‹ Traitement des Dents Infectées et de Leurs Complications Infectieuses Péri-ApicalesChapitre 15 sur 24 · TRAITEMENT DU « QUATRIÈME DEGRÉ » SIMPLE · texte numérisé non relu

TRAITEMENT DU « QUATRIÈME DEGRÉ » SIMPLE

Dans tous les « quatrièmes degrés » il nous faudra :

Le)

1° nettoyer la chambre pulpaire et les canaux des débris qui les encombrent ; 2° procéder à une désinfection complète de la dent.

Le nettoyage mécanique doit être parfait et déjà, en 1903, le D'° M. Roy y insistait dans un travail où il met bien en lumière que le succès de l'opération ne peut dépendre uniquement de l’action d'un puissant antiseptique, pas plus d’ailleurs que du seul fait du nettoyage mécanique, mais de l’action combinée de ces deux facteurs. Ces deux temps ne sont pas indépendants, la désinfection commençant en réalité avec le nettoyage instrumental et pouvant même se confondre avec lui. On doit donc condamner les procédés qui se baseraient sur l’un ou l’autre de ces temps seulement comme, par exemple, l'emploi de certains médicaments dont l’action serait telle qu’elle permettrait, après une ou deux applications, l’obtura-

tion immédiate et définitive de la dent!

A de,

La première opération à faire en présence d’un « qua: trième degré » est, comme dans le traïtement d’une plaie infectée, d'ouvrir et de drainer. On ne doit pas craindre de faire une large ouverture : voir clairement toute l’étendue de la chambre pulpaire est indispensable. Si la carie pénétrante est haut placée, près du coilet, il faut avoir soin d'ouvrir la chambre pulpaire dans toute sa longueur sans quoi l’on serait exposé à laisser une sorte de

cul-de-sac contenant des matières infectées.

a) Procédés techniques

de nettoyage et de désinfection.

1° Procédés basés sur le nettoyage mécanique et la désinfection par des antiseptiques sim-

ples.

LAVAGES PAR MÈCHES ANTISEPTIQUES. — Le danger est de provoquer une poussée aiguë par une: intervention trop rapide qui refoulerait au-delà de l’apex des débris infectés et occasionnerait une inflammation péri-apicale. Il faut donc déblayer la chambre pulpaire sans toucher aux canaux de la dent. Un pansement antiseptique est placé à l'entrée des canaux et recouvert d’une gutta ou d’un tampon d’ouate imbibé de vernis sandaraque, de teinture de benjoin... Ce tampon présente l'avantage d'être moins hermétique, de

sorte que les gaz peuvent trouver issue ; il préserve suf-

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