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Es © Poullet. So Prat Lipade nyon 1688.
IT Injections intra-utérines
La dilatation de l'utérus étant jugée suffisante, la laminaire est extraite; on l’enlève lentement, en lui imprimant de légers mouvements de rotation sur son axe. Une certaine quantité de muco-pus sanguinolent bave à l’orifice externe du col; on enlève ces sécrétions à l’aide d’un tampon d’ouate et on pratique aussitôt une injection intrautérine d’éau très chaude.
À ce point de notre travail, nous jugeons nécessaire de retracer en quelques lignes l’historique des injections intrautérines. |
Raulin nous dit qu'Hippocrate et Galien faisaient des injections dans le vagin et l’utérus pour guérir les fleurs blanches.
Prosper Alpin (16:16) enseigne que « dans le flux de sang, on peut injecter dans la matrice. »
Mauriceau, Dionis, Raulin, Ruleau, Saint-Arnaud, injectaient dans l’utérus des substances très variées fournies par la polypharmacie si florissante alors : ces injections étaient employées le plus souvent contre les hémorrhagies de la délivrance et les infections puerpuérales.
Levret et Plesmann placent un morceau de glace dans la matrice pour combattre l’inertie utérine ; Baudelocque raconte qu’un accoucheur aux abois en face d’une hémor-
rhagie grave, tamponna avec sa perruque et s’en alla se
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vanter de son exploit auprès de Baudelocque lui-mêmèé qui le renvoya aussitôt auprès de la patiente qui allait expirer.
Avec Recolin (1) (1750), qui prétendait avoir fait la première injection intra-utérine, on comménce à injecter de l’eau chaude dans la matrice quand des portions de l’arrièrefaix y ont été retenues.
Leroux de Dijon, introduit dans la matrice un linge trempé dans du vinaigre et Percy, pour tuer les vers, se sert d’eau salée et de vinaigre.
Capuron, dit dans son traité des accouchements, livre
classique de l’époque, qu’il fait des injections de liquides :
styptiques dans la matrice afin d’agir « sur les vaisseaux utérins, véritable siège de l’hémorrhagie. »
Baudelocque, Foucault, Corbière, se servent d’eau froide pour faire contracter l'utérus.
Avec Vidal de Cassis commence la période: expérimentale; son essai sur Le traitement méthodiqueïde quelques maladies de la matrice parles injections vaginales et intrautérines [1840), où il prétendait traiter toutes les métrorrhagies, voire même les écoulements leucorrhéiques, par les injections intra-utérines, souleva de vives objections et fut le point de départ de discussions parfois . violentes à l’Académie de médecine.
L'auteur apportait, à l'appui de sa méthode, plus de 300
succès, chiffre assurément considérable. Avant d'appliquer
() Recolin, Mémoire sur l'utilité des injections d’eau chaude dans la mas rice quand il y reste des portions d'arrière-fai#, après les fausses couches, mémoire de l’Acad. de chirurgie, t. III de l’Edit., in-4, p. 202.