‹ Traitement des maladies scrofuleuses et cancéreuses par les méthodes iatraleptiquesChapitre 22 sur 91 · OBSERVATION D’ÉMILIE GAILLARD · texte numérisé non relu

OBSERVATION D’ÉMILIE GAILLARD

GOITRE, PALPITATIONS, AMÉNORRHÉE.

Emilie Gaillard, du lieu du Turzon, commune de Beauchastel , canton de Lavoulte , âgée de dix-sept ans lors de son arrivée à Celles en mai 1851, avait commencé à souffrir depuis sa treizième année : palpitations larges , constantes et fort pénibles dans la région du cœur; dyspnée, maux de tète et perte d’appétit ; la malade n’est pas encore réglée. Ces symptômes s’étant accrus provoquèrent l’étiolement de tout le corps, la bouffissure de la face, celle des extrémités inférieures et même l’emphysème de la glande thyroïde. En juin 1850, Emilie Gaillard contracta les fièvres d’accès qui lui durèrent dix mois ; les pilules de quinine et les préparations ferrugineuses lui furent prodiguées sous toutes les formes, mais son état fut toujours en empirant et dans les derniers temps elle ne pouvait

faire que quelques pas et avec beaucoup de peine. Divers médecins avaient vu cette malade, entre autres le docteur Garnier de Lavoulte et M. Salette deValence.

Prescriptions: Boissons de l’eau ferrugineuse des Roches- Bleues , soir et matin une potion préparée avec un sirop zincique étendu dans l’eau ferreuse de nos roches distillées , frictions stanno-arsénicales sous la plante des pieds, application d’un exutoire sur la région du cœur.

Un soulagement progressif ne tarda pas à se manifester; peu à peu toutes les enflures, y compris celle de la glande thyroïde, se dissipèrent, la respiration devint de plus en plus facile , la malade récupéra l’usage de ses jambes, l’appétit se rétablit, la menstruation eut lieu vers les premiers jours de septembre ; cette jeune personne en nous quittant vers la fin du même mois était parfaitement rétablie. J’ai revu bien souvent cette femme, mère de famille aujourd’hui, elle jouit d’une santé parfaite.

Des jeunes gens sont aussi sujets à la chlorose ainsi

que va le prouver l’observation de Louis Ribania.

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