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sans pansement, la zone malade reposant sur des draps stérilisés. Les irradiations sont faites à raison de deux par jour. Dès le deuxième jour une croûte vernissée reccuvre les brûlures qui vont être le siège d’un suintement très léger. Le travail de cicatrisation se fait sans fièvre et sans douleur, à tel point que le neuvième jour, un pansement humide permet d’enlever les croûtes sous lesquelles l’épidermisation est complète : on a même l'impression que si l’ablation des croûtes avait été plus précoce on aurait assisté à la même guérison. Une toute petite zone faisait exception, au milieu du creux poplité: sous la croûte qui avait craquelé lorsqu'on avait obligé le malade à étendre la jambe, quelques gouttes de pus apparaissaient. Un pansement à l’alcool iodé en amena, en deux jours, la guérison. La peau, sur toute son
étendue, était souple, élastique, sans aucune tendance rétractile.
A côté de ces observations, toutes terminées par une guérison rapide, je dois en signaler une autre dont le résultat fut moins heureux.
OBSERVATION N° 6. — M. âgé de 58 ans, est brülé le 14 août 1938 sur tout le corps par un jet d'oxygène énflammé. Les quatre membres, le tronc, la tête sont brûlés sur une étendue que l’on peut estimer à 25 pour 100. Pendant quatre jours, il est soigné avec le classique liniment oléo-calcaire, et c’est au bout de ce temps qu’il entre à la clinique. Son état général n’est pas trop déficient et, localement, les surfaces brülées commencent à bourgecnner. L'influence des rayons ne paraît pas très nette : sans doute les plaies se recouvrent de croûtes plits où moins épaisses, maïs on n’assiste pas à l’épidermisation rapide, ce qui est dù sans doute en partie au retard apporté à lirradiation. Après une. importante
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infection pulmonaire, d'autant plus grave qu'il s’agit d’un gibbeux, s’installe une incontinence des matières qui entraîne une escarre. Celle-ci s'étend progressivement, dénudant le squelette jusquà la région dorsale et le malade meurt au bout de deux mois, de syncepe, sans présenter de cachexie et ayant cicatrisé près de la moitié de ses brûlures.
OBSERVATION N° 7. — A..., 30 ans. Malade présentant des brûlures du deuxième degré occupant la face dorsale et palmaire des deux maïns et des deux avant-bras. Phlyctènes extrêmement volumineuses. Celles qui sont ouvertes donnent un suintement tel que le pansement est rapidement inondé. On excice les phlyctènes intactes et on fait deux séances par jour. Dès la deuxième séance, le suintement est beaucoup moins marqué, mais le malade ne peut suivre le traitement pour des raisons extra-médicales et, après quatre séances, cesse les irra-
diations au moment où les croûtes commencçaient à se former.