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tout par l’œdème en général très marqué de la région nasale, œdème masquant toute déformation. Les ecchymoses accompagnent l'æœdème et, élant souvent localisées dans le tissu lâche sous-palpébral, constituent lés ecchymoses caractéristiques en lorgnetle. La rhinoscopie, très gènée par les caillots sanguins qui encombrent les fosses nasales, ou par un suintement sanguin qui persiste encore, peut tout de même préciser le siège de la fracture et sa nature osseuse ou cartilagineuse.
La palpation douloureuse et gènée par l'œdème, permet assez souvent de sentir tout de même le trait de fracture.
En général, le saignement est arrêté, mais parfois, cependant, il persiste un certain suintement sanguin.
La douleur spontanée est plus diffuse ; elle est continue en général, mais peu marquée ; le malade ne peut respirer par le nez, ou tout au moins d’un côté.
A ce stade, une fracture du nez déforme entièrement le visage du blessé, et paraît quelque chose d'énorme.
Peu à peu, les signes vont s’amender. L'œdème va diminuer à partir du quatrième ou cinquième Jour, en même temps que les ecchymoses vont pâlir et disparaître. Le malade croit que tout va rentrer dans l’ordre et, à ce moment, une fracture du nez semble n'être que bien peu de chose.
III. — Si le malade est vu plus tardivement, après une dizaine de jours, l'œdème et les ecchymoses ayant totalement disparu, il persiste après eux, si la fracture n’a pas été traitée, une certaine déformation qui va s'accentuer de jour en jour.
Le nez est plus ou moins enfoncé, prenant la forme caractéristique d’un pied de marmite; il est dévié à droite ou à gauche ; la palpalion ne permet plus de mobiliser les fragments osseux, car la soudure de ces derniers est partiellement effectuée en malposition. Cette palpation n'est en général pas très douloureuse.
La rhinoscopie est importante à ce stade. Elle permet de constater les courbures pathologiques de la cloison et les soudures anormales des os propres du mez.
Cette déformation, de plus en plus marquée, provoque, en diminuant intérieurement le volume des fosses nasales, un certain nombre de troubles fonctionnels : surtout, gêne respiraloire, uni ou bilatérale, s’accompagnant parfois d’une modification de la phonation ; enfin, accessoirement, il y. aura du larmoiement et de l’anosmie.
À partir de ce moment-là, la fracture redevient quelque chose de frappant pour les veux du patient qui se regarde dans une glace. S'il attend encore une quinzaine de jours, où un mois, cette lésion passera dans le cadre des fractures ancrennes, avec toutes les difficultés de traitement qu'elles comportent.
Ainsi que l'enseigne couramment dans son service M. le Professeur Tixier, l'évolulion que nous avons décrile est celle de la fracture des os propres du nez : lésions tout d'abord minimes, considérables ensuite. Il faul les opposer à celles des carlilages. La fracture de ces derniers, qui en réalité n'est souvent qu'une simple luxalion, provoque d'emblée des déformations énormes. Par la suile, st elles ne Sont pas réduites, ces déformalions persistent, mais ne s'accenluent pas autant que celles des os propres du nez.