LAS
le volume toujours considérable, l'extension en hauteur et dans le sens antéro-postérieur, la large atteinte du maxillaire, et surtout l'importance des adénopathies souvent bilatérales. Il est presque de règle, d’ailleurs, que l’adénopathie sous-maxillaire très volumineuse adhère au maxillaire elle aussi, et se continue, d’autre part, avec la tumeur génienne. Donc en soi, l’exérèse de pareilles lésions est déjà un problème.
Cependant, elle n’est rien en face de la difficullé de la réparalion. Ce qui compte avant tout dans la thérapeutique chirurgicale des cancers de la joue, ou de la commissure qui posent exactement les mêmes difficultés, c'est cette réparation, la restauration d’une cavité buccale. Morestin déclare que, si on estime cette réparation par trop difficile, il-vaut mieux d’abstenir. ;
Nous donnerons la technique proposée par Morestin au cours de ses différentes communications, tant au Congrès International de Chirurgie de 1900, qu’à la Société anatomique au cours des années 1899 à 1907, et à la Société de Chirurgie en 1913 et 1914. &
Cette technique est très réglée. Elle permet un acte opératoire généralement très rapide et; dans toutes les observations que nous allons relater, jamais il n’y eut de mort due au sthock.
Nous supposerons un cancer ayant pris la peau de la joue, ce qui est pour ainsi dire constant. Au cas où les téguments seraient indemnes ou suspects sur une très faible étendue, l'opération serait la même, à cela près qu'il faudrait dédoubler la joue pour en conserver la peau et que la restauration serait plus facile, la peau toute trouvée n'étant plus à chercher.
Nous diviserons la technique en deux chapitres : exérèse et restauration.