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près indolores, les lavages étaient au contraire très douloureux et les malades souffraient encore, quelquesuns d’une façon atroce, pendant plusieurs heures après l'opération.
Ces lavages ne pouvaient être faits qu'avec une solution de sublimé à 1/5000, 1/4000 au maximum, qui n'avait qu'un contact rapide avec la muqueuse vésicale, car on ne pouvait pas laisser de liquide dans la vessie. Sitôt après le lavage, les malades étaient pris d’une douleur très vive et d’une violente envie d’uriner, ils étaient obligés de tenir pendant une 1/2 heure, 1 heure et quelquefois davantage, un urinoir à leur portée, car ils avaient une épreinte intolérable et continue qu’ils ne pouvaient soulager qu’en expulsant presque de minute en minute quelques gouttes d'urine.
Les instillations de sublimé au contraire, lorsqu'elles étarent bien faites, conduites avec méthode et progression, permettaient d'employer des solutions variant entre 1/4000 et 1/500. Elles pouvaient être gardées par le malade 1/2 heure, 1 heure même dès les premiers jours, et on pouvait ainsi obtenir une action plus efficace : 1° en ne réveillant pas et en n’excitant pas la douleur comme avec les lavages ; — 2° en laissant plus longtemps en contact avec la muqueuse vésicale une solution plus forte.
- L'expérience était donc faite dès les premiers jours de mes recherches, j'en ai souvent fait la contre-expérience depuis, en essayant à plusieurs reprises de substituer, chez des malades dont l’état s’améliorait par les instillations, les lavages de sublimé aux instillations ;
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aussitôt l'amélioration cessait pour faire place à une nouvelle recrudescence des symptômes morbides, les instillations devaient être rapidement reprises et l’amélioration se manifestait à nouveau après la crise provoquée par les lavages (ex. observat. III). |
Combien aussiavons-nous vu de malades qui venaient autrefois au service de la consultation externe où on leur faisait sans résultats des lavages boriqués ou sublimés, et dont l’état fut rapidement, instantanément presque, amélioré par leur suppression et leur remplacement par les instillations de sublimé! (ex. observat. XV). Notons aussi en passant, fait qui plaide grandement en faveur des instillations de sublimé, que d’autres malades furent soumis sans succès aux lavages et même aux inslillations de nitrate d’argent (celles-ci en général très douloureuses dans les cystites), qui furent vitement améliorés par notre traitement et qui, en particulier, virent rapi-. dement, sous son influence, disparaître la douleur (ex. observat. XIV, XVIT).
Nous avons apporté quelques modifications au traitement tel qu'il était fait auparavant: une des plus imporlantes a consisté à supprimer, pour les raisons que nous avons énoncées plus haut, les lavages boriqués dont on avait essayé de faire précéder les instillations. Les heureux résultats de cette modification sont démontrés de la facon la plus nette et la plus frappante parles observations XXIV et XXXIT. De plus, l'emploi de ces lavages boriqués, combinés aux instillations de sublimé, ne permellait pas de se rendre un compte exact de l'effet produit par ces dernières, puisqu'un second