‹ Traitement des cancers du maxillaire inférieur (Epithéliomas du plancher de la bouche, de la joue, de l'amygdale, propagés au maxillaire inférieur) Radium- Rayons X- ChirurgieChapitre 43 sur 57 · REY RES · texte numérisé non relu

REY RES

Au cou, ce mode de faire ne prévaut pas avec la même rigueur. Beaucoup enlèvent ce qui est gros et visible, cherchant avant de s’en aller, s'ils n’aperçoivent encore quelque ganglion. ;

Or, l’anatomie est une. Ce qui est vrai à l’aine ou à l’aisselle est vrai partout : les ganglions ne sont jamais isolés et où qu'ils soient, ils sont contenus dans une almosphère continue de tissu cellulaire plus ôu moïns condensé. La seule différence au cou est que des ganglions existent selon toute sa hauteur et toute sa largeur, et qu'il n’y est pas de paquet laminé, donc que l’atmosphère celluleuse annexée au système lymphatique est elle-même laminée et étendue sur le cou en totalité. C’est ce que désigne si bien le terme de « lame lympho-ganglionnaire », et il faut avoir bien en vue quand on opère pour une adénopathie cancéreuse du cou . que celle lame porte-lympathique esl absolument continue de la base du crâne au médiastin, et de la ligne médiane antérieure à la nuque. : à

Cette disposition en lame continue est loin d’être un inconvénient pour le chirurgien : on peut dire qu'elle est faite pour lui. S'il veut bien, en effet, prendre cette lame par sa périphérie, et sans l'ouvrir, sans y chercher isolément aucun ganglion, la ramener concentriquement en suivant les plans anatomiques, il fera au contraire les yeux fermés une extirpation complète, et ne l’aurait pas faite sans cela.

Ceci dit, voici la technique de l'éradication des systèmes lymphatiques du cou.

Sur ce qui est de l'étendue à lui donner, les chirurgiens sont partagés. Les unes avec Morestin, estiment qu'il faut être radical et curer le cou dans sa totalité. Les autres, avec notre maître, le professeur Sebileau, condamnent cette « lymphadénectomie préventive totale », comme étant « excessive et incapable d'atteindre le but qu’elle se propose ». (Sebileau) (1). Voulant garder à notre travail le caractère de revue générale que nous lui avons assigné, nous

(1) Voir : Morestin, Journal Chir., 1913, t. X, p. 657. Sebileau, Congrès Fr. Chir., 1919. | Proust et Maurer, Presse Méd., 10-1-1923.

Trujjert, Journal Chir., 1922, t. XXI, p. 26.

ER RETN ES

ne trancherons pas ce débat et donnerons une technique omnibus el schématique d'évidement lolal du cou qui vaudra pour toutes les opérations qu'on se proposera, selon qu'on. la réalisera en partie ou dans sa totalité.

Cette technique est à peu près celle de notre maître Morestin, dont l’article serait à reproduire en entier, et dont nous.gardons la division en trois cas de difficulté croissante. Notre description différera cependant par la modification de quelques détails, et surtout par l’ablalion syslématique du slerno, même au cas d'adénopathie discrète el mobile.

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