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THÈSE DE ROLLAND

Mme B... salle Sainte Madeleine n° 8 entrée le 11 août 1887. Agée de 33 ans, mère de 3 enfants, dont le dernier

le 7 février 1887. Fièvre puerpuérale consécutive. Depuis,

la malade n’a jamais pu marcher. Lencorrhée constante et

douleurs hypogastiques qui forcent la malade à se tenir courbée en marchant.

À son entrée. on constate une métrite subaigué et une rétroflexion très prononcée.

: Les ligaments larges sont le siège de masses, d’ex-

sudats, durs et douloureux; la moindre pression soit sur

(4) Rolland, Loc. cit:

Lg dE SR UE ER SE Lie A PE AVG TEE TS PET DT PR

Te fond de l'utérus, soit sur l'abdomen, provoque de très

vives douleurs.

Il est absolument impossible de soulever le corps de l’organe, il y a dureste un peu de fièvre, la T. R. oscille autour de 38,5. :

Ecoulement muco-purulent depuis le dernier accouchement, c'est-à-dire depuis 6 mois : menstruation irrégulière.

En résumé, le diagnostie est donc: métrite post-puerpuérale déjà ancienne, qui s’est accompagnée de paramétrite et de rétroflexion ; l’utérus est retenu dans sa situation vicieuse par des exsudats para-utérins.

17 août, injection phéniquée vaginale; on instille dans l’utérus une pleine seringue de Braun de glycérine créosotée ; placement d’une tige souple de laminaire.

19, éponge préparée.

21, autre éponge. Abondant lavage intra-utérin avec la sonde de Doléris.

23, Anesthésie. On retire l'éponge; lavage utérin au sublimé au 1/2.000.

Toute la région utérine est abrasée avec la curette de Récamier, écouvillonnage avec gros écouvillon chargé de glycérine créosotée.

Redressement avec la grosse sonde de Budin. Ce redressement est très difficile ; il faut des manœuvres réitérées pour amener en avant contre les parois abdominales le fond de l'utérus. Nouveau lavage. On place dans la cavité une mèche de gaze indoformée. Gros tampon vaginal de

Dis

éotoriphéniqué montant aussi haut que possible daris Îe vagin et refoulant le col contre le sacrum,

La T, R. était de 380 au moment de l'opération; le soir elle est aussi de 38°.

24, T. R, 37° 5 matin, 39° soir, pouls 100.

25, T. R. 370 8 matin, 38° soir.

Le 27, la température remonte à 38° 3. On panse la malade, enlèvement des tampons, lavage de l'utérus.

A partir de ce moment, la T. baisse et se maintient à 3705.

Les masses d’exsudats ont considérablement diminué. Sortie le 10 septembre avec une amélioration considérable et presque plus de douleurs abdominales,utérus bien horizontal, on place un pessaire de Hodge.

19 janvier 1888, on revoit la malade, utérus bien maintenu; le pessaire ayant procuré des pertesglaireuses, on l'enlève.

20 janvier, règles peu abondantes.

31 janvier, mouvel examen. Depuis quinze jours que le pessaire est enlevé, l'utérus a gardé sa bonne position, il n’est pas douloureux, mobilité normale; la rétroflexion

ne s’est pas reproduite.

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