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Mort par érysipèle : 1 cas.
-— hémorragie secondaire : 1 cas.
Mort à la suite d’une gastrostomie (?) : [ cas.
Dix-sept de ces trente-sept opérations se sont donc terminées par la mort, ce qui fait une morlalilé de 45 %,. Gette mortalité est évidemment considérable, mais Vailas fait remarquer à juste titre qu'elle porte sur une opérabilité de 95 9 des malades qui se sont présentés à lui. En réfrénant son courage chirurgical, et en augmentant la minutie des soins pré et post-opératoires, il a pu, par la suite, sur quinze nouveaux cas réduire sa mortalité à 20 % et même plus tard encore à 15 %:
Si on examine de près les causes de ces dix-sept morts, on remarque tout d’abord que le déchet qu’on pourrait s'attendre à voir important, par mortalité immédiate due au choc, est en réalité restreint. Vallas n’a perdu qu'un malade dans ces conditions sur le total de ses opérations. La grosse cause de mortalité est ici comme pour toutes les opérations pour cancers buccaux, la pneumonie. Dix opérés ont été emportés par elle. La pneumonie tue Konc 27 % des opérés et représente 60 9% des causes de mortalité.
Les autres causes de mort sont surtout des conséquences de l’infection des plaies cervicales, qu’elle amène la septicémie ou qu’elle soit à l’origine d’hémorragies secondaires. Nous nous étendrons plus loin sur ces accidents et notamment sur les hémorragies secondaires pour ainsi dire fatalement mortelles. Nous venons d’en voir un exemple chez un opéré de notre maître, le Professeur Lecène, chez qui les suites avaient pourtant été les meilleures qu'on puisse désirer.
Chez les opérés qui échappent à ces accidents, 55 %, d'après les chiffres de Vallas dans sa première statistique, les suites sont généralement simples. Il faut d’ailleurs s'entendre sur ce qu’on peut appeler des suites simples dans cette sorte de chirurgie.
En effet, en dehors des opérations en plusieurs temps, la réunion par première intention, n’est jamais obtenue. Les sutures de la muqueuse lâchent toujours, plus où moins, des lambeaux sphacéliques apparaissent dans la bouche,
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et un peu de salive filtre presque constamment dans les plaies cervicales et les infecte. On peut parler néanmoins de suites simples, lorsque ces accidents pour ainsi dire attendus, n'entraînent ni température excessive, ni atteinte de l’état général, et c’est le cas le plus fréquent chez les malades que l'opération n 'emporte pas dès le début. Les plaies tant cervicales que buccales mettent généralement un mois à se cicatriser complètement.
Ces opérés, une fois cicatrisés, quel est leur déchel fonctionnel ? :
Ce qui frappe tout d’abord, c’est leur esthétique toute spéciale. L'absence du massif facial inférieur, la fuite brusque du visage au-dessous de la lèvre supérieure, donnent à leur figure l’aspect d’un bec d'oiseau. Leur bouche, disposée horizontalement, est rétractée et éversée, et laisse s’écouler la salive qu'elle ne sait plus retenir.
Cependant quelques opérés la retiennent encore bien, sauf toutefois lorsqu'ils parlent. Chez un opéré de notre maître Morestin, au contraire, à qui ce chirurgien avait enlevé la langue dans sa totalité, au ras des insertions hyoïdiennes, cet écoulement de salive était devenu une cause d'atteinte grave de l’état général. La déperdition quotidienne de quelques centaines de grammes d’eau ne peut aller en effet sans troubler profondément l'organisme. Chez cet homme, Morestin pratiqua la ligalure des deux canaux de Sténon. Cette opération des plus simples réussit parfaitement, et à part un peu de sécheresse le premier jour, n’amena aucun trouble. Non seulement l’opéré fut débarrassé de son infirmité, mais il retrouva la santé, l’économie des quelques centaines de grammes de salive, dit Morestin, ayant équivalu chez lui à une Imjection quotidienne de sérum (1).
En dehors de cette question en quelque sorte secondaire de l'esthétique, les grandes fonctions sont évidemment très diminuées.
(1) Chez cet homme qui avait eu ses sous-maxillaires et la sublinguale enlevées avec son cancer et les parotides supprimées par la ligature des canaux de Stenon, la bouche ne resta quand même pas complètement sèche, grâce aux nombreuses glandes isolées, des lèvres, des joues et du palais.
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La masticalion, en particulier, n'existe plus, et la pro-
thèse est impuissante à la rendre. Un opéré de Vallas pour-
tant chez qui avait été installée une prothèse à la Claude Martin, avait, nous dit son observation, une esthétique normale et une mastication suffisante. Ce qui n’est pas dit, c’est combien de temps il put la garder : par ce procédé, ou par tout autre d’ailleurs, nous verrons qu'aucune prothèse n’est, en effet, supportée. :
Ces ‘malades sont donc voués à une alimentation préparée. Le malade à qui Morestin avait enlevé la langue dans sa totalité, était même obligé de déverser ‘dans son pharynx, avec une cuiller des aliments liquides ou demiliquides ! C'était là, évidemment, une extrémité terrible,
et beaucoup diront peut-être que la mort eût été préfé-
rable. Morestin, qui pouvait le présenter en bonne santé neuf mois après l'intervention, fait remarquer qu’en matière de cancers de la bouche, une seule chose est à considérer,
Ja gravité de la maladie, en elle-même, qui amène rapide-
ment les malheureux à un état pire que les opérations les plus mutilantes. D'ailleurs, les cancers qui demandent l’ablation totale de la langue sont rares, et la Phupart des opérés conservent une déglutition satisfaisante.
Quant à l’éloculion, elle est souvent satisfaisante. Ges malades se font assez aisément comprendre.
Les malades qui survivent à l’opération ont donc un déchet fonctionnel considérable. Il est cependant compatible avec une vie sub-normale.
Résultats éloignés
Voici maintenant les résultats éloignés Sur les 20 opérés de Vallas qui ont survécu, 10 purent, être suivis. On relève les résultats suivants
. Un est mort bacillaire 6 mois après.
Un a été vu sans récidive ? mois après.
rare = \
AI ue og 23 Je 14 Ex Un est mort d’une affection inconnue 18 mois après.
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