NOT
. Les muco-membranes, autrefois abondantes, sont très diminuées.
Pas de douleurs abdominales depuis plusieurs mois.
À l'examen de l'abdomen, on trouve la paroi souple, le cæcum et le côlon descendant remplis de matières; le côlon descendant est un peu sensible à la pression.
La malade reçoit, du 12 août au 24 octobre, 24 injections de plasma de Quinton, de 30 à 200 cc. Aucune médication adjuvante.
Diminution immédiate de la constipation et des troubles gastriques avec amélioration de l’état général, sans modification des troubles nerveux. Récidive et nouvelle amélioration faible.
Du 12 au 23 aoûl. ? injections de 30 cc. et 50 cc. — Du 12 au 23 août, selles spontanées tous les jours, sauf le 19. Pas de muco-membranes. Estomac satisfaisant; aucun trouble, sauf les éructations qui sont d’ailleurs diminuées.Se sent plus forte, monte mieux ses escaliers. État nerveux non modifié.
Du 23 aoûl au 9 seplembre. 5 injections de 50 cc., 4 de 100 cc. — Depuis le 21 août, récidive : l’état est redevenu sensiblement ce qu'il était avant le traitement ; selles spontanées six jours sur dix-huit, du 21 août au 8 septembre. Digestions et faiblesse comme autrefois. L'amélioration initiale obtenue avec les doses de 30 cc. et 50 ce.ne s'étant pas maintenue avec les doses de 100 cc., on revient aux doses à 30 cc.
Du 9 au 27 seplembre. 5 injections : 4 de 30 cc., 1 de 50 cc. —— Même état. Selles spontanées sept jours sur dix-sept, du 8 au 25 septembre.
Digestions, en général, mauvaises; asthénie, nervosité.
ne
La malade est remise aux doses de 100, cc. tous les deux jours.
Du 27 seplembre au. 10 octobre. 6 injections de 100 ce. Meilleur état. 2 selles par période de trois jours environ (selles spontanées neuf jours sur quatorze du 25 septembre au 9 octobre) + Digestions satisfaisantes depuis le 29 septembre; aucun malaise après le repas. Faiblesse et nervosité non modifiées. |
Du 10 au 93 octobre, 6 injections : ? de 150 cc., 4 de 200 cc. — Depuis le 10 novembre, la malade traverse une période de grands ennuis (soucis d'argent). Les selles spontanées ne se produisent plys que tous les trois jours, mais les troubles gastriques sont toujours très diminués (plus rares et moins accentués). Les forces sont meilleures, mais l’état nerveux est resté le même qu'avant le traitement.
La malade interrompt le traitement.
OBsERVATION XIX.
Enlérile muco-membraneuse conséculive à une conslipalion durant depuis l’âge de 8 ans (conslipalion forle, muco-membranes rares, jamais de douleurs abdominales). Neurasthénie.
Leucorrhée.
Traitement : 38 injections de 20 à 200 ce. — Disparilion de lous les troubles, sauf la leucorrhée, persislant deux mois après cessalion du trailement.
Mile V..., 29 ans, couturière.
HÉRÉDITÉ. — Père et mère bien portants; ni frères, ni. sœurs.
ANTÉCÉDENTS PERSONNELS. — Rachitisme (marche à
9 mois : déformation des jambes). Enfance délicate, mais sans maladie.
. La constipation s'établit insidieusement vers 8 ans. Réglée à 15 ans. Règles toujours en avance de quelques jours. Après la formation, la constipation augmente, et, nécessite, pendant plusieurs mois, l’emploi de laxatifs quotidiens.
Affaiblissement progressif aboutissant, de 17 à 19 ans, à une chlorose grave. L'état redevient meilleur de 20 à 24 ans, sans que la constipation diminue.
À 24 ans, bronchite qui se répète chaque année en août ou septembre. Depuis lors, affaiblissement progressif et amaigrissement indéterminé.
Etat avant le traitement
ETAT GÉNÉRAL ET NERVEUX. — Affaiblissement, fatigue accentuée au travail. Sommeil médiocre; réveillée chaque jour à munuit par le bruit d’une boutique, la malade ne se rendort que vers 3 heures du matin. Sueurs nocturnes par périodes.
Nervosilé; énervement presque continuel. Trislesse profonde, crainte de mourir. Crises de larmes aux moindres ennuis. ;
Céphalées, autrefois fréquentes, maintenant très rares, Bourdonnements d'oreille continuels; quelques vertiges.
APPAREIL DIGESTIF, — Bon appétit; alimentation normale. Digestions satisfaisantes, sauf des rougeurs fréquentes de la face, survenant immédiatement après le repas.
Constlipalion : La malade reste généralement trois à quatre jours sans selle et prend alors un laxatif ou un
lavement qui détermine une selle. Défécation parfois très douloureuse. À plusieurs reprises, périodes de huit jours sans selles, malgré les laxatifs. Selles sphériques, dures, très volumineuses, d’un diamètre notablement supérieur à celui d’une pièce de D francs. Muco-membranes constatées à plusieurs reprises, mais à intervalles éloignés. Diar-
rhée très rare : deux ou trois selles pendant une journée. Pas de douleurs abdominales.
% A l'examen de l’abdomen, on trouve la paroi souple; le cæcum distendu par des matières, crépitant sous la main; le côlon descendant en corde, du volume du pouce; la palpation est complètement indolore.
APPAREIL RESPIRATOIRE. — Rien à l’auscultation,
APPAREIL GÉNITAL. — Règles avançant de sept jours’ durant quatre jours, sans douleur.
Pertes blanches constantes depuis la formation.
La malade reçoit, du 16 août au 27 décembre, 38 injections de plasma de Quinton, de 30 à 200 cc. Aucune médication adjuvante, suppression des laxatifs et lavements.
Disparition immédiate de la constipation. Amélioration progressive et disparition de la neurasthénie. Persistance de la leucorrhée.
Le 16 aoûl. 1 injection de 30 cc. — Dès le lendemain de la piqûre, et chacun des jours suivants, une selle spontanée.
Du 19 août au 26 septembre. 11 injections : 4 de 50 ec. et 7 de 100 ce. — Selles à peu près quotidiennes (16 selles les vingt derniers jours). Etat général meilleur : forces augmentées, moins nerveuse, moins triste; n’a pleuré que quatre fois dans les vingt derniers jours. Leucorrhée un peu diminuée,
Du ?6 seplembre au 27 décembre. 26 injections : 13 de 1950 ce. et 13 de 200 ce. — Les selles restent assez régulières; dans les trente derniers jours, il y a eu 22 selles spontanées, soit environ deux jours sur trois. Ces selles sont normales et la défécation n’est plus douloureuse. L'état général s'est amélioré progressivement et est actuellement satisfaisant. Les forces sont assez bonnes, le sommeil meilleur. La ner-
vosité est très diminuée, toute tristesse a disparu et il n’y a plus de crises de larmes,
Les bourdonnements d'oreille persistent, la leucorrhée n’est pas modifiée.
Période postérieure au traitement
La malade est revue deux mois après la cessation du traitement. L'amélioration subsiste complètement, L'examen de l'abdomen ne montre aucune modification.