‹ Traitement des cancers du maxillaire inférieur (Epithéliomas du plancher de la bouche, de la joue, de l'amygdale, propagés au maxillaire inférieur) Radium- Rayons X- ChirurgieChapitre 11 sur 57 · HR OT · texte numérisé non relu

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reille et quelquefois la difficulté de la déglutition devient de la dysphagie réelle.

Durant cette évolution les adénopathies n’ont pas marché moins vite, sous-angulo-maxillaires et carotidiennes, souvent sur toute la hauteur du cou. :

Il faut insister sur la fréquence, sinon la constance, à un certain degré de développement de la tumeur, d’une adénopathie de l’extrémité toute supérieure de la chaîne carotidienne, qui se développe sous le sterno, profondément cachée dans l’espace sous-parolidien postérieur, et remontant jusqu'au trou déchiré, peut même adhérer à la base du crâne. Il est habituel aussi que cette adénopathie, quand elle existe, se continue à travers le pharynx avec la tumeur primitive. Cette adénopathie haute, souvent d’un volume considérable, constitue, il est à peine utile de le faire remarquer, l’élément d’un pronostic bien mauvais.

On voit donc que nous appellerons cancers du maxillaire inférieur, des cancers qui souvent n'ont envahi qu’une partie du maxillaire et alors presque toujours la partie supérieure. alvéolaire de l’os. Son bord inférieur, d’une dureté exceptionnelle, résiste généralement à la pénétration du néoplasme.

L’envahissement osseux est cependant plus complet dans les épithéliomas à début gingival, qui sont d’ailleurs relativement rares. Nous avons déjà dit que, nous plaçant surtout sur le terrain de la thérapeutique, nous ne pouvions donner d’individualité propre aux cancers à point de départ gingival. Il faut cependant en donner le caractère anatomique spécial. En effet, ces cancers pénètrent l’os par les alvéoles, dès les premiers stades de leur développement. Ce sont ces cancers qu’on appelle aussi « épithéliomas lerebrants » du maxillaire. Gagnant presque d’emblée le tissu spongieux de l'os, ils arrivent à l’envahir complètement, mais de dedans en dehors, et ils en déterminent très souvent sa fracture

spontanée, alors qu’à l'extérieur de l’os, le cancer peut être relativement: peu étendu.

. Mais que cet envahissement soit partiel ou total, la par-. ticipation de l’os au processus néoplasique justifie l’étude d'ensemble qui fait l’objet de ce travail.

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