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cutané de la région abdominale, à l'endroit où avait été pratiquée l’injection, on constate que l'absorption du liquide avait été totale.
Cette observation est importante par le fait que: « Deux heures après l'injection de gélatine dans le
« tissu cellulaire, son absorption était complète. »
OCsERvVATION XIV
(Simon Montiel. Journal de médecine interne.
15 novembre 1900.)
Anéorysme paludique de l'aorte abdominale guéri par les injections de gélatine, d'après le procédé de Lancereaux- Paulesco.
M. D. S..., âgé de 45 ans, souffre, à ce qu’il dit, de douleurs aiguës dans la région ombilicale. accompagnées de violentes pulsations, d'abattement quand il marche et de gonflement après les repas.
Ce malade est né sur les bords du lac de Maracaïbo (Venezuela;, et a souffert de paludisme à maintes reprises.
À l’examen, j'ai constaté dans la région ombilicale une tumeur pulsatile grosse comme un œuf de dinde, avec mouvements expansifs et bruit de souffle caractéristique. Le malade ne peut résister à la pression de la tumeur, parce que cela lui cause une douleur qui le fait sursauter.
Diagnostic : anévrysme de l’aorte abdominale.
Je lui fais prendre de l'iodure de potassium et du sulfate de quinine, le tout sans résultat pendant plusieurs mois.
Au mois d'avril, je me décide à lui pratiquer les injections de sérum gélatineux à 2 0/0 que j'avais fait venir de la pharmacie
Wubrlin, 11. rue Lafayette, à Paris, et aussi de la pharmacie Fournier, de Paris.
Le 10 avril je pratiquai une injection dé 100 grammes dans la fesse droite et recommandai au malade le repos absolu à la chambre.
Je pratiquai successivement des injections au malade tous les huit à dix jours, toujours à 2 0/0 et à la dose de 100 grammes.
En avril. je lui pratiquai donc trois injections aprés lesquelles le malade se sentit mieux. et la tumeur parut plus petite et moins expansible.
En mai, je pratiquai deux autres injections seulement, car le malade eut pendant quelques jours la fièvre paludéenne, qui céda à la quinine.
‘En juin, je fis quatre injections de sérum.
En juillet, seulement trois injections, après lesquelles on remarqua nettement dans la tumeur l'absence de douleur et ja diminution de ses pulsations.
Dans les mois d'août et de septembre. trois injections dans le premier et quatre dans le second.
La dernière a été faite le 8 du présent mois d’octobre 1900.
Résultats : le malade dit ne plus rien sentir. La tumeur abdominale est réduite de moitié environ. Il n’y existe plus de pulsations, ni le bruit caractéristique.
Le malade reprend ses occupations et je le crois guéri.
OBSERVATION XV (Simon Montiel. Journal de méd. int., 1902, p. 144.)
Anéorysme de l'aorte abdominale guéri par les injections de sérum gélatineux, selon la méthode Lancereaux-Paulesco.
Ce cas est celui de Mme M. du C. G..., mariée, âgée de 24ans de bonne constitution, et sans antécédents d'aucun genre. Notre