OBSERVATION XXV
Enlérile muco-membraneuse évoluant depuis douze ans (constipalion, glaires abondantes, jamais de douleurs abdominales). Douleurs gastriques tardives. Neurasthénie.
Traitement: ?8 injections de 30 à 350 ce.— Échec complel.
Mme B..., 39 ans, journalière.
HÉRÉDITÉ. — Mère vivante, très rhumatisante; père mort hémiplégique; 1 frère bien portant; 1 sœur morte de fièvre typhoïde.
ANTÉCÉDENTS PERSONNELS. — Dans l’enfance, rougeole et fièvre typhoïde. Angines très fréquentes de 12 à 30 ans, avec peu de réaction fébrile. Réglée à 13 ans. Depuis lors jusqu’au mariage, à 21 ans, anémie avec asthénie très prononcée.
À 2 ans, un enfant, né à terme, jusqu'ici bien portant (né d’un premier mari mort cardiaque). À 35 ans, fausse couche de deux mois (d’un deuxième mari) suivie de phlébite. z
La gastro-entérite débute insidieusement à 27 ans par des digestions longues et pénibles. Puis la constipation apparaît peu à peu et n’a pas varié depuis. Des mucomembranes sont reconnues peu de temps après le début.
Etat avant le traitement
ÉTAT GÉNÉRAL ET NERVEUX. — Face bouffie, teint jaune.
Les forces ont diminué depuis l’apparition de la constipation. La malade accomplit pourtant sans peine son travail de couture à la machine, mais se plaint de tomber fréquemment dans un état de torpeur complète. Sommeil bon. Fatigue au réveil avec courbature et douleurs lombaires.
Céphalées en casque avec prédominence à la nuque,
LATGES
moins fréquentes qu’autrefois. Verliges presque quotidiens. Le caractère a toujours été triste. Depuis le début de l’entérite, la malade est devenue plus nerveuse; elle s’emporte fréquemment.
Dyspnée d’eftort, surtout marquée pour l’ascension des escaliers, dont on ne trouve l’origine à l’examen d’aucun
organe.
APPAREIL DIGESTIF. — Mange beaucoup, surtout du pain, mais sans appétit. 3 verres d’eau rougie par repas.
Troubles gastriques : Les premières heures qui suivent le repas sont assez bonnes, malgré des somnolences fréquentes, Vers 4 heures et au milieu de la nuit, la malade est prise de douleurs épigastriques assez vives, comparées à une sensation de déchirement, durant souvent jusqu’au repas suivant. Ces douleurs sont accompagnées d’éructations gazeuses en très grande abondance.
Jamais de vomissements.
Conslipalion. — Ne va jamais à la selle sans purgatifse Les lavements sont sans action. Doit prendre des laxatifs tous les jours, et à doses assez fortes. Grâce à eux, selles quotidiennes, assez dures, généralement allongées, du volume du petit doigt, accompagnées de glaires très abondantes. Jamais de crises de diarrhée, Pas de douleurs abdominales.
A l'examen de l'abdomen, on trouve la paroi abdominale grasse et très flasque.
La palpation profonde, facile, ne laisse sentir le colon en aucun point (intestin chiffon). Elle est complètement indolore.
La malade reçoit, du 18 avril au 29 juillet, 28 injections de plasma de Quinton, de 30 à 350 ce.
Aucune amélioration,