LENS
traitement venait s’y joindre; n'eût-ce été que cette raison, 1l était important, pour connaître l’effet absolu du sublimé, de supprimer tout autre traitement concomitant.
Nous avons voulu aussi ne pas commencer le (raitement dès le Jour de l'entrée de nos malades à l’hôpital, car le repos était un facteur important, et il fallait connaître d’abord son influence et les modifications qu'il était susceptible d'apporter à lui seul, afin de pouvoir éliminer son action et constater l'effet des instillations de sublimé sans qu'on fût en droit d'attribuer à ce facteur une action quelconque dans la marche du traitement. Nous nous sommes donc efforcé, autant que possible, de laisser nos malades au repos pendant quelques jours en observant leur état pendant ce temps, en prenant note de la fréquence des mictions, de la nature de la douleur, des urines. Après ce temps de repos nécessaire à l’exactitude de nos observations, nous commencions le traitement. Nous avons pu nous assurer ainsi que, dans la grande majorité des cas, le repos avait bien peu d'influence par lui seul sur l’amélioration des phénomènes morbides de la cystite.
Enfin nous avons apporté quelques modifications de détail dans la technique des instillations, nous avons essayé de préciser les doses à employer, les écarts à mettre entre chaque instillation, etc. Nous reviendrons plus loin sur ces faits si importants.
Nous ne craignons pas de dire que nos efforts furent couronnés de succès, la statistique suivante en fait foi : en groupant toutes les observations que nous possédions,
SPORE nous arrivons à un tolal de 34 dont 31 nous sont personnelles ; ces 34 traitements ont donné :
12 guérisons.
9 très grandes améliorations.
9 améliorations.
4 insuccès.
Ces chiffres ont leur éloquence, nous y reviendrons d’ailleurs dans notre chapitre de statistique.