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s'empêcher de tiquer. Enfin, cette fillette parle toujours très vite, trop vite ; elle bredouille souvent.
Pendant le temps qu'ont duré l'examen et l'interrogatoire, l’enfant n’a presque pas tiqué ; si nous avons vu parfois s'esquisser un mouvement convulsif, il était réprimé aussitôt spontanément,
Remarques. — fl s'agit d’un cas bénin d’un tie d'enfance, la fillette pouvant et sachant maitriser ses tics à volonté et sans effort ; les tics cessent complètement lorsqu'elle est couchée, même éveillée.
La précipitation de la parole, aboutissant au bredouillement, s’observe très souvent chez les tiqueurs. Presque tous parlent beaucoup trop vite ; certains bredouillent sans arrêt; d’autres s'arrêtent presque net après quelques mots, semblant avoir épuisé leur provision d'idées et de vocables. C’est que les tiqueurs n’ont en quoi que ce soit une notion exacte de la juste mesure, et en particulier de la vitesse. Ils semblent pressés en toutes choses, pour marcher, pour manger, pour parler. Cette précipitation des actes moteurs, Y compris ceux du langage, n'est d'ailleurs que la manifestation objective d’une disposition mentale.
Les troubles de la parole doivent toujours être signalés chez ces malades ; leur constatation très fréquente démontre clairement l’étroite parenté qui existe entre les tics et les troubles du langace, tels que ie bégaiement et toutes ses variétés. Les excellents effets de la d'scipline psycho-motrice (1) dans ces deux sortes d'accidents viennent encore à l'appui de cette manière de voir.
Dans le cas actuel, le traitement pouvait être réduit aux indications suivantes :
1° Rappeler l’enfant à l’ordre chaque fois qu’elle ferait un geste ou une grimace intempestifs ;
> Se lever très tard, se coucher très tôt et garder le repos au lit le plus possible ;
3 Retirer provisoirement l'enfant de sa pension, l'envoyer à la campagne, où les prescriptions ci-dessus indiquées devaient être mises à exécution.
(4) Brissaup et H. MEtGE. La discipline psycho-motrice, Congrès de Madrid, avril 4903.
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Observation IX (H. Meice et FEINDEL).
Alice est une fillette de 13 ans, qui présente des ties multiples.
Rien de saillant dans son hérédité. Sa mère se plaint d’être neurasthénique. Il existe une énorme différence entre la culture intellectuelle de la mère et celle du père.
Alice est venue’ au monde dans d’excellentes conditions, a été nourrie par sa mère; pendant la période d'allaitement, l'enfant dormait mal. Dès l’âge de 6 mois, elle a souffert de troubles gastrointestinaux très fréquents (douleurs, constipation et débâcles avec fièvre élevée). À deux ans, convulsions, que la mère rapporte à la fois à ces troubles gastro-intestinaux et à l’éruption des grosses dents. Rougeole et coqueluche, très bénignes. Après cette dernière, à l’âge de 8 ans, furonculose prolongée: cent vingt « clous » {?) auraient évolué sur un tout petit espace de la poitrine.
Actuellement, les troubles gastro-intestinaux persistent encore, la fillette est habituellement très constipée ; à l'occasion des causes les plus banales (exercice un peu violent, refroidissement, repas copieux, une mauvaise digestion), elle éprouve un grand malaise, elle a une forte fièvre (39° à 40°), avec délire. Ces crises ne durent que quelques heures.
Elle rêve facilement, et tout haut, surtout lorsqu'elle est préoccupée par un petit incident scolaire, lorsqu'elle a été au théâtre, etc. Il lui est même arrivé plusieurs fois de se promener tout en dormant dans sa chambre.
Au point de vue intellectuel, l’enfant est bien douée ; elle vient d’avoir son certificat à l'âge de 12 ans 1/2. Si elle aime le travail, elle aime aussi le jeu. Elle a ordinairement bon caractère.
Vers l'âge de 6 ou 7 ans, de petits tics ont apparu. Il n’y eut assure-t-on aucun tiqueur dans sa famille. A 10 ans, légère conjonctivite, mais les grimaces du visage existaient déjà depuis plusieurs années. Dès le début, les tics ont été nombreux et variés. Actuellement, voici ceux qu’on peut constater :
Tic des yeux. — Tic de clignement et tic d'écarquillement ; puis un tic plus compliqué, auquel participe le globe oculaire : l'enfant
ferme à demi l'œil gauche et écarquille le droit, tandis que le globe oculaire droit fait deux ou trois mouvements de rotation avec une grande rapidité.
Enfin, il existe un Zéger strabisme convergent, transitoire, dans les moments où la fillette regarde bien en face.
Tic de la bouche. — L'enfant ouvre brusquement la bouche et la referme non moins brusquement; c'est une sorte de kappement.
Tic du nez. — Elle relève brusquement les ailes du nez, symétriquement.
Tic du front. — Elle plisse son front et déplace son cuir chevelu par des mouvements rapides d’arrière en avant et d'avant en arrière.
Tic phonatoire. — Un petit bruit de gorge « gue, que », plus fréquent depuis quelque temps.
Tic de l'épaule. — Haussement clonique de l'épaule droite, on élévation permanente de cette épaule (haussement tonique).
Tic du bras. — Quelques mouvements convulsifs du bras droit, mal systématisés.
Pas de tics des jambes, pas de tices de la marche.
Tous ces « mouvements nerveux » sont variables dans leur fréquence et dans leur intensité. [ls sont surtout apparents lorsque l'enfant est très attentive, lorsqu'elle est dans une réunion, ou au théâtre, lorsqu'elle est préoccupée.
Quelques menues phobies. Elle a grand peur des araignées Elle regarde sous son lit avant de se coucher, ferme à clef pour la nuit la porte de sa chambre, bien que celle-ci communique avec celle de ses parents ; mais tout ceci n’est pas constant.
Elle a aussi de petites manties : certains actes sont répétés plusieurs fois de suite : tousser, se moucher et surtout dire « bonsoir », ce qu'elle fait avec volubilité, « vingt fois de suite », dit sa mère, jusqu’à ce qu'elle ait impatienté ses parents, qui lui imposent silence; d’ailleurs elle ne résiste pas, et va tranquillement se coucher.
Les parents sont venus l'an dernier nous demander quelques conseils au moment des vacances de leur fille, quelques jours avant de l'emmener à la campagne.
Le temps manquant pour instituer une discipline psychomotrice
régulière, que la bénignité du cas ne semblait pas, d'ailleurs, impérieusement commander, on se contenta de prescrire quelques exercices méthodiques à exécuter chaque jour devant le miroir. Mise devant une glace, l'enfant convint avec quelque humiliation que ses grimaces la rendaient fort laide, et elle promit de s’observer. Cette petite gymnastique, surveillée par les parents et un séjour hygiénique au grand air, exempt de toute préoccupation de travail et d'école, suffirent pour amener une très grande amélioration.
Au bout d'un mois et demi, l’enfant restait plusieurs jours sans tiquer. Deux mois plus tard, l'amélioration se maintenait encore.
Ces observations nous font voir toute une série de ücs de l'enfance et les moyens de traitement qu'on peut leur opposer.
Pour les tics respiratoires, l'afmothérapie de Pitres et Cruchet {1) peut donner de bons résultats. Elle consiste à faire exécuter des mouvements respiratoires isolés, puis combinés avec des mouvements des bras, de la tète et du tronc. On pourra combiner avec profil ces exercices avec le contrôle par le miroir de M. H. Meige.
Quant aux habitudes de gloutonnerie elles exigent que la surveillance exercée sur l'enfant ne se relâche pas d’une minute.
À table, 1l faudra l’obliger à mastiquer avec soin et lui imposer un temps déterminé pour l'absorption de chacun des plats, l'empêcher de boire d’un seul trait plus de la moitié de son verre, le contenir dans ses préférences et l'habituer peu à peu aux mets qu'il n'aime pas. On veillera à la régularité des repas et à ce qu’il ne soit rien
(4) Prrres. Tics convulsifs généralisés traités par la gymnastique respiratoire. Journ. de méd. de Bordeaux, 17 février 1901. — Crucuer, thèse 1902. — Prrres ET CRUCHET. Congrès de Grenoble, 1902.
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pris dans l'intervalle, èn un mot, on ne devra lui passer aucun caprice alimentaire.
Mais la surveillance de l'enfant ne doit pas cesser au sortir de la table.
La parole, la marche, les fonctions excrétoires, doivent être aussi l’objet de toute l'attention famihale.
C'est ainsi qu'on ne devra jamais permettre à l'enfant de parler trop vite, sans suite, de zézayer, de bredouiller, etc.; au contraire, :l faudra l'obliger à parler lentement : la lenteur dans la parole constitue l'élément essentiel du traitement des troubles du langage. Toutes ses grimaces devront être rigoureusement réprimées.
Un jeune tiqueur ne devrait pas marcher seul, s’il a des incorrections de la marche; quelqu'un devrait toujours l'accompagner, qui l’empêcherait d'accélérer son allure, de faire avec ses jambes des mouvements intempestifs.
En ce qui concerne les fonctions excrétoires, le rôle de surveillant peut sembler plus déficat; mais il s'agit d'enfants, 1l faut être très sévère à cet égard et veiller à ce que le malade ait des selles régulières, aux mêmes heures, exiger qu'il se présente à la garde-robe et qu'il y reste un temps suffisant.
Enfin, voici un cas de tic beaucoup plus grave, — heureusement ils sont assez rares, — où ni l’alitement, ni la
discipline psycho-motrice ne sont des moyens thérapeutiques suffisants,
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Observation X {Inédite). — Communiquée par M. H. Mec.
Jules B..., garçon de 14 ans, est venu à la consultation de M. le P* Brissaud, à l'Hôtel-Dieu, le 20 février 1905. Il est atteint de tics multiples, ayant débuté vers l’âge de 6 ans et ayant augmenté constamment, tout en changeant à tout instant de forme et de siège. Le premier mouvement anormal remarqué par la mère fut le suivant : l'enfant frottait son pain contre son menton et ses lèvres. avant de le mettre dans sa bouche. Puis d’autres mouvements anormaux se sont succédés, dont voici les principaux, d'après l'interrogatoire maternel :
Avant de se mettre en marche, surtout s’il devait courir, il sautait cinq à six fois.
Il eut des mouvements d'inclinaison de la tête en avant, non pas brusques et saccadés, mais lents ; c'étaient plutôt des tics de forme tonique : l'enfant « raidissait son cou ».
Il baissait une épaule et inclinait la tête du côté opposé, non pas par des secousses successives, mais en faisant des contractions forcées.
Sans motif et exagérément, 17 frappait ses mains V'une contre l'autre, plusieurs fois par devant et plusieurs fois par derrière, comme le font les enfants jouant à la balle.
Il frottait les murs avec ses avant-bras, les assiettes ou la nappe indéfiniment pour chasser les mies de pain.
Il eut toutes sortes de cris singuliers : des geignements, des gloussements : il imitait le bruit d’une locomotive en faisant « hou, hou », ou le bruit d’une automobile en faisant « teuf, teuf », ete.
Souvent, 27 répétait le même mot plusieurs fois, disant par exemple cinq à six fois de suite, et très vite «enfin, enfin... », mais il n’a pas d’arithmomanie.
Il eut de la coprolalie, et actuellement encore, il laisse échapper des mots orduriers, qui explosent brusquement. Il se rend cependant parfaitement compte de leur grossièreté et il peut, s'il se surveille, s'empécher de les dire.
Il est onychophage, cheilophage. Il a des #ics de reniflement, de Sifflement ; il a imité tous les cris des animaux.
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[l re La langue et fait une infinité de grimaces. Un jour, dans le Métropolitain, il s'est fait sévèrement réprimander par un voyageur ; il ne cessait de lui tirer la langue. Cependant, il avait un journal à la main, mais au lieu de se cacher derrière lui pour tiquer, il tournait ostensiblement la tête vers la personne à qui son tic était spécialement adressé.
Il frotte ses pieds sur le sol quand il est assis et les traine souvent en marchant.
Avec son chapeau il frotte sa tête et se dépeigne constamment.
Il mange très vite, goulument, sans mâcher, cependant il n'a pas de troubles intestinaux.
En descendant les escaliers, il lui arrive souvent de s’arrêter pour remonter 3 ou 4 marches et redescendre ensuite.
Dans la rue, pendant un temps, il montrait brusquement du doigt certaines personnes.
Bref, il a eu toutes les variétés de ties et de manies de l'enfance.
Mais il importe de remarquer que ses mouvements intempestifs n'ont pas toujours eu une allure franchement convulsive.
On ne peut pas dire non plus qu'il ait des tics franchement localisés, toujours les mêmes, se répétant avec leur caractère propre de secousses convulsives, entrecoupées de temps de repos. Ce sont souvent des gestes, bien systématisés, manifestement adaptés à un but et presque toujours à un but déplaisant et injurieux : ce ne sont encore que des espiègleries parfaitement déplacées, mais dont l'intention est franchement mauvaise.
Tous ces mouvements bizarres se reproduisent presque incessamment,; les périodes de calme ne dépassent guère un quart d'heure, elles sont variables suivant les jours. Pendant le sommeil, au contraire, calme complet, pas un mouvement nerveux; l'enfant rêve assez souvent tout haut.
Il a eu aussi des mictions fréquentes comme on en observe chez les dégénérés (tics de miclion) mais il a été propre à l’âge ordinaire.
Depuis l’approche de la puberté, les préoccupations génitales apparaissent et les gestes qu’elles provoquent tendent à se multiplier ; il déchire toutes les poches de ses pantalons. Il a été opéré, il y a quelques années, d’une adhérence préputiale.
Jamais de crises de nerf. Cependant, une fois, la nuit, alors qu'il était pensionnaire, il aurait eu une sorte de crise nerveuse. Ce ne fut peut-être qu'un rêve agité.
Il est désordonné, malpropre dans son travail et surtout sur luimême ; il n’a pu séjourner dans les différentes places où il a été employé; il faisait toutes sortes de mouvements intempestifs, gênant son entourage, secouant les tables et heurtant tout.
Dans la rue, il est inattentif ; on craint toujours qu'il se laisse écraser par les voitures, bien qu'il ne lui soit arrivé aucun aceident.
Dans son entourage familial, il est insupportable. IL vit avec sa mère et une sœur âgée de 10 ans. La mère, très faible, lui a laissé faire toutes ses volontés ; il le sait et en abuse. Il est grossier, impertinent, violent même ; il menace à chaque instant, en paroles et par gestes, sa mère et sa jeune sœur ; s'il ne se sentait pas le plus faible, lorsque sa mère est là, il irait jusqu'aux voies de fait.
Il est voleur aussi, il a la manie de « chiper » les outils chez ses amis ; mais il n’a jamais volé dans un magasin.
Pendant l’examen médical, qui s’est reproduit trois fois de suite, à quelques jours de distance, l’enfant s’est tenu absolument calme, sans aucun mouvement nerveux, sans un geste anormal, mais on voit qu'il s'observe avec soin et qu'il se maîtrise. Il prend un air contenu, sournois, dissimulé ; on prévoit qu'une fois abandonné à lui même, il se montrera plus agité, plus capricieux et plus indiscipliné que jamais.
La santé générale a d’ailleurs toujours été excellente.
Dans son hérédité se retrouvent le déséquilibre moral et les tics. La mère est une femme faible que le père a complètement abandonnée, ce dernier avait des tics de reniflement et de toux.
RÉFLEXIONS. — Cette observation est bien celle d’un tiqueur dont les tics sont tantôt de forme clonique, tantôt de forme tonique, mais ils ne sont que des épisodes secondaires dans le tableau de la folie morule dont ce jeune tiqueur présente tous les caractères.
Son déséquilibre moteur est manifestement commandé par son déséquilibre moral.
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Chacun de ses mouvements intempestifs est dicté par l'idée de faire précisément les choses qu'il ne doit pas faire, par le désir d'être désagréable à autrui, soit par gestes, soit en paroles. Affectivité nulle, égoisme excessif.
Tous ces phénomènes ont été en s’aggravant progressivement, la répression et la surveillance ayant été insuffisantes ; ils acquièrent d'autant plus de gravité que l'enfant avance en âge, qu'il devient plus vigoureux et qu’il redoute de moins en moins les punitions, qu’il se sent capable de se défendre et même d'attaquer. Il menace de devenir dangereux pour les autres. Il est capable de commettre un acte délictueux ou même criminel à la première occasion.
En pareil cas, il est indispensable de recourir à l'ésoement absolu, dans l'intérêt du malade et son entourage.
En conséquence, il a été conseillé à la mère de se séparer le plus tôt possible de son enfant et de le mettre sous une surveillance sévère dans un établissement spécial.
Cette observation nous montre une fois de plus, et de la manière la plus frappante, la place et l'importance prépondérante des troubles psychiques chez le tiqueur.
Au point de vue thérapeutique, elle présente un triple intérêt : c’est d’abord l'indication, en pareil cas, du traitement dans une maison spéciale par l'alitement et l'isolement.
On ne peut, en effet, songer un seul instant à faire appliquer ce traitement chez un malade difficile à maintenir. Il ne resterait même pas au lit une demi journée, et seule, l'autorité du médecin et du personnel de la maison de santé en imposera suffisamment à l'enfant, pour que, le dépaysement aidant, il se soumette à ce qu'on exige de lui.
C'est aussi la Justification du traitement par le lit avec
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isolement chez les jeunes sujets moins gravement atteints.
C’est enfin la démonstration évidente, pour les parents, de l'importance qui existe à ne pas négliger les tics. Ceux-ci, en effet, abandonnés à eux-mêmes, peuvent conduire à un semblable résultat et entraîner à un internement toujours désagréable en soi, et aussi par les interprétations auxquelles il donne lieu dans le public.
Les observations et les remarques que nous venons de présenter vont nous permettre de résumer succinctement, et comme 1l suit, le traitement des tics chez l'enfant.
Depuis l’âge de leur apparition jusqu'à 9 et 10 ans, on devra employer uniquement le repos au lil avec isolement, en se conformant aux recommandations faites à propos de la chorée pour le même traitement.
Si, cependant, après trois semaines, les tics n’ont pas diminué très sensiblement, il faudra appliquer la discipline psycho-motrice, tout en continuant le repos étendu.
Passé l’âge de 10 ans, c'est à celle-là qu'il faudra s'adresser d'emblée ; mais, dans son exécution, elle devra se plier avec une grande souplesse aux différentes indications résultant des formes variées que l'on rencontre.
Ce sera une discipline des habitudes, de la respiration, de la parole et des fonctions viscérales autant que des mouvements proprement dits.
Ceci encore, c'est de la discipline psycho-motrice ; car elle n’est pas seulement applicable aux troubles convulsifs des muscles de la vie de relation, elle peut agir sur ceux
de la vie végétative.