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lisation des parties molles est limitée par la résistance que leur oppose ce cadre ostéo-cartilagineux. Une intervention qui se propose d'obtenir un rapprochement musculaire dans l’étage su-ombilical doit tenir compte de cette particularité anatomique et physiolo-
gique: c’est une région mixte thoraco-abdominale.
Nous en arrivons maintenant à un autre point essentiel de cette étude, à la condition indispensable pour que la suture pariétale soit d’exécution facile et offre des garanties de solidité. Quel que soit l’artifice opéraratoire imaginé, le but reste identique: se donner l’étoffe suffisante pour que la réunion des différents plans pariétaux se fasse sans traction sur les sutures, sans tiraillement sur les partie molles. Les manœuvres de force qui soumettent les fils et les tissus à une tension extrême risquent fort d'entraîner la désunion de
‘es parois « fermées à tout prix ».
Il ne faut pas exagérer l’importance du phénomène mécanique et fonder trop d'espoir sur la solidité de l’amarre qui coapte les bords de la plaie. Si les sutures sont soumises à des tractions excessives, deux éventualités sont possibles: les fils lachent, se desserrent, ou bien, ils résistent, mais ils coupent les tissus et dans les deux cas, le résultat est le même: on enregistre un échec opératoire, une désunion de la paroi.
L’essentiel est donc de mettre les tissus dans des
conditions favorables à leur cicatrisation. En pratique,
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la qualité d’une suture dépend avant tout de conditions physiologiques. Elle sera de bonne qualité si la technique opératoire a respecté la vascularisation et l’innervation des parties molles affrontées sans tranctions brutales. %
Dans la cure de certaines grosses éventrations médianes sus-ombilicales, un procédé opératoire nous semble satisfaire aux exigences que nous venons d’exposer: la résection partielle du rebord cartilagineux associée au dédoublement de la gaine des droits.
La résection cartilagineuse du rebord thoracique aura pour premier résultat de permettre la mobilisation du plan musculo-aponévrotique en diminuant la
longueur de l’arc cartilagineux; les côtes inférieures
perdant leur point d'appui sternal, la base du thorax
s’affaisse. Le rapprochement des muscles droits de-'
vient possible. Elle présente encore l’avantage de mettre la suture au repos, de diminuer les tractions exercées par les mouvements respiratoires. Grâce à cette solution de continuité sur le rebord cartilagineux, la base du thorax, au cours de l'inspiration, n’entraîne plus en dehors le plan musculo-aponévrotique. L'action du diaphragme sur la paroi abdominale semble suspendue.
Nous analyserons d’abord brièvement les conséquences mécaniques de cette chondrectomie bilatérale puis, nous étudierons son influence sur les phéonmè-
respiratoires thoraciques et abdominaux.
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