est très

TEICHOPHYTIE

variable, et on a distingué une forme légère et une forme grave; en tout cas, elle.est très longue, mais non indéfinie : il est peu d’affections de Tenfance aussi tenaces, aussi désespérantes, car même bien traitée on Ta vue durer deux, trois et quatre ans ! Elle peut disparaître spontanément, surtout quand elle survient à un âge voisin de celui où la trichophytie ne s’observe plus.

Elle présente dans son évolution des alternatives d’amélioration et d’aggravation; elle ne laisse pas, comme le favus, d’alopécie définitive, sauf quand on a eu recours à des traitements très irritants tels que l’huile de croton dont on ne doit jamais faire usage; mais elle se complique parfois d’une inflammation vive des follicules pilaires (Kérion) ou, chez les enfants prédisposés, d’impétigo, d’eczéma, etc., qui peuvent rendre le diagnostic hésitant. U examen microscopique\èye alors tous les doutes ainsi que dans les cas de pseudo-pelade trichophytique, et de pseudo-tondante peladique ou pelade à cheveux fragiles, cadavérisés (voir Pelade); il est également indispensable toutes les fois qu’il s agit de délivrer un certifleat à l’enfant, car souvent la guérison n’est qu’apparente et l’examen histologique montre qu’il existe encore des poils infiltrés de parasite : l’enfant qu’on croyait guéri peut alors transmettre la maladie à ses condisciples, et c’est parce que le médecin n’a pas pratiqué cet examen plusieurs fois que des foyers de teigne tondante persistent parfois pendant des années dans des écoles.

Il n’est pas en effet d’affection cutanée plus contagieuse, et si, dans une école on en constate un cas, on peut être certain qu’un examen sérieux décèlera l’existence de plusieurs autres cas : aussi l’exclusion ou l’isolement rigoureux s’imposent-ils. Toutefois tous les

TEICHOPHYTIE

enfants ne présentent pas une aptitude égale à contracter la teigne tondante, et, en ayant observé un très grand nombre, nous avons constaté que les enfants lymphatiques, anémiques, offraient un terrain particulièrement favorable à la germination du parasite, d’où l’indication primordiale de modifier ce terrain par les médications appropriées : bains de mer, eaux chlorurées sodiques (Biarritz, Salies-de-Béarn, Salins,etc.); eaux arsenicales (La Bourboule) ; toniques, fer, huile de foie de morue, sirop iodo-tannique, sirop d’iodure de fer, etc., etc.

Tkaitement externe. — Il se résume ainsi : détruire le parasite. Malheureusement on ne connaît encore aucun agent réellement efficace qui détruise le parasite'sans altérer la peau et le follicule. Certes, dans les laboratoires, il est facile de soumettre les parasites à des agents parasiticides ou stérilisants, tels que : acide acétique, sublimé, acide phénique, chloroforme, potasse caustique, essence de Wintergreen, vapeurs parasiticides, etc. Appliqués au traitement de la teigne tondante, ces agents, ou bien n’ont aucune action, ou bien produisent une destruction complète des tissus.

L’épilation elle-même, qui, dans le favus, suffît le plus souvent, est ici des plus difficiles, puisque les cheveux se cassent, s’écrasent sous le mors de la pince. Nous verrons dans un instant que Quinquaud propose de la remplacer parla rugination. Enfin on a voulu s’efforcer de rendre le terrain inhabitable au parasite, mais jusqu’ici on n’a pas été plus heureux : la soustraction de l’air au parasite qui serait aérobie (Marfan) par le bonnet de caoutchouc (Vidal), les traumaticines, les collodions et autres procédés occlusifs n’ont pas donné le résultat qu’on espérait.

Aussi convient-il de combiner avec prudence, patience

TBICHOPHY.TIB

et persévérance, l’épilation ou la rugination, les parasiticides, l’antisepsie locale et l’occlusion. Nous indiquerons les différents procédés les plus employés aujourd’hui en Finance ainsi qu’à l’étranger et qui ont tous pour base ces modes de ti’aitement associés méthodiquement.

Parmi ces différentes méthodes, celles de Besnier, de Quinquaud etdeBrocqnous semblent les plus pratiques: aussi les décrivons-nous avant les autres.

I. Méthode de E. Besnier (traduction de Kaposi, tome II, page 832, 2® édition) : ’

« 1“ Les cheveux doivent être coupés ras, aux ciseaux, non à la tondeuse, ni rasés pour éviter les autoinoculations faites par le rasoir et les transmissions secondaires au patient ou aux sujets sains par la tondeuse, qui est un des agents de propagation les plus actifs de la trichophytie. Pendant toute la durée du traitement, et pendant la période d’observation qui doit suivre la guérison, les cheveux seront coupés ras et maintenus ras sur toute la tête.

« 2“ On séparera, sur toute la tête, les parties saines des surfaces malades par la zone d’épilation zone de protection et de surveillance (voir pour Vépilation le mot Parus) qui doit être entretenue jusqu’à guérison entière du centre malade. Quand cette mesure a été

d. S’il est relativement aisé d’épiler avec la pince les cheveux sains qui entourent les plaques, il n’en est pas de même pour les cheveux trichophytiques infiltrés, qui se cassent et s’écrasent avec la plus grande facilité. Aussi a-t-on proposé de remplacer l’épilation avec la pince par celle à l’aide d’emplâtres agglutinatifs (L. Dunkan Bülkley)', de pâtes, d’épilatoires, de collodions, de traumaticines variées, etc. Nous préférons de beaucoup l’épilation par la pince, qui est moins douloureuse, plus régulière, mais aussi plus délicate et exige, de la part de l’opérateur et de l’opéré, une très grande patience.

TBICHOPHYTIE

exécutée correctement, il est tout à fait exceptionnel que les plaques malades s’agrandissent, et même qu’il s’en produise de nouvelles.

« Le médecin a, en outre, sous sa vue la plaque malade dans toute son étendue et il peut lui appliquer avec sûreté et méthode la médication, quelle qu’elle soit, qu’il a adoptée.

« 30 Éliminer à l’aide de la curette, d’une l’aclette, d’une lame désarticulée de ciseau de trousse ordinaire, etc., tous les cheveux trichophytiques du centre, de la plaque et tous les détritus de toute sorte qui peuvent y être accumulés, après avoir fait sur la plaque une onction de vaseline qui facilitera beaucoup la rugination, empêchera les produits de grattage de se répandre sur les parties saines. Le premier temps de cette opération doit être fait très doucement, sans effusion de sang. Dans un second temps, après avoir lavé la plaque à l’aide d’une boulette de coton stérilisé imprégnée du liquide suivant :

Alcool à 90... 10 grammes.

Chloroforme. S —

Acide borique. 1 gramme.

on procède à une seconde opération qui doit la déblayer complètement. Cette rugination, préconisée par Quinquaud, est un peu sanglante et douloureuse, mais son action est décisive; mais il est bon, en outre, d’avulser avec une curette, ou avec le sommet du ciseau détroussé, tous les poils trichophytiques satellites que l’examen à la loupe permet de reconnaître dans la zone de surveillance de la plaque.

« 4“ Cette élimination aussi complète que possible du trichophyton abordable étant terminée, la plaque entière et sa zone de surveillance sont une seconde fois

'RICHOPHYTIB

lavées à l’alcool boriqué chloroformé, lotionnées avec une boulette de coton stérilisé, imprégnée du mélange suivant :

Liqueur de Van Swieten.• 100 grammes.

Acide acétique cristallisant..... 1 gramme,

et enfin elle est en entier exactement recouverte par une rondelle de taffetas de Vigo acétique fin et léger (onguent de Vigo, 100 grammes; acide acétique 1 gramme).

< S“ Il faut ensuite ôter chaque jour l’emplâtre, nettoyer la surface avec l’alcool boriqué chloroformé, faire une lotion avec la liqueur de Van Swieten acétique, remettre une plaquette d’emplâtre neuve. La propreté de la tête est entretenue fort aisément, si les cheveux sont maintenus ras sur toute sa surface par un lavage quotidien avec de l’eau chaude et un savon médicamenteux, boriqué, soufré, au goudron, etc.

« 6“ La répétition de la rugination et des épilations est indiquée par la reproduction des poils trichophytiques à la surface de la plaque malade; elle sera d’autant moins fréquente que les premières opérations auront été faites avec plus de soin; on arrive rapidement au point où elles n’ont plus qu’à être faites partiellement, et quand la zone de surveillance n’a plus de trichophyton, on se borne à l’épilation immédiate de la bordure. Le progrès décisif est indiqué par la repousse des cheveux non infiltrés contenant encore quelquefois du trichophyton, ce dont l’examen microscopique ou la culture rendent aisément compte. Ces cheveux de repousse doivent être épilés jusqu’à ce qu’ils ne contiennent plus de trichophyton. »

IL Méthode de Quinqmud. — Employée depuis deux ans à l’école des teigneux de l’hôpital Saint-Louis :

TRICHOPHYTIE

«: On lave la tête d’abord avec du savon, puis avec une solution de sublimé à 1 0/00, puis on coupe les cheveux très courts avec des ciseaux, ou bien on les rase, en ayant soin de bien nettoyer tout le cuir chevelu avec une solution parasiticide aussitôt après la rasure.

« Gela fait, on pratique sur les plaques grisâtres légèrement saillantes un grattage assez énergique avec une sorte de curette particulière. A l’aide de ce raclage, on met le derme à nu, et on entraîne mécaniquement les squames superficielles, et avec elles des cheveux brisés, malades, et une certaine quantité de végétations trichophytiques de l’épiderme. Il faut avoir soin, pendant le grattage, de ne pas étaler les produits enlevés sur le reste de la tête, car on pourrait ainsi ensemencer du trichophyton sur différents points. Ce grave inconvénient est facilement évité avec un peu d’habitude; d’ailleurs, les opérations ultérieures rendent presque impossible une contamination de ce genre.

t Chez les enfants sensibles, il est bon d’insensibiliser les plaques avant le grattage à l’aide d’une pulvérisation de chlorure de méthyle ou simplement du stypage. Aussitôt après le raclage, on lotionne toute la tête et plus particulièrement les parties atteintes avec la solution suivante :

Biiodure d’hydrargyre.. 0*',15.

Bichlorure d'hydrargyre. 1 gramme.

« Mêler dans un mortier, et ajouter pour dissoudre ;

Alcool à 90°... 40 grammes.

Eau distillée. 250 —

t Après cette lotion, on applique sur les placards malades des rondelles d’un emplâtre mixte ainsi composé :

Biiodure d’hydrargyre. Ogr.lS.

Bichlorure d’hydrargyre. d gramme.

Emplâtre diachylon. 250 grammes.

TEIOHOPHYTIB

« A l’aide de ces emplâtres, qui sont d’excellents isolants, on empêche la dissémination du trichophyton et on le maintient en contact permanent avec les parasiticides. On enveloppe alors la tête de l’enfant avec un linge de toile et on la maintient ainsi pendant quarantehuit heureg. Au bout de ce temps, on enlève l’emplâtre, on savonne la tête et on fait une friction générale avec la lotion susindiquée. On renouvelle l’emplâtre et 1 on recommence ces diverses opérations tous les deux jours jusqu’à guérison. Si celle-ci se fait un peu attendre, on peut pratiquer l’épilation ou gratter encore une ou deux fois. Le traitement ainsi employé ne provoque généralement pas d’irritation ; il y a quelquefois un peu derougeur, mais qui disparaît rapidement, et, si parfois il se produit de petites pustules, il suffit de diminuer le titre de la solution et de l’emplâtre.

« Il faut trois à cinq mois en moyenne pour obtenir la guérison définitive, mais pour cela il faut que le traitement ne subisse pas d’arrêt. Il est indispensable que les soins donnés aux enfants le soient d’une manière très régulière. Si cette régularité fait défaut, on ne peut espérer des guérisons aussi rapides, et cela s’explique facilement si l’on veut bien songer que quelques jours de négligence peuvent faire perdre le bénéfice du traitement de un ou même deux mois par suite de la repullulation du trichophyton dont on n’avait fait qu’enrayer

Méthode deL. Brocq. — «= 1“ Couper les cheveux ras aux ciseaux, nettoyer soigneusement la tête avec du savon à l’acide borique ou à l’acide salicyliquè et de l’eau chaude ;

« 2° Pratiquer avec le plus grand soin un cercle d’épilation de 6 à 8 millimètres de largeur autour de

TEICHOPHyTlB

toutes les plaques malades sans la moindre exception ;

Il 3» Eliminer par un raclage à la curette tous les cheveux cassés et tous les détritus qui recouvrent les plaques malades en se conformant aux indications de E. Besnier et Quinquaud ;

« 4° Faire tous les jours, après lesavonnage de la tête, une lotion de tout le cuir chevelu, mais surtout des parties malades avec la lotion parasiticide de Quinquaud pure ou coupée d’eau, si elle est trop irritante;

« 5» Appliquer ensuite sur tous les points malades une rondelle de Vigo ou de l’emplâtre de Quinquaud ;

0. 6» Envelopper la tête de l’enfant avec un bonnet de toile hermétiquement clos. »

IV. Méthode de Vidal. - 1° Couper les cheveux ras; 2 “ faire une friction générale à l’essence de térébenthine ; 3° badigeonner les points envahis avec de la teinture d’iode ou les recouvrir d’un fragment d’emplâtre de Vigo ; 4“ faire une friction de vaseline iodée à 1 0/0 sur toute la tête ; S» recouvrir la tête d’un bonnet de caoutchouc hermétiquement ou d’une feuille de gutta-percha, qu’un serre-tête à coulisse maintient appliquée sur le cuir chevelu; 6« renouveler le pansement matin et soir en savonnant la tête le matin et en l’essuyant avec soin.

V. Méthode d'Hallopeau. — « Cheveux coupés ras, tête savonnée chaque matinavec du savon noir, friction excitante composée d’alcool camphré 125 grammes, essence de térébenthine 25 grammes,^ ammoniaque liquide 5 grammes; une demi-heure après, application, de vaseline iodée à 1 0/0 et une seconde à la fin de la journée ; bonnet de caoutchouc toute la journée. Tous les huit jours couper de nouveau les cheveux aux ciseaux. »

TRICHOPHYTIE

VI. Méthode de Unna. — •= I" Couper court et non raser tous les cheveux;

ï 2» Badigeonner avec de la colle de zinc une zone correspondante au front, comprenant les oreilles et s’étendant sur la région des tempes et de la nuque ;

« 3» Appliquer sur tout le cuir chevelu la pommade suivante ;

Chrysarobine. 5 ou 10 grammes.

Acide salicylique.. 2 grammes.

Ichthyol. S —

Onguent simple. 100 —

« 4° Recouvrir le cuir chevelu avec un honnet imperméable (toilecirée, papier degutta-percha, etc.), étendre de la colle sur le bord de ce bonnet, par-dessus fixer une bande de tarlatane et enfin appliquer un bonnet de flanelle ou de toile cirée qu’on fixe solidement avec des bandes ;

« 5“ Toutesles vingt-quatre heures, enlever le bonnet, couper l’enveloppe imperméable d’un côté, la soulever, essuyer la tête et appliquer une nouvelle couche de pommade, puis fermer les ouvertures avec des bandes de tarlatane et fixer le bonnet ;

« 6° Le quatrième jour, enlever le bonnet, essuyer la chrysarobine dont on a eu soin de bien protéger les yeux de l’enfant, et la remplacer par une pommade d’ichthyol à 5 0/0, ou par des compresses imbibées d’une solution aqueuse d’ichtbyol à 5 0/0 ou par une pommade sulfureuse à 5 0/0. Renouveler ces onctions tous les jours pendant trois jours ;

« 7» A la fin de cès sept jours, enlever tout le pansement et nettoyer à fond toute la tête avec de l’huile et du savon. Les parties malades se détachent alors nettement des parties saines environnantes par leur colora-

trichophytie

tion blanche; on constate généralement qu’elles étaient plus nombreuses qu’on l’aurait cru tout d’abord ;

» 8» Recommencer une nouvelle période de traitement de sept jours, semblable à la précédente. Le plus souvent quatre semaines suffisent (?}, très rarement il en faut six. Ces résultats sont vraiment surprenants.

VII. Méthodes diverses. — Elles consistent généralement dans l’épilation répétée plusieurs fois, si c’est nécessaire, et suivie d’un lavage avec une solution parasiticide, puis de l’application d’une pommade parasiticide renouvelées soir et matin. De très nombreux agents ont été indiqués. Bazin employait de préférence une solution de sublimé à I p. 300 et même à I p. 200 et la pommade suivante :

Axonge..

Huile d’amande douce...

Glycérine.

Turbith minéral.’ ’ /

OU, dans quelques cas, la pommade à l’huile de cade 2 grammes pour 20 grammes d’axonge.

Lailler employait la solution suivante qui doit être appliquée deux fois par jour ;

Bichlorure d’hydrargyre.... )

Chlorhydrate d’ammoniaque ’ j ^ gramme.

.: SO grammes.

Comme solutions, on a conseillé la teinture d’iode, le chloroforme, l’acide acétique à 1 p. 8 oui p. 10, la glycérine phéniquée, le coaltar, le pétrole (?), le goudron,

1 essence de térébenthine, l’eau oxygénée, la teinture de cantharide mitigée, la teinture de hêtre (Kaposi), le baume du Pérou, les solutions d’acide phénique, d’hypo-

30 grammes.

1 gramme.

THIOHOPHYTIE

sulfite de soude, d’acide salicyliqiie, d’acide pyroligneux, de thymol, etc.

Ctommepommades, l’axonge, la vaseline ou la lanoline renfermant du turbith minéral, du calomel(1 p. 20), de l’acide borique, de l’acétate de cuivre (O^^OS àOs'', 10 0/0), du soufre, du napbtol, de l’ichthyol, de la résorcine, du menthol, de la chrysarobine (tO 0/0), de l’onguent citrin (G. ïhin), de l’huile de cade, del’oléate de cuivre ou de mercure.

Tilbury Fox se sert de l’une des pommades suivantes :

Axonge..• 30 grammes.

Huile de cade...' • • ’ • î ââ 12

Soufre sublimé.. j

Huile de cade.. Soufre sublimé., Teinture dTode .

Acide phémque.

Axonge.

I ââ. 12 grammes.

3 grammes.

Ou bien :

Axonge,..

Sublimé.

Acide acétique.

30 grammes.

0gr,go.

4 grammes.

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