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ischiatique. Trente-un cas relatés dans une publication du Deutsche-Medi-Woch de 1890, avaient été heureusement g'uéris. at
L'idée du sitz-ring (anneau de siège) était excellente et Heussner, qui avait songé à articuler ses anneaux de façon à permettre au membre d'être posé par sa face postérieure,ne pensa pas à un défaut capital de son étrier : il était de longueur invariable et il nécessitait des mesures assez précises, pour exiger l’habileté d'un orthopédiste.
Liermann, en 1893, avait modifié l'appareil de Harbordt en faisant reposer l’ischion sur un demicercle rembourré et n’employant qu'une attelle interne à trois segments. Son expérience l’avait conduit à penser que le point d'appui était plus sûr qu’en usant d’une attelle externe. De plus, son appareil est formé de tiges d'acier munies de glissières, qui permettent de le raccourcir ou de l’allonger à volonté suivant la taille du malade.
Hall conseille simplement une béquille à point d'appui périnéal, dont la tige serait à coulisse et assujettie à la jambe par des bandes. Des courroies fixeraient l'appareil au thorax et aux épaules.
Hessing dont les essais en 1878, avaient été mal accueillis, présente de nouveau,en 1895,un appareil compliqué dont l'application n’est pas admise des chirurgiens.
De l’attelle de Tomas, Heussner avait tait dériver un appareil utile, mais peu pratique.
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Brüns et Porembski usent du même appareil, composé de plusieurs tiges métalliques verticales réunies par des anneaux horizontaux.
Brüns apporte les modifications suivantes aux attelles de Heussner : deux tiges ellipsoïdes et creuses en acier léger (tubes de Manneshmann), ajustables à longueur convenable au moyen d’une coulisse inférieure en forme d'étrier semelle et unies à la partie supérieure par un sitz-ring, mi-partie métal, mi-partie courroies à boucles, de façon à suivre le diamètre du membre qui peut varier de 45 à 55 centimètres.
Laissons la parole au docteur E. Cestan, dans sa description si nette de cet appareil: |
« Le tout, dit M. le docteur Cestan ne pèse pas plus d’un kilogramme. Après application d'un bandage contentif, le membre est placé dans l’appareil, reposant par sa face postérieure sur trois larges bandes de toile fixées comme autant de sangles aux deux tiges latérales, maintenu sur sa face antérieure : par quatre courroies plus étroites, placées l’une sur la jambe, l’autre sur le genou, les deux dernières sur les tiers moyen et supérieur de la cuisse. Cet appareil, à double fin, permet l'extension continue dans la station verticale et au lit. Pendant la marche, il suffit, en effet, si le poids du membre paraît insuffisant, de fixer à la jambe des basélastiques qui s'attachent à l’étrier. — Lorsque le malade est couché, on n’a qu’à soulever l'extrémité inférieure de
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l'appareil à l’aide d'un petit support en T, pour obtenir une traction très efficace, tandis que le membre repose commodémentsur les larges bandes de toile dont nous avons parlé. »
L'appareil de Porembski, un peu compliqué avec ses bandelettes, qui tour à tour enlacent le membre et «forment une spirale hélicoïde régulière » nous semblent compliqué. Revenons à l'appareil de Bruns, qui a été appliqué « non seulement à des fractures de cuisse et de jambe, mais à des malades ayant subi des opérations sur le membre inférieur. » Ce chirurgien a traité 26 cas, dont 9 fractures de jambe, 3 fractures du 113 moyen de la cuisse, 1 pseudarthrose de la cuisse et 3 fractures compliquées (Beitrage Zur Klinische chirurgie 1893).
Bruns laisse le blessé se reposer pendant quelques jours, afin que le gonflement, s'il en existe, disparaisse et le place dans une gouttière garnie de ouate. — Puis un appareil plâtré immobilisateur est posé, enveloppant le membre de l'extrémité des orteils à sa racine. Une fois sec, le membre est suspendu dans l’appareil de marche.
Des fractures simples de jambe et de cuisse, des fractures compliquées, des résections du genou, des fractures, dont la guérison se faisait désespérément attendre, ont bénéficié de la déambulation.
Cependant des modifications étaient nécessaires; jusque-là on avait besoin d’un outillage spécial;
c'étaient des attelles compliquées d'anneaux et de courroies, des appareils orthopédiques difficiles souvent à manier.
Kraüse, un des premiers, ne fit entrer dans son appareil de marche que du plâtre, tenu en suspension dans des mailles de bandes de mousseline. Ces bandes plâtrées sont enroulées de la pointe du pied jusqu’au 115 moyen de la cuisse, le pied étant à angle droit et le genou en {2 flexion. Au niveau des malléoles et du col tibial, des pressions énergiques moulent le plâtre et permettent à l'appareil de prendre ses points d'appui, aux tubérosités tibiales et aux saillies malléolaires. Quant à la partie plantaire de l'appareil, elleestrenforcée par une semelle de 15 à 17 épaisseurs de mousseline plâtrées. Avec cetappareil, les fragments sont immobiles et la déambulation devient facile et non douloureuse, le poids du corps étant transmis par l’évasement tibial directement au sol. Krause à ainsi traité tous ses fracturés de jambe et, au bout de la seconde semaine, les a fait déambuler, obtenant, de par sa méthode, d'excellents résultats.
Korsch dépasse Krause et traite par la déambulation toutes ses fractures du membre inférieur ; pour la jambe il n'apporte pas la moindre modification à la thérapeutique admise par Krause; pour la cuisse, le point d'appui s'effectue sur les os du bassin. — Ses nombreux cas de succès ont fait de
ce chirurgien un des plus convaincus PAT AAUS de la déambulation.
Dollinger reproche à tous ces appareils de ne remplir qu'à moitié le but que l’on se propose d'obtenir : en effet, dit-il, les articulations du genou <ont énraidies par leur séjour dans l'appareil plâtré. Le quadriceps qui se laisse si facilement atrophier par limmobilité au lit, ne fonctionne pas, puisque le genou ne peut nise fléchir, ni s'étendre. Nous avons vu en eftet que Korsch et Krause mettent la jambe en 172 flexion sur la cuisse et qu'ils l’immobilisent. Ce n'étaient pas là les résultats attendus; de plus, ce sont des appareils inamovibles. Dollinger veut avoir un plâtre « amovo — inamovible » destiné aux fractures de jambe et il décrit une botte orthopédique.
Après réduction de la fracture, et le pied placé exactement à angle droit, des bandes plâtrées sont enroulées autour du membre, des orteils au genou. Avant que le plâtre soit complètement sec, on coupe latéralement l'appareil. La section au niveau des malléoles longeant latéralement les bords du pied, passe par le bout des orteils et remonte du côté opposé suivant une direction parallèle à la première section. Un moule négatif est ainsi obtenu, la fabrication d'un moule positif est facile à obtenir : et sur lui une botte orthopédique est construite. Elle se compose : d'une gouttière qui embrasse la moitié postérieure de la jambe ainsi que la moitié plantaire de l’avant-pied, et d'une gouttière anté-
rieure pouvant se mouler exactement sur la moitié antérieure de la jambe y compris la 112 dorsale de l'avant-pied. Cette section de l'appareil plâtré est faite suivant l’axe malléolaire. Cette botte est en cuir bouilli et les deux gouttières qui la composent sont réunies par de solides cordons en cuir et renforcées par des lames en acier dépassant le talon et réunies vers la région plantaire par une lame métallique qui forme le sous-pied de l'étrier. La jambe brisée, recouverte d’un simple bas de laine, est placée avec précaution dans la botte. La fracture est donc immobilisée et le poids du “he est transmis au sol par l’étrier.
La thèse de Lapeyre, en 1894, nous donne l'observation du premier malade traité en France par la méthode ambulatoire dans le service du docteur Le Dentu. Sans vouloir poser des conclusions, Lapeyre croit que la méthode ne doit pas être négligée ; l'observation qu'il a eue entre les mains et les nombreuses observations étrangères lui font croire à la réelle utilité du traitement des fractures de jambe par la méthode ambulatoire.
Rieffel, en 1896, dans letraité de chirurgie clinique, à l’article fracture, traitela question de la déambulation en s’y opposant absolument. « Au point de vue théorique, dit M. le docteur Rieffel, on peut faire au traitement ambulatoire de graves objections. Je crois qu'on se fait un peu illusion sur la valeur des points d'appui. Les condyles du tibia, le
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dos du pied, par exemple, me paraissent bien mal conformés pour cela»: « il est certain que, au quinzième jour, dit-il plus loin ; le cal n'aura point encore, dans l'immense majorité des cas, acquis une résistance suffisante : on s'expose aux incurvations, aux cals vicieux. »
. Hennequin, dans la revue d’orthopédie, en janvier 1897, p. 58, s'élève contre la déambulation, ainsi que l’a fait Rieffel; mais tous deux opposentdes vues théoriques à des faits observés avec le plus grand soin {et discutés preuves à l'appui. M. le docteur E. Cestan, à qui nous emprunterons les moyennes de résultats de consolidation de cal obtenus à l'étranger dans les fractures de jambe, discute éloquemment et pied à pied les arguments d'Hennequin.
Enfin, notre maître a présenté, le 7 avril et au mois de mai, 4malades atteints de fracture de jambe aux membres de la Société de chirurgie de Paris. Ils étaient à ce moment en traitement dans son service.
Plus tard, d’autres fractures furent également traitées par la méthode qui s'affirmait bonne, logique et surtout ne donnait pas de résultats 1llusoires. Notre maître, dont la foi s'aflermissait de jour en jour, présente à l'Académie de Médecine les observations de fracturés que nous avons suivis, et à qui nous avons appliqué des appareils de marche. I y montre l’étrier dont il se sert pour faire marcher les
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malades; puis nous fait une courte leçon clinique sur la déambulation comme traitement des fractures de jambe.
Les nombreuses publications de Smigrodski, Krause, Korsch, Bruns, Dollinger, Bardeleben, Albers, Liermann, Ellbogen, Mandry, Tscherning, et de tant d’autres chirurgiens, portent la bonne parole en Amérique.
Warbasse, Pilcher, Wiener, de Chicago, James Porter, préconisent la méthode que le « Collège of Physicians of Philadelphia » discute à plusieurs reprises. |
En Suède, Bauër, de Stockholm, et en Italie, Bruno-Marchetti en sont partisans.
Nous avons cité les quelques noms qui, en France, ont prôné et discuté le traitement ambulatoire. Notre maître s’en occupe activement et déjà nous avons six observations complètes et deux autres malades, dont nous ne voulons pas parler; depuis trop peu de temps, ils bénéficient de la déambulation.