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TRAITEMENT DE LA FRACTURE

Le même matériel que dans le cas précédent est nécessaire, avec en plus l’appareillage de KiIRSGHNER pour tractions trans-osseuses.

On emploie successivement les deux techniques précédentes de réduction : on soulèvera même davantage le bassin si cela paraît nécessaire pour corriger le déplacement.

Deux cas peuvent alors se présenter suivant que, à la radiographie de profil de contrôle, la réduction est

ou n'est pas obtenue :

a) La réduction est obtenue :

On prépare alors le lit plâtré. La tête, le dos, les fesses, les membres inférieurs jusqu'à mi-cuisse sont recouverts d’un morceau de calicot mince de 0,8 x 1 m. Puis quatre larges bandes plâtrées sont placées transversalement vers le haut en partant du pli fessier, sur

le dos, le cou, la tête. On les lisse, on les modèle. Puis,

Dies

deux attelles plâtrées de 75 % de long sont placées en écharpe d’une épaule à la fesse opposée, et deux attelles plâtrées de 40 % de long, sont placées latéralement de l’aisselle à la hanche. Pour renforcer la partie cervicale, on y incorpore un étrier de marche, bien modelé depuis la tête jusqu'au milieu du dos. Tà-dessus on place encore deux ou trois bandes plâtrées jetées transversalement sur le dos et le cou, circulairement autour de la tête.

Dès que le lit est prêt, on l’enlève, on le taille, on le Sèche rapidement au ventilateur ou à l'air chaud. On le saupoudre d'acide borique pulvérisé pour empêcher les moisissures et les mauvaises odeurs et on le capitonne d'une flanelle sans apprêt.

La coquille plâtrée ainsi préparée est posée sur le blessé toujours sans traction. Elle est fixée par une bande passée circulairement autour du bassin et de l'abdomen.

On détache alors le malade, et on l'installe dans son - lit avec les précautions que nous reverrons, précautions justifiées par la crainte des troubles trophiques et urinaires.

La double coquille, dorsale et ventrale, qu’emploie Davis, semble inutile à Boxer.

Ulérieurement, si la paralysie rétrocède, on placera un corset plâtré de la manière décrite plus haut. Mais il ne faut jamais le placer d'emblée, à cause de la oœrande tendance aux escarres que présentent ces Mmalades.

b) La réduction n'est pas obtenue.

Ces cas correspondent aux luxations-fractures du rachis sans fracture des apophyses articulaires : il Y a inversion de celles-ci, comme le prouvent les radiographies,

I faut alors intervenir opératoirement, et cela le Jour même de Paccident, en pratiquant la résection des apophyses articulaires, causes de l’irréductibilité.

Sous anesthésie locale, le blessé étant couché sur le ventre, on découvre la vertèbre luxée en arrière ; on enlève l’apophyse épineuse de la vertèbre sus-jacente qui a glissé en avant et on enlève les apophyses articulaires supérieures de la vertèbre luxée, soit d’un côté, soit des deux si cela est nécessaire.

On ne doit pas essayer de réduire dans la plaie avec des leviers, mais en tirant sur des lacs de traction placés aux jambes et mus par l'intermédiaire de moufles, et en plaçant la colonne en hyperextension.

On peut alors voir dans la plaie comment, sous l’effet de la traction, les corps vertébraux déplacés glissent l’un sur l’autre : ainsi disparaît la zone rétrécie du canal vertébral, entre l'angle postéro-supérieur de la vertèbre sous-jacente, luxée en arrière ; et l'axe de la vertèbre sus-jacente, déplacée en avant. La moelle et les racines sont décomprimées ; la dure-mère ne doit pas être ouverte.

Si la moelle n’est pas complètement sectionnée, la paralysie disparaît rapidement ; quelquefois tout de suite. La plaie est alors suturée et, sous traction con-

linue, on fait un lit plâtré comme le cas précédent.

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