SCROFULES, PALPITATIONS DU COEUR
M. V***, fils aine de l’instituteur d’Arboussières (Ardèche), âgé de dix-huit ans environ, lors de son arrivée à Celles, en avril 1851; d’un tempérament lympathique, d’un squelette grêle et allongé, ayant les chairs flasques et molles, avait déjà été traité à Celles pour des glandes cervicales engorgées, des fluxions strumeuses et des palpitations du cœur, la première fois , en 4 846 , pendant quinze jours , et la seconde fois, en 1847, pendant trois semaines; chaque fois il avait éprouvé de grands soulagements sans avoir jamais été guéri.
L’état maladif de ce jeune homme avait pris un grand développement à l’époque de la puberté; le
SCROFULEUSES ET CANCÉREUSES.
père, inquiet sur son sort, le conduisit à Celles de nouveau (fin avril \ 851), en m’annonçant qu’il me le confiait jusqu’à sa guérison complète.
Etat du malade : Le faciès injecté et bouffi dénote une souffrance des organes circulatoires , dyspnée constante qui s’exagère pour la plus légère course, palpitations du cœur fortes, larges, fréquentes et très pénibles, les yeux, naturellement doux, sont brillants et présentent ce caractère de limpidité et de douceur propre aux scrofuleux , le bas de la face est distendu par des paquets de glandes qui entourent, les unes, le maxillaire inférieur, les autres sont situées selon le trajet des veines jugulaires , principalement sur les parotides et aux angles de la mâchoire inférieure. Ces glandes sont, pour la plupart, du volume d’une grosse noix et forment, par leur ensemble, des paquets allongés qui s’étendent au-dessus des apophyses mastoïdes, garnissent les creux des mâchoires , s’irradient latéralement tout le long du cou et viennent se répandre sur les clavicules, et au-dessus des épaules ; on trouve même des noyaux glanduleux dans le creux des aisselles, tuméfaction de la glande thyroïde fonctions de l’estomac assez bien.
Prescriptions : Bains artésiens froids , traitement stannoarsénico-cuivrique .
Trois mois de traitement, guérison complète.
J’ai revu ce malade à Valence, en août i852, il était avec son père , qui me manifesta le bonheur qu’il éprouvait de voir son fils si bien portant.
Ce jeune homme est venu me faire une visite au printemps 4855, il était toujours très bien.
CATHERINE FAUVET (1847, 1851 et 1852 ).