A AU
Un à fait une récidive ganglionnaire au bout de 27 mois. Un à été revu sans récidive après 5 ans.
- Un, enfin, est mort au bout de 6 ans.
Gmq opérés ont donc dépassé une année de survie, soil 13 %. Un a atteint cinq ans sans récidive, et un autre six ans. Un autre cas de Morestin’a également atteint cinq ans. Un cas récent de notre maître, le Professeur Lecène, est aujourd’hui à six mois de son opération, en parfaite santé et porteur d’un appareil prothétique posé par notre collègue, Mlle Pommay, qui lui donne toute satisfaction.
OBSERVATIONS DES RÉSECTIONS COMPLÈTES DU MAXILLAIRE POUR CANCERS DU PLANCHER (I)
Observation XIV. — Morestin. — Soc. Chir. Paris, 20 octobre 1909.
Homme de 51 ans. Traité quelques mois auparavant et sans succès par la fulguration. Toute la langue est prise, le maxillaire et la peau du menton. Adénopathies bilatérales.
Opération : 14 juillet 1909. — Ablation en un bloc des ganglions, du maxillaire et de la totalité de la langue et du plancher.
6 octobre 1909. Ligature du canal de Stenon de chaque côté.
Bien portant en avril 1910 (séance du 13 avril 1910).
Observation XV.
bre 1906.
Opération : 12 janvier 1903.
Avril 1906 : Récidive ganglionnaire.
Revu quéri en 1908. (Séance du 13 avril 1910).
Observation XVI. — Morestin. — Soc. Anal. — Juin 1903, p. 512,
Sont pris : tout le plancher, la langue, sauf la base, les deux gencives, la muqueuse de la lèvre inférieure et le cul-de-sac gingivogénien, jusqu’à l’apophyse coronoïde. Adénopathies sous-maxillaires bilatérales, grosses comme des oranges et adhérentes au maxillaire.
Opération : 12 janvier LRDE
Suites assez bonnes.
Sans récidive au moment de la REA UUS
Morestin. —— Soc. Chir. Paris. — 28 novem-
+ Observation XVII. — Æariman. — Opéralion en deux temps. — Soc. Chir. Paris. — 13 avril 1921.
‘Guérison sans incident.
{1) Les observations de Vallas sont résumées dans la Thèse de Lamber! Lyon, 1911), et dans le Lyon-Chirurgicale, 1922, %4MVITT, nou].
FEV GORE
Observation XVIII -— Zecène (Obs. inédite).
Homme de 57 ans, déjà opéré au début de 1925, pour un cancer du bord de la langue, par excision simple sans curage ganglionnaire et pose, le long de la langue, d’un tube de radium de dos: inconnue.
Au début de mai 1925, il existe dans le sillon gingivo-lingual droit une ulcération à base indurée qui adhère au maxillaire et se continue avec ung infiltration très dure de la région sousmaxillaire. Prise en masse des ganglions sous-maxillaires de ce côté.
Biopsie : Epith. pavimenteux.
Opération : 5 mai 1925 (Lecène).
19 Curage sous-maxillaire droit. Ligature de la catotide externe, de la faciale et de la linguale. Extirpation des ganlions sous-maxillaires et de la glande jusqu’au niveau du plancher sans ouvrir la cavité buccale.
2° Résection de la partie du maxillaire comprise entre l’insertion du masséter et le trou mentonnier.
Tamponnement. Suture partielle.
Le 28 mai 1925 : La plaie est considérée comme suffisamment cicatrisée pour les applications de radium (Richard).
Pendant six jours : Aiguilles de Radium dans la langue.
On laisse reposer quelques jours. |
Pendant sept jours : application de surface.
Grosse réaction. Œdème qui cède en huit jours.
Prothèse (Mlle Pommay).
Concurremment, dès le huitième jour, après l’opération, pose d’un appareil à ailettes fixé par des vis interdentaires : Les appareils sont des gouttières en vulcanite. Les ailettes sont en maillechort et sont situées au niveau de la première prémolaire, débordant en avant et en arrière sur les dents voisines. L’une est fixée à la gouttière supérieure, l’autre à la gouttière inférieure, glissant sur la face externe de la supérieure.
Tous les jours, ces appareils sont enlevés et nettoyés. Un grand lavage de bouche est pratiqué avec brossage des dents.
Le malade a très bien supporté ces appareils qui lui manquèrent quand on dut les lui enlever pour la pose du radium. Il lui semblait que « son maxillaire tombait ».
Le 15 juin : part guéri. La guérison est maintenue depuis (février 1926). k
Observation XIX. — Lecène (inédite).
Homme, 56 ans. Syphilitique. Fumeur.
Opération le 9 novembre 1925 : Chloroformisation par la canule de Butlin. Hémirésection.
Suites opératoires. — D'abord bonnes, quoique la reconstitution du plancher n'ait pas tenu. On applique un appareil prothétique.
Au douzième jour, se produisent dans la nuit des hémorragies qui s'arrêtent à la suite d’un tamponnement. Le lendemain, en
MG 7e
enlevant les mèches, se produit une hémorragie en jet. Le malade meurt pendant qu'on pratique une ligature de la carotide primitive.
OBSERVATIONS DE TROIS CANCERS VÉRITABLES DU MAXILLAIRE INFÉRIEUR (Cancers à début gingival).
Observations XX et XXI. — Moreslin. — Soc. Anat. — Novembre 1901.
Epithélioma ayant déterminé la fracture spontanée de l’os (vérifié à l’histologie comme n’étant nullement un épithélioma d’origine dentaire).
Observation XXII. —- Morestin. — Soc. Anat., 1902, p. 180.
IH. — TRAITEMENT CHIRURGICAL DES CANCERS DE LA JOUE ET DE LA COMMISSURE, PROPAGÉS AU MAXILLAIRE INFÉRIEUR.
Les cancers de la joue propagés au maxillaire inférieur sont tout à fait difficiles à guérir par la chirurgie. Sur 14 observations de notre maître Morestin, qui a rapporté tous ses cas, nous trouverons cependant une survie sans récidive de quatre ans et demi, une de sept ans et une de vingt-etun ans, — autant dire une guérison définitive, — cette dernière se rapportant à un homme que le hasard nous a fait retrouver récemment dans le service de notre maître le Professeur Lecène.
Pour rares que soient les guérisons, presque perdues dans une véritable « nécrologie », comme disait Morestin lui-même en parlant de sa statistique, la technique chirurgicale vaut donc d’être rapportée en détail. Elle vaut aussi pour les prodiges d’ingéniosité qu’elle réclame de la part du chirurgien qui ose s'attaquer à ces cancers.
Les difficullés de la cure chirurgicale des cancers de la joue, tiennent à deux causes :
La première est l’élendue de la tumeur. Nous avons insisté sur la clinique de ces cancers. Nous en avons montré