EVOLUTION
La déformation constatée lors de la disparition des premiers phénomènes inflammatoires, va se préciser davantage lorsque les brides cicatricielles de la muqueuse se constitueront.
La rhinoscopie, outre qu’elle montrera nettement les déformations déjà constatées quelques semaines après la fracture, permettra, dans certains cas, de voir des synéchies basses, gênant la respiration, ou hautes, produisant de l'anosmie, ou par réflexe, du larmoiement.
Des coryzas chroniques, accompagnés ou non de sinusite, peuvent encore troubler les suites éloignées de l'accident.
Enfin, comme nous l'a appris notre maître, le D' Rebattu, on a constaté partois, de très nombreuses années après une fracture du nez non soignée, de l'emphysème pulmonaire de cause circulatoire et dont l’origine remontait à l’obstruction de l'étage respiratoire des fosses nasales.
Cette complication pulmonaire avait dans certains cas poussé ces malades à demander une intervention nasale pour rétablir la perméabilité déficiente.
Le traitement des fractures récentes du nez doit être envisagé précocement et viser un double but : esthétique et fonctionnel. Pour obtenir ce résultat, il faut réduire la fracture, c'est-à-dire soulever l'auvent nasal osseux qui a été plus ou moins enfoncé par le traumatisme, et rétablir en ligne droite l’arête nasale dessinée par l'étai que forme la cloison cartilagineuse. L'immobilisation doit suivre cette réduction pour maintenir en bonne place les fragments produits par la fracture.
A cet effet, nous allons passer en revue les différentes méthodes de réduction et de contention.
Les méthodes de traitement utilisées
Claude Martin créa deux pinces pour le redressement des os propres et pour celui de la cloison. Ce sont du reste celles que nous utilisons et que nous décrivons plus loin, Sargnon utilise également, pour la réduction des os propres, la première pince à levier de Martin. Mais il rejette la pince à cloison, car 1l la trouve trauma-