‹ Traitement des laryngites tuberculeuses par la StreptomycineChapitre 42 sur 45 · Î. — CONDUITE DU TRAITEMENT. POSOLOGIE · texte numérisé non relu

Î. — CONDUITE DU TRAITEMENT. POSOLOGIE

Avant d'analyser les résultats de nos observations, il nous paraît indispensable de préciser les modalités du traitement appliqué.

Les solutions de streptomycine ont toujours été adiinistrées par voie parentérale, en injections intramusculaires. |

La dose journalière a été de 1 gr. 5o à 2 gr., réparlie en quatre injections. Les doses totales injectées varient de 12 gr. à 220 gr. pour des périodes qui vont de quelques jours à plusieurs mois.

Dans la plupart des cas, une seule série d’injections a été suffisante; trois cas seulement nécessitèrent une reprise du traitement (observations XI, XIV, XV).

Nous n'avons pas employé la streptomycine en aérosols seuls ou associés à la voie intra-musculaire. En raison de la faible quantité de produit dont nous disposions, nous l'avons utilisé par la voie la plus active. Il semble, en effet, que les aérosols de streptomycine soient peu efficaces et irritants pour la muqueuse pharyngé et bronchique. (Council of Pharmacy, Saint- Louis, octobre 1947.)

Ceci est regrettable, non seulement à cause de l'économie du produit qui aurait été réalisée, mais aussi parce que la faible absorption de streptomycine par l’arbre trachéo-bronchique aurait réduit sa toxicité.

Le grand problème thérapeutique -est de savoir à quelle date on peut arrêter les injections de streptomy-

cine. C’est une question qui se pose également pour les localisations tuberculeuses autres que celles du larynx.

Faut-il attendre la restitution anatomique ou l’état cicatriciel de l'organe ? Cela semble difficile, car d'une part certaines infiltrations diminuent très lentement, et nous avons vu, d'autre part, des lésions continuer à régresser après arrêt du traitement (obs. VII).

: JT — MoDiFIGATION DES SIGNES FONCTIONNELS.

C’est sur les signes fonctionnels que la streptomycine nous à donné les résultats les plus spectaculaires el les plus rapides, comme l'ont signalé CGALVET, L. Morez et CLaux, dans leur communication à la

Société Française d’O.R.L., Paris, octobre 1948.

L'antibiotique a toujours entrainé l'amélioration sensible et souvent la disparition complète de la dysphagie et de la dysphonie.

1° Symptôme très pénible et qui a sur l'évolution de la tuberculose pulmonaire une incidence si grave par la sous-alimentation qu'elle entraîne, la dysphagie a disparu chez tous nos malades en l'espace de quelques jours, parfois en 48 heures. Les malades ont pu s'alimenter normalement et reprendre du poids.

Pourtant cette rapide disparition de l'élément douloureux n'est pas accompagnée d’une modification parallèle des lésions anatomiques. Il faut en conclure avec MyYErsoN que ce n'est pas l’ulcération tuberculeuse qui cause la douleur, mais l'infection secondaire.

2° La dysphonie s'améliore plus lentement que la dysphagie. Celle amélioration est moins constante el moins durable. Ce symptôme existait chez 17 de nos malades. Nous avons noté sa disparition dans 4 cas et son amélioration dans 13 cas.

La voix reste souvent sourde, un peu rauque, mais est redevenue normale dans plusieurs cas,

Le 7.4 LP

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