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produisent si souvent après les applications de Radium. Or, cette ligature est difficile dans une région constamment bouleversée par l’adénopathie sous-angulo-maxillaire et, à défaut d'utilité, elle risque d’avoir comme seule conséquence un important ensemencement opératoire. La ligature préalable de la carotide externe est à rejeter.
40 La résection. — Elle est très simple.
La résection par les voies naturelles, agrandie par l’ineision de Jaeger est une opération illogique, et qui pour éviter l’ouverture des espaces du cou, crée dans le plancher de la bouche une vaste cavité déclive en cul-de-sac que rien ne draine. De fait, c’est dans l’observation I, où elle a été pratiquée, que les suites opératoires ont été marquées par les complications septiques les plus sévères, obligeant à de nombreuses contre-ouvertures de drainage faites en plem tissu cancéreux. Le radium, chez le malade de cette observation n’a pu être posé que 31 jours après la réection !
” La voie de choix est l’incision classique au bord inférieur de la mâchoire. Le maxillaire est facilement ruginé ; une scie de Gigli sectionne le maxillaire aux deux points désirés sans la moindre difficulté. La section proximale porte au niveau voulu par les lésions, d’un côté ou de l’autre de la ligne médiane. De même la section distale porte avant l’angle de la mâchoire à l’angle même, ou plus ou moins haut sur la branche verticale de l’os. L’hémirésection par torsion est à rejeter, étant très dangereuse : elle provoque en effet une hémorragie en nappe des plexus veineux péri-articulaires souvent impossible à arrêter. On termine en suturant des lambeaux de gencive, aussi soigneusement que le permet l'infiltration cancéreuse. On peut souvent obtenir ainsi une protection partielle du cou.
Etant donné qu'on ne craint pas les ensemencements opératoires, la résection est des plus simples. L’hémorragie “peut être assez importante, en réalité rarement inquiétante. Seul le paquet facial et quelques vaisseaux sécon-
daires sont à lier, le tamponnement a raison du reste.
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Notons que le tamponnement avec une mèche iodoformée est à éviter à cause du rayonnement FAURE créé au niveau des grains d’iodoforme.
En résumé, la partie chirurgicale ainsi comprise du traitement des cancers du maxillaire-inférieur par l’association chirurgie-curiethérapie est une intervention facile, rapide, menée sans difficulté à l’anesthésie locale et généralement peu choquante.
D0 Suiles opératoires. — Les suites opératoires sont-elles aussi simples ? Malheureusement non !
À part l’observation IT, où elles ont été relativement bénignes, les suites ont toutes été très sévères. Elles le furent particulièrement dans l’observation I où la résection a été pratiquée par la fente de Jaeger. Là, des complications septiques très graves menacèrent la vie du malade, et de nombreuses incisions de drainage en plein tissu cancéreux furent nécessaires. :
. Dans l’observation V, le malade extrêmement fatigué, a difficilement fait les frais d’une suppuration profuse.
Dans l'observation VI, l’opération a été suivie de phénomènes inflammatoires importants au niveau de la joue.
. Dans l’observation III, des hémorragies faillirent coûter la vie au malade.
Dans tous les cas, les malades sont très fatigués, ils maigrissent considérablement ; l’alimentation même donnée à la sonde nasale est difficile. Dans l’ensemble, les suites sont mauvaises, marquées par de la température, de la suppuration, une exaltation des germes qui mettent le malade dans un état qui le prépare bien mal à la fatigue non moins importante qu’apportent aussi les applications de radium. De plus, et ceci est encore très grave, ces suites reculent ces applications d’un laps de temps qui a varié de dix à cinquante-trois jours après l’opération !
En dehors de ces complications infectieuses, il faut insister sur la dévialion de l’'hémimaxillaire restant. Cette déviation est inévitable en dehors de la prothèse ; elle constitue une véritable complication.
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En effet, cet hémimaxillaire attiré par les masticateurs d’une part, et la rétraction de la plaie ‘opératoire d'autre part, appuie sur le palais et ne tarde pas à l’ulcérer, non sans faire souffrir cruellement les patients. Par ailleurs la bouche, complètement déviée et privée de soutien, ne retient plus la salive et son écoulement incessant souille et fatigue les malades. La perte quotidienne de quelques centaines de grammes d’eau ne peut, en effet, être indifférente, Enfin, Le plissement de la région opérée est défavorable à une application bien calculée du radium. La surface externe de la tumeur est réduite, mais sa profondeur augmentée, et la stérilisation n’en sera que plüs aléatoire.
Pour toutes ces raisons, et nous l’avions déjà dit, la prothèse pré-opéraloire est une nécessité absolue. Sans anticiper sur la question que nous traiterons en fin de ce travail, nous voulons répéter ici que la prothèse doit être étudiée et réalisée avant que l’on ait pris le bistouri.