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III. - ACTION DES INFRA-ROUGES

SUR LE SYNDROME HUMORO-TISSULAIRE DES BRULURES

1° Action de l'irradiation infra-rouge sur les phénomènes liés à l’extrémie

. Après une série d'expériences portant sur sept

chiens, le professeur Lambret conclut :

1° L'action sur les chlorémies plasmatique et globulaire est extrêmement nette : maintien aux chiffres

normaux ou même au-dessus d’eux.

2° L'action sur la masse de sang circulant semble beaucoup moins accusée, mais en réalité, chez aucun des animaux irradiés après brûlure, nous n’avons observé ces énormes concentrations en rouge congo que des recherches antérieures nous avaient révélé chez les chiens non irradiés. D’autre part, dans tous les cas, la masse sanguine est revenue très rapide-

ment au voisinage de la normale en quelques heures.

3° L'action sur l’acidose est variable : moyenne sur la R.A. elle est en général assez faible sur le P.H.

Op

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sur les phénomènes liés à la protéolyse

Sans insister sur les conditions expérimentales, nous nous bornons aux résultats obtenus et aux con-. clusions formulées ainsi par le professeur Lambret :

1° Libération au niveau de la brûlure (foyer protéolytique) de polypeptides.

2° Clivage in situ sous l’action des rayons infrarouges, des polypeptides rapidement transformés en acides amines, d’où absence d’hyperpolypeptidémie contrastant avec une hyperaminocidémie légère, terme ultime de la dégradation, parce que les acides aminés sont immédiatement transformés et absorbés:

par l’organisme.

3° Augmentation de l’urée sanguine. également relative du fait de l’étalement dans le temps du processus.

En effet, le clivage des molécules, au lieu de se faire d’une façon brutale, dans un second temps, après leur mise en circulation durant quelques: heures, s’effectue ici au contraire de façon plus continue, plus immédiate puisqu'il commence au niveau

de la plaie, avant tout passage dans le milieu sanguin. »

: Des expériences très récentes, dûes à M. P.-E: Martin et P. Plan confirment cette façon de voir. IIS concluent de leurs recherches que les rayons infrarouges agissent de facon certaine sur la désintégralion: des matières protéiques tissulaires libérées par un queleonque traumatisme.

Et le professeur Lambret, passant des faits de

laboratoires aux observations cliniques, ajoute :

« L'action des infra-rouges est également très nette sur les phénomènes cliniques. Tandis que nos chiens témoins présentaient dans les heures et les jours qui suivent la production de leurs lésions, un mauvais état général, refusant toute nourriture, buvant peu et restant prostrés au fond de leur cage, les chiens irradiés manifestaient, au contraire, une vitalité beaucoup plus grande, Ia plupart d’entre eux, buvaient largement et recherchaient leur nourri-

ture. »

Telles sont les prin£ipales constatations expérimentales. Or, cette expérimentation sur l’animal est de grande valeur. Tenir compte des différences entre l'animal et l’homme, les résultats de lexpérience sont comparables à ceux de observation des hommes brülés. Ces derniers sont généralement, au moment de l'accident, en pleine santé, en parfait équilibre biologique: leurs réactions ne sont pas troublées par des atteintes immorales ou organiques

antérieures, elles sont pures.

Log t

Les brûlés sont donc dans les conditions de l’animal d’expérience.

Ceci établi, nous pouvons exposer, parallèlement à ce matériel expérimental aussi riche, un matériel d'observation clinique. Nous rapporterons d’abord un observation personnelle d’un petit brûlé que nous avons pu suivre chaque jour dans le service du docteur Gautier à l’hôpital d'Angers. Nous y ajouterons 13 observations que nous devons à l’amabilité du docteur Gautier.

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