‹ Traitement des maladies scrofuleuses et cancéreuses par les méthodes iatraleptiquesChapitre 63 sur 91 · GLANDE SQUIRRHEUSE DU SEIN · texte numérisé non relu

GLANDE SQUIRRHEUSE DU SEIN

Madame P***, de Jeissans, canton de Romans, âgée de quarante-cinq à quarante-six ans, issue d’un père

rhumatisant, ayant eu une sœur morte d’un cancer à l’âge de quarante-cinq à quarante-six ans, n’ayant eu que deux enfants qu’elle a nourris avec succès (les enfants de Madame P*** sont âgés actuellement de vingt et quelques années). Depuis ses allaitements jusqu’à l’époque actuelle, Madame P*** a joui constamment d’une santé parfaite ; durant son enfance, Madame P*** se souvient comme d’un songe d’avoir eu des croûtes à la tête et des glandes engorgées à la région cervicale ; l’évolution de la puberté se fit sans aucun accident ; les fonctions de la vie de nutrition et celles de la vie de relation furent parfaites jusqu’aux approches de la quarante-cinquième année.

Durant le cours de. juillet et d’août. Madame B*** s’aperçut, en se palpant, de l’existence d’une glande, ou pour mieux dire d’une sorte de concrétion audessous de la mamelle droite ; Madame P*** fut consulter un médecin domicilié à Saint-Antoine, qui lui donna une eau préparée par lui, et peu de temps après cette concrétion disparut; il est à noter qu’à cette même époque l’évolution menstruelle commença à perdre de son intensité et à diminuer progressivement ; aujourd’hui, elle est peu abondante, ou pour mieux dire presque nulle. H y a deux mois environ que Madame P*** découvrit, en se palpant le sein gauche, une glande dure qui s’est accrue peu à peu depuis ce moment et a acquis actuellement le volume d’une noix un peu allongée selon son grand axe et aplatie sur son milieu ; cette glande indolente, il y a deux mois, a acquis de la sensibilité depuis une quinzaine de jours, et procure par intervalles un

SCROFULEUSES FT CANCÉREUSES.

sentiment de cuisson et même de petites douleurs lancinantes ; il est à noter que la malade est sujette à éprouver de vagues douleurs lancinantes çà et là, mais il faut observer également que la glande est bosselée et son parenchyme très dur ; notons également que, depuis le mois de mai, Madame P*** a éprouvé des maux de reins assez intenses , une sensation de pesanteur dans l’hypogastre ; le parenchyme de l’utérus m’a paru un peu plus dense que dans l’état normal, surtout vers la partie supérieure de son col; les fonctions animales sont toutes en bon état; l’appétit cependant est au-dessous du médiocre, et le faciès offre vers les pommettes une forte coloration qui contraste avec un fond de pâleur du pourtour des orbites et des lèvres.

Prescriptions : Médications internes et externes par nos médications plombo-bismutho-ar g entiques , alternées avec les lotions de nos eaux distillées , fortement concentrées.

Six semaines de traitement ; guérison.

MADELEINE FAURE (septembre 1849).

GLANDE SQUIRRHEUSE.

Sur la fin de septembre 1849, je fus consulté par une femme âgée d’une quarantaine d’années, qui était au service de Madame Saléon du Pourchayres. Cette femme, d’une constitution robuste et d’un tempérament en apparence très sain, portait depuis plus de deux ans une glande bosselée qui, depuis quelques mois, lui donnait les inquiétudes les plus vives à cause des douleurs lancinantes et formiçantes qui

prenaient une intensité croissante ; le volume de cette glande était plus gros que celui d’une noix, et le sein offrait un empâtement considérable tout à l’entour de la tumeur; du reste, la santé générale était bonne et les évacuations mensuelles normales.

Pour tous remèdes, je prescrivis à cette femme des pilules stanno * arsènio-nickêlo argentiques.

Je recommandai à cette femme de n’en prendre qu’une ou deux au plus dans la journée.

J’avais oublié cette malade lorsque, vers la fin janvier 1850, je la vis arriver chez moi pour me remercier de mes soins ; elle était ivre de bonheur, la glande avait entièrement disparu. J’examinai le sein avec beaucoup d’attention, et dans le fait, Madeleine était parfaitement guérie.

Cette femme me raconta qu’elle avait voulu, par intervalles, forcer son traitement et prendre deux pilules à la fois, mais qu’elle avait été constamment obligée de les suspendre durant un jour ou deux à cause des maux d’estomac qu’elles lui procuraient. Une seule boîte assez grande, de pilules, avait suffi pour guérir cette femme.

Après des résultats pareils à ceux que je viens de mentionner, comment aurais-je pu ne pas reprendre confiance et courage? L’activité de la préparation dont Madeleine avait fait usage m’effraya cependant; je déchirai ma formule et je jetai le liquide que j’avais préparé, voulant et m’obstinant à vaincre le cancer par la méthode iatraleptique , sans courir le risque de nuire à mes malades. Mais narrons, oui narrons toujours,

SCROFULEUSES ET CANCÉREUSES.

MADAME P*** (12 juillet 1849).

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