INTÉRIEURES
Madame T*** de la J***, née à Paris , domiciliée à Mâcon avant son arrivée à Celles , où elle a séjourné près de deux ans, âgée de vingt-six ans , d’un tempérament lymphatico-nerveux , d’une constitution médiocre, avait joui d’une bonne santé durant tout le cours de son enfance, elle fut nubile à treize ans, eut la fièvre typhoïde à quatorze , et ne put récupérer sa santé d’autrefois. Madame J*** fut mariée à dixhuit ans et n’eut point d’enfant, elle s’aperçut à vingtdeux ans de l’apparition d’une glande douloureuse dans le sein droit ; monsieur le docteur Gerdy consulté ne jugea pas convenable d’en pratiquer l’extirpation et rassura la consultante sur la nature de sa glande. D’autres glandes se développèrent ensuite dans le sein droit; le sein gauche se prit à son tour; ces deux organes acquirent un développement considérable ; la malade se rendit à Celles où elle arriva le 20 mai 1851.
État de la malade : Les deux seins sont énormes, ils garnissent tout l’espace entre les deux aisselles, ils se touchent l’un l'autre, ils sont montés jusqu’aux clavicules, la malade enfin n’a pas le libre mouvement de ses bras. Lesein droit présente deux glandes dont l’interne offre le volume d’un œuf aplati et l’externe celui delà paume de la main d’un adulte; tout le tissu am-
biant est engorgé et crépitant ; la seconde glande de ce sein couvre toute la face supérieure ; la mamelle gauche présente aussi trois glandes squirrheuses moins volumineuses, mais aussi moins dures que celles du sein droit; douleurs lancinantes et formicantes surtout durant le cours des nuits ; pesanteur remarquable des deux seins.
Prescriptions : Bains artésiens , boissons de Veau artésienne ; médications argentiques analogues à celles de la femme Cellard et de madame Bouchet en 1854 eH852.
Ces médications , qui en 1851 avaient si bien réussi à la femme Cellard, firent beaucoup de bien à madame de la J***, mais elles ne la guérirent pas; les seins se dégorgèrent , les douleurs cessèrent, les glandes perdirent de leur volume, la santé s’améliora et le corps prit des chairs.
Le traitement de 1852 fit aussi beaucoup de bien , les seins reprirent leur volume naturel; l’une des trois glandes du sein gauche se résolut entièrement, toutes les autres devinrent tombantes , s’aplatirent et furent beaucoup plus petites, leur résolution ne fut pas complète; elles résistèrent à toutes mes médications.
Madame de là J*** quitta Celles en avril 1853 (1).
D’où provient la longue portée de ce traitement? J’ai eu d’autres malades, dans le même temps, qui ont eu un sort à peu près identique; cependant malgré la longueur de ces médications, j’ai obtenu quelques
(t J J’ai vu madame de la J*** en janvier 1856 et elle n’a fait d’autres remèdes que quelques sachets appliqués récemment sur le sein droit qui contient encore un petit noyau très mou et aplati ; ce petit corps n’offre plus aucun caractère fâcheux.
SCROFULEUSES ET CANCÉREUSES.
résultats bien satisfaisants. Citons encore quelques faits.
MADEMOISELLE TH*** (7 juin 1852).