OBSERVATION XX
Enlérile muco-membraneuse consécutive à une constipation durant depuis l'enfance (constipation, muco-membranes rares, jamais de douleurs abdominales). Dyspepsie. Asthénie el nervosilé légères. Leucorrhée. Dysménorrhée.
Trailement, 16 injections de 30 à 75 ce. — Disparition des troubles gastro-intleslinaux. Amélioralion importante de l'élat général et nerveux. Disparilion de la leucorrhée ‘et persislance de la dysménorrhée. ;
Rechule deux mois après cessalion du trailement.
Mme M..., 23 ans, couturière,
HÉRÉDITÉ. — Père et mère vivants, bien portants; une sœur morte de méningite.
ANTÉCÉDENTS PERSONNELS. — Bonne santé jusqu’à 9 ans, mais déjà constipée. À cette époque, affaiblissement notable; anémie.
Réglée à 14 ans. La constipation augmente alors et ne variera plus.
Prend des laxatifs depuis quatre ans. Les /roubles gastriques remontent à trois années environ et débutent insidieusement. Asthénie légère surtout depuis un an.
Etat avant le traitement
F ÉTAT GÉNÉRAL ET NERVEUX. — Fatigue pendant le travail, plus accentuée depuis deux ou trois ans. Sommeil bon; parfois fatigue au réveil.
Grande émolivilé. À la moindre émotion, la malade pâlit et sent ses jambes fléchir. Caractère emporté. Un peu de. tristesse.
Vertiges et éblouissements assez fréquents. Céphalées peu fréquentes ; pourtant douleur frontale incessante depuis quinze Jours.
APPAREIL DIGESTIF. — Appétit médiocre; mange très peu. :
Troubles gastriques : Immédiatement après le repas, pesanteur d’estomac, sensation de malaise général; parfois rougeur de la face. Nausées fréquentes, mais jamais de - vomissements. Un peu plus tard, brûlures d'estomac fréquentes. Tous ces phénomènes durent une heure environ.
Conslipalion durant depuis l’enfance. Jamais de selles spontanées, mais, tous les trois à quatre jours, un laxatif qui détermine une selle très dure, d’assez gros volume, accompagnée irrégulièrement de muco-membranes.
A l'examen de l’abdomen, on trouve la paroi adbominale souple, sans relâchement. On ne sent nulle part le côlon à Ja palpation profonde. Sensibilité à la pression de la région ombilicale et de la région du côlon descendant.
APPAREIL GÉNITAL. — Règles toujours en avance de huit jours, durant trois ou quatre jours, abondantes, très douloureuses pendant les vingt-quatre premières heures douleur prédominant à gauche et rendant tout travail impossible.
Leucorrhée abondante depuis un an.
La malade recoit, du 17 mai au 13 juillet, 16 injections de plasma de Quinton, de 30 à 75 ce. Suppression des laxatifs. Aucune médication adjuvante.
Disparition de la constipation dès la première injection, Amélioration immédiate des troubles gastriques qui disparaissent après la 6€ injection (50 ec.). Amélioration progressive de l’état général et nerveux. Aucune amélioration de la dysménorrhée.
17 mai. 17e injection de 30 ce. — Réaction légère. Le lendemain et les jours suivants, une selle spontanée quotidienne. Les brülures d'estomac disparaissent immédiatement, mais les pesanteurs persistent. |
Du 17 mai au 4 juin. 3 injections de 30 cc. — Selles spontanées quotidiennes depuis le début du traitement. Pas de brûlures gastriques, mais persistance des pesanteurs.
Du 4 au 53 juin. 6 injections de 50 cc. — Selles toujours quotidiennes. Pesanteurs d’estomac disparues depuis le 10 juin. Depuis lors, les digestions sont tout à fait satisfaisantes. Appétit très amélioré. Un peu plus de forces, mais toujours même nervosité. Règles le 19 juin, aussi douloureuses qu'autrefois; moins de pertes blanches.
Du 23 juin au 13 juillet. 6 injections de 75 ce. — Selles toujours quotidiennes. Aucun trouble gastrique. Bon appétit. Amélioration progressive de l’état général et nerveux. Beaucoup moins d’émotivité et de colères; aucune tristesse. Plus de forces, mais pourtant moins qu'avant la maladie. La dysménorrhée n’a pas été modifiée, mais les pertes blanches ont disparu.
A la palpation du ventre, le côlon est toujours imperceptible, malgré la souplesse de la paroi. La palpation profonde est complètement indolore.
Période postérieure du traitement
Rechute deux mois après l'interruption du traitement,
Nouvelle série de 12 injections sans effet.