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Ce que dit Charcot pour le rhumatisme, Gianasso le dit finalement de l'infection : Après l’examen de 46 cas de chorée et tout en déclarant que la théorie infecüieuse est celle qui rend le mieux compte des faits, il ajoute que la chorée serait une névrose se développant sur le terrain de la prédisposition nerveuse. Les choréiques seraient des dégénérés ; la chorée est survenue sous l'influence d'une cause occasionnelle quelconque, mais une autre névrose aurait pu aussi bien apparaître en son heu et place. « L'agent causal peut-être quelconque, mais l'infection est certaine, l'éventualité qui se présente avec la plus grande fréquence en dehors d’elle : les autointoxications d’origine intestinale, après le trouble causé par une émotion par exemple, peut rendre compte d’un très grand nombre de faits (1) ».
Gianasso considère, comme tout le monde maintenant, le rhumatisme comme une maladie infectieuse, et c’est lui qui provoque le plus souvent la chorée.
Les conclusions de Blocq et Grenet, auxquelles nous nous rallions, sont en quelque sorte le résumé de ce qui vient d'être dit : « La théorie infectieuse, bien que non démontrée, est fort séduisante ; d’ailleurs elle ne nous semble pas s'opposer à la théorie de la névrose ; et la malformation de l'appareil moteur admise par Joffroy, peut fort bien se manifester sous l'influence d’une infecüon, ce qui explique la marche fébrile, cyclique, l’évolution parfois mortelle et les complications viscérales de la chorée : n1 la dégénérescence n1 l'infection ne suffisent, 1l faut que ces deux conditions se trouvent réalisées (2) ».
(4) Granasso. Riforma medica, n° 16, p. 129, 22 décembre 1903. (2) Bcoco et Grener. Traité de médecine, t. X, p. 362, 1905.
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L'anatomie patiols:;1: n2 nous a pas renseigné davantage sur les causes premières de la chorée. Il faut faire de sérieuses réserves sur la sigmfication des « Choreakœrperchen » de Flechsig, Jakowensko (1). L'hyperémie des méninges (Campbell Thomson) (2) et l’ædème sous-arachnoïdien (Richon) (3) sont des lésions que l'on retrouve dans une foule d'infections cérébrospinales.
Comme il est impossible de ne pas tenir compte des nombreux résultats négatifs trouvés par Charcot, Triboulet, etc., on ne peut, quand à présent, tirer de conclusion des examens nécroscopiques.
En ce qui regarde la chorée variable, la thèse de Patry (4) faite, sous l'inspiration de M. Brissaud, nous a appris que celle-là apparaît de préférence après la puberté, que l'émotion, limitation, l’irritation réflexe en sont autant de causes déterminantes, que « l’hérédité nerveuse est le facteur principal auquel vient se joindre l'infection », enfin que cette maladie évolue sur un terrain dégénéré.
On voit donc que s’il existe au physique entre la chorée variable et la chorée de Sydenham des liens de parenté ; 1l en est de même pour l’état mental, que l’on a caractérisé de la manière suivante : « Il n’y a pas d'état mental choréique, il y a des troubles mentaux chez des héréditaires, des dégénérés atteints de chorée (5). »
(4) JAKkowENSKO. Kies{nick de Meyeewski, 1889.
(2) The pathology of acuta chorea. Brit. med. Journ., 1899.
(3) Revue mens. malad. enfance, octobre 1903.
(4) Parry. De la chorée variable et polymorphe. Th. de Paris, 1899.
(5) Breron. Elal mental dans la chorée. Th. de Paris, G, Steinheil, 1893,