III
En présence d'une cellulite pelvienne aiguë ou sub-aigué, nous ferons donc la dilatation du col et les injections intrautérines. De plus, nous administrerons matin et soir, un lavement d’eau bouillie d’un litre, à la température de 45° à 480. Le lavement est en grande partie retenu dans l’ampoule rectale ; le corps de l'utérus y baigne tout entier (Reclus) (1) et ce bain prolongé contribue puissamment à la résorption des exsudats para et péri-métritiques.
Telle est la thérapeutique que nous proposons d’appliquer au traitement de la cellulite pelvienne aiguë ou subaiï, guë au début, c’est-à-dire avant la formation du pus.
M. Hartmann (2) s'exprime ainsi : «dans les inflammations péri-métritiques il y a lieu de commencer par la dilatation ét la désinfection de l'utérus lorsqu'on se trouve en présence de tumeurs mal limitées, probablement dues en grande partie à des exsudats péri-métritiques. Cette pratiqué essentiellement conservatrice ne présente aucun danger si l’on agit antiseptiquement et sans traitements brutaux sur la matrice. »
Nous voulons insister une dernière fois sur ce point de
gynécologie sur lequel M. Poullet a si souvent appelé l’at-
(1) Reclus, Loc. cit.
(2) Hartmann, Congrès de Genève 1896:
tention à savoir, que l'utérus n’est pas un organe plus vulnérable et plus difficile à traiter queles autres ; une thérapeutique active, mais prudente, remplaçant l’expectation, permettra dans bien des cas d'arrêter l’inflammation d’origine utérine, qui, laissée à elle-même, peut conduire à
des désastres.
Il n’est pas sans intérêt, croyons-nous, de rapporter ici
quelques observations extraites de la thèse de Rolland (1) de Lyon (1888); qui montrent bien que l'on peut, grâce à une bonne asepsie, agir sur un utérus atteint de métrite
aiguë et de paramétrite aiguë :