‹ Traitement des laryngites tuberculeuses par la StreptomycineChapitre 24 sur 45 · RD ES · texte numérisé non relu

RD ES

Sur des coupes microscopiques de lésions laryngées, il constata que le point,de départ de la lésion tuberculeuse se faisait au voisinage des parois vasculaires, tandis que l’'épithélium restait intact. Il en déduisit que le bacille s'était introduit par voie hématogène.

Il est certain que, dans quelques cas, et en particulier dans les granulies, l'infection hématogène doit être acceptée. De plus, le lieu initial des lésions dans les parties profondes de la muqueuse du larynx s’accorderait bien avec un apport des bacilles par voie sanguine.

Quelques objections ont été opposées à cette théorie. On sait, grâce aux hémocultures, l’inconstance des émissions bacillaires dans le sang; elles sont ordinairement très pauvres, sauf dans le cas des granulies.

De plus, expérimentalement, ABREcI à injecté du bacille tuberculeux dans la carotide et la thyroïdienne supérieure; il n'a jamais reproduit la localisation sur la partie postérieure du larynx telle qu'on la rencontre en clinique humaine, mais uniquement sur la commissure antérieure.

Si la localisation laryngée était due à l'émission massive de bacilles, bien des organes devraient être concurremment infectés, tels que de reins, la rate, le foie; ils sont indemnes le plus souvent.

L’homolatéralité des lésions pulmonaires et laryngées, leur parallélisme évolutif ne cadrent guère avec la propagation par voie sanguine.

IT. Voie lymphatique. — Kriec, se basant sur la concordance des lésions homolatérales pulmonaires et laryngées, admettait que, seule, la voie lymphatique pouvait expliquer l’unilatéralité.

L'infection bacillaire pourrait venir des amygdales présentant une tuberculose latente et par l'intermédiaire des ganglions cervicaux et de l'anneau lymphatique de WALDEYER se propager au larynx.

Dans d’autres cas, elle pourrait monter des terriwires ganglio-lymphatiques du poumon, par voie rétrograde, lorsqu'un obstacle au cours de la Iymphe se présente, entraînant un reflux physiologiquement anormal.

* Si la voie lymphatique est acceptée, l'on n’observe que bien rarement des lésions périlaryngées et des adénites cervicales qui devraient être ses satellites.

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