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ment le temps du forage, durant lequell: chirurgien, quelle que soit son habileté, risque à chaque instant de voir l’os éclater sous l'effort de son instrument ou celui-cise briser contre la résistance de l'os. Combien incomparablement plus simple et plus facile l'opération de Rollet n'est-elle pas ? Une incision rapide au bistouri, la dissection de deux petits lambeaux cutanés, et le foyer de fracture, qui se trouve immédiatement sous la peau, est mis au jour ; nettoyage délicat de l’article et de l'interstice interfragmentaire; abaissement de l'olécrâne; cinq coups d'aiguille; un nœud, et voilà tout. Quoi de plus simple, et n'est-ce pas à cette opération que conviennent le mieux ces paroles dont Jalaouier jugeait la suture osseuse et que Decq revendique pour l'opération de son maître : « Elle. est si simçle qu'un étudiant de première année peut la faire quand 11l’a vue une seule fois ».
La simplicité de cette opération ne la rend pas seulement plus facile, mais encore moins dangereuse ; la séreus® articulaire, vu la rapidité avec laquelle notre méthode permet d'exécuter le cerclage de l'olécräne, ne reste ouverte qu'un temps infiniment plus court que celui qui est nécessaire à la simple perforation du cubitus. Aussi, les chances d'infection sont-elles extrêmement réduites, d'autant plus réduites que trus les temps opératoires, à part l'abaissement de l'olécrâne ct la ligature de la suture, s'exécutent sans que le chirurgien ait besoin de se servir de ses doigts.
Autre avantage de notre méthode et qui n'est pas sans importance : le mantement du catgut est beau-
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coup plus facile que celui des fils métalliques. La tendance à l’enroulement et l'élasticité de ces derniers font, à chaque instant, surgir de petits incidents qui prolongent inutilement l'acte opératoire. De plus, l'empoi des fils métalliques exige de celui qui manie l'aiguille et de celui qui la charge une attention coatinue et une habitude qu'il n'est pas nécessaire d’avoir pour faire sans ennuis, ou aider à faire sans encourir de reproches, une suture au catgut.
Enfin, dernier détail à signaler : la construction du point d'arrêt est plus difficile à effectuer dans les sutures métalliques que dans les sutures souples. Dans les premières on doit apporter un soin tout particulier à la confection des spires de torsion ; celles-ci forment un pédicule qu'il faut traiter de telle façon qu'il re blesse pas les plans voisins, ce qu'on n'est jamais assuré d'obtenir. Dans les secondes, au contraire, un simple nœud suffit, qu'on abandonne après en avoir coupé les chefs au ras et dont on n'a plus jamais à s'occuper.
Il ne nous reste plus qu'à préciser un point, le suivant: À quel moment doit-onintervenir? NiDecq,dans sa thèse, n1 le professeur Berger, dans son mémoite, n'ont discuté spécialement ce point ; mais la relation de leurs cas montre qu'ils sont partisans, comme M.le professeur agrégé Roliet, d'une intervention précoce.
Les mêmes raisons, invoquées par M. le professeur agrégé Vallas (1) en faveur de l'intervention rapide dans les fractures de la rotule, dictent cette
(1) Vazras.— Société des Sciences Médicales de Lyon, 1890.
nt conduite. Toutefois, nous ne croyons pas qu'il faille réclamer, pour les fractures de l’olécrâne, une intervention « d'urgence », comme Pons le fait pour celles de la rotule. Vouloir épargner au blessé les inconvénients d'une opération tardive n'implique pas fatalement la nécessité d’une intervention immédiate. Toute opinion extrême pèche par un côté et, s'il est dangereux d’attendre pour intervenir que ja réparation physiologique soit en pleine activité, il ne nous semble pas prudent d'opérer dans une région qui se trouve le siège d’une infiltration sérosanguine abondante et dont les rapports sont plus ou moins détruits. Outre qu'on ne hasarde rien en attendant quelques jours la disparition du gonflement initial, on se trouve à ce moment dans de bien meilleures conditions pour opérer, et cette seule raison nous paraît suffisante pour justifier notre manière de faire.
Ainsi compris, le traitement des fractures de l’olécrâne, sans avoir aucun des inconvénients de celui préconisé par Leoueu et Berger, remplit parfaitement toutes les indications que pose l’anatomie pathologique. Il diminue considérablement, par le seul fait de l’incision, l'infiltration sanguine périarticulaire ; il vide l'articulation du sang et des caillots qu’elle contient ; il débarrasse les surfaces de fracture des débris fibreux ou périostiques qui les séparent; il opère et maintient le rapprochement exact des fragments ; enfin les résultats auxquels il aboutit sont excellents, comm= vont le montrer nos deux observations, que nous devons à l’obligeance de notre maitre, M. le professeur agrégé Rollet.
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Observations