PS TRE
Dès le 2° jeur, les surfaces brûlées sont recouvertes de croûtes jaunâtres qui sont enlevées le lendemain par un pansement humide. On trouve alors une surface rosée, lisse, scuple, qui, sous l'influence d’une nouvelle irradiation, devient vernissée, brillante. Tout suintement disparaît et, entre le 6° et le 8° jour, la cicatrisation est définitive partout sauf au niveau de la brûlure du 3° degré qui ne sera cicatrisée que le 13° jour.
Au niveau du pli du coude droit, à cause de la flexion spontanée de l’avant-bras sur le bras, s'était formée une zone qui paraissait rétractile. La simple extension de l’avant-bras fit craqueler cette couche épidémique, qui fut très rapidement remplacée par un épiderme normal et scuple n’entraînant pas la moindre gêne. Pendant toute l’évolution de cette brûlure il n’y eut aucun signe d'infection et la température qui, dans les premiers jours, dépassait 38°, devint repidement normale.
OBSERVATION N° 3. — La troisième observation est aussi convaincante bien qu’il ne fut pratiqué que des rayons infra-rouges. Le 18 mars 1938 entre à l’hôpital M"° R.., pour brûlures survenues en préparant de l’encaustique. Pour cela elle faisait fondre au moyen d’un fer chaud de la cire qui tombait goutte à goutte dans de l'essence. Brusquement cette dernière s’enflamma et la brûla aux deux mains.
On envoie aussitôt la blessée en chirurgie où elle arrive dans un état d’excitation extrême, hurlant et se terdant de douleur.
L'examen montre sur la face dorsale des doigts de la main et du tiers inférieur de l’avant-bras un fond érythémateux parsemé de phlyctènes remplies de SéTOsité claire ou sanguinolente. En outre, au niveau des articulations des doigts et de l’éminence thénar, toute l'épaisseur de la peau est brûlée et est remplacée par de petites escarres noirâtres. À droite, les lésions sont peut-
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être un peu moins prononcées qu’à gauche. Tout mouvement est impossible ; la température est à 38° et Îla malade semble un peu choquée.
Le traitement est pratiqué comme précédemment : après nettoyage et excision des phlyctènes, la malade est irradiée pendant une heure avec les infra-rouges mais sans faire suivre ceux-ci d'U. V. Au bout de ce temps, elle revient calme, souriante, transformée, éprouvant une sensation de bien-être extrême qui était apparu après une demi-heure d'irradiation ; à ce moment, dit la malade, le feu s’était subitement éteint. La nuit se passe dans le calme, mais le matin les douleurs reprennent, queique très atténuées. Une nouvelle irradiation amène la même sédation. Le deuxième jour, qui est un dimanche, se passe sans rayons : aussi les douleurs reprennent-elles dans la soirée, entraînant l’insomnie,
Le troisième jour, une nouvelle séance ramène le calme et les croûtes qui se sont formées sont enlevées avec un pansement humide. Une cinquième irradiation est suivie de dessiccation complète des surfaces brûlées et, le septième jour, la cicatrisation est définitive sauf au niveau des zones présentant des brûlures du troisième degré qui sont cicatrisées le quinzième jour, mais avec une peau scuple, mobile et non rétractile.
OBSERVATION N° 4. — L’cbservation suivante est plus
convaincante si possible, car la guérison fut obtenue er neuf jours.
Le petit H. M... âgé de 2 ans et demi, tombe dans une bassine d’eau bouillante le 12 juillet 1938 à 10 heures. On lui fait aussitôt un pansement au tulle gras. L’enfant arrive à la clinique à 17 heures avec un assez bon état général.
Les brûlures occupent la moitié inférieure du dos, la région scapulaire gauche et centournent les flancs pour s'étendre sur la paroi abdominale presque jusqu’à
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